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Chapitre 16 : Le monde explosif de la mafia.

Keiyner : Voili voilou le chapitre 16 avant minuit, donc avant le dimanche comme promis !

Encore un long chapitre, je crois aussi long que le précédent, il me semble. Mais je suis sûre que vous ne m'en voulez pas pour ça ^^

Pour commencer Katekyo Hitan Reborn ne m'appartient pas mais à Akira Amano. Je lui emprunte juste ses personnages, tout aussi délirants les uns quels autres !

Merci à Addaline, Lecfan, mary, Yuki-Jiji, DragonneYukkin, Himutsu-chan (j'ai vraiment trop ri de bonheur en voyant la longueur de ta review ! Merci beaucoup pour ce moment!) inukag9, Karo, Ecarlates (ravie de te compter parmi mes reviewers ) ^^ pour leur review pour le chapitre précédent. Je suis par contre désolée pour ceux dont je n'ai pas encore répondu aux reviews, j'ai eut beaucoup de choses à faire cette semaine mais je compte y répondre plus tard dans la soirée !

Réponses aux reviews anonymes :

Mary :Merci pour la review ^^ Mais oui Tsuna peut se fâcher ! C'est un peu normal, quand on sait qu'il vit avec ses gardiens la plupart du temps ^^ il ne peut pas non plus rester le boss calme et souriant. Il faut qu'il sache les « contrôler » ^^. Oui Dino... Pauvre Tsuna (oui peut rêver ^^) C'est sûr que si les trois scientifiques s'y mettent, et en espérant que les gardiens les laissent travailler et ne les dérangent pas...Ça c'est une autre histoire ^^ On va pas en parler maintenant : Tsuna est maintenu à la paperasse toute la journée... Je pense quand même que les cours doivent lui manquer ^^ Merci pour cette review et profites de nouveau de ce long chapitre ^^

Karo : Mais de rien ^^ ravie que que tu sois aussi content(e?) de ce chapitre ^^ et merci pour la review ! Pour l'Hyper Intuition de Tsuna ne t'inquiète pas tout est expliqué dans ce chapitre. Comment je pourrais faire des moments de tension si je dis tout, tout de suite ? ^^ Merci beaucoup que tu sois aussi concentré(e ?) sur ma fic, je suis vraiment heureuse ^^ Profites bien de ce chapitre !

Miki : Tu n'es jamais en retard ^^ Moi par contre là je le suis ^^' Merci pour la review! Pourquoi croyez-vous que les boss des familles alliées sont des vieux ? Je prend au hasard : Ferrante Sbagliato (bon pas vraiment au hasard puisque c'est le seul dont j'ai mis le nom ^^' ) il doit avoir quand les 40/50 ans (je ne sais plus ce que j'ai mis pour être honnête ^^') c'est pas vieux... Pas trop en tout cas... Enfin passons ^^ ! C'est entièrement ça ^^ Et ses gardiens en sont bien conscient c'est ça le meilleur ! Je pense que tu peux dire les deux pour le mode boss de Tsuna ^^ Retente si tu veux mais je ne dirais rien sur la véritable nature de cet objet ! Un magazine... de quoi si je peux être curieuse ? En fonction de sa nature ça pourrait être drôle ^^ En tout cas ravie que tu sois toujours au rendez-vous et profites de ce chapitre tout aussi long que le précédent !

Keiyner : Merci à tous d'avoir attendu aussi longtemps pour ce chapitre ! Aussi je ne vous retiens pas plus :

Enjoy !

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 16 : Le monde explosif de la mafia.

Tsuna fusilla du regard Mukuro. Celui-ci lui adressa un sourire provocateur puis retourna à sa contemplation de son trident. Tsuna n'était pas dupe il savait que son gardien s'évertuait à regarder à travers l'esprit de Chrome comment se passait la situation à l'intérieur du collège de Namimori, se délectant de l'inquiétude hystérique de Gokudera à l'idée d'être loin de son Judaime dans une telle situation, ainsi que des éternelles disputes que le bras droit de Tsuna commençait avec Yamamoto. Tsuna était prêt à parier qu'il ne devait pas se faire prier non plus pour embêter indirectement Hibari sur son territoire. Foutu sadisme...

D'un autre côté, Mukuro était conscient et ravi de l'énervement croissant et palpable de son boss. Il savait pertinemment que celui-ci déteste qu'on le surveille à longueur de journée. Et même si Mukuro avait été... contrarié de devoir, lui aussi, effectuer un tour de garde à la suite de Ryohei, il se délectait maintenant des regards noirs que lui lançait Tsuna à chaque fois qu'il levait les yeux de sa paperasse. Pour Mukuro, c'était une sorte de petite vengeance pour le coup du café dans la cuisine, il y a moins d'une heure.

Puis Tsuna repartait dans ses papiers et les pensées de Mukuro revenaient soit vers sa Chrome, ressentant distraitement les émotions de la jeune fille, plus exactement son inquiétude et sa hâte de voir la fin des cours s'annoncer, soit vers les espions.

Le fait qu'il y ait des hommes des Scassinatores dans le manoir le mettait en rage car il n'arrivait pas à percevoir leur véritables identités. Ils semblaient être doués pour se cacher d'un illusionniste tel que lui... Ses mâchoires se crispèrent. Cela n'augurait rien de bon. Si les hommes des Scassinatores étaient capables de se cacher à longueur de journée, il se demandait bien comment ils pourront les retrouver. Or la dixième génération devait le faire le plus vite possible avant que les espions n'aient le temps de planifier quelque chose. Une solution se présentait bien à son esprit mais il espérait bien qu'ils n'aient pas besoin d'arriver à cette extrémité...

D'après lui, seule une chose pourrait forcer les espions à sortir de leur inactivité et leur faire commettre des erreurs : l'absence de gardiens autour de Tsuna ou de la première génération. Autrement dit les laisser, soit l'un soit les autres, sans surveillance apparente et attendre que les traîtres mordent à l'appât. Mais ce serait risquer la vie de ces dits appâts. Et même s'il se fichait ce qui pourrait arriver directement aux membres de la première génération, il ne voulait en aucun cas risquer celle de Tsunayoshi. Or s'il arrivait quelque chose de grave au Primo, cela pouvait se répercuter sur le jeune boss. Il n'osait pas imaginer ce qu'il se passerait si jamais il venait à disparaître. Peut-être sa liberté disparaîtra-t-elle avec lui... Mais il devait l'avouer. Il s'était attaché au Vongola qui même si celui-ci faisait partie de la mafia (au plus grand malheur du jeune boss), il était complètement différent des autres mafieux.

Serviable, généreux, enjoué, innocent lui convenaient mieux que tortionnaire, sadique, méfiant et autoritaire. Et Mukuro était heureux de pouvoir suivre quelqu'un comme Tsunayoshi. Si jamais quelqu'un lui avait dit ne serait-ce que quatre années auparavant qu'il essaierait de préserver la vie d'un boss de la mafia parce qu'il l'apprécierait, Mukuro aurait déchaîné les Enfers rien que pour lui.

Un soupir le sortit de ses réflexions. Son sourire revint en force.

- Un problème, Tsunayoshi ?

- Comment avez-vous pu faire autant de bordel Hibari et toi ?! Vous n'étiez pas censés rester au manoir, comme le Nono l'avait ordonné ?

Le sourire de Mukuro s'élargit.

- Je ne révèle pas mes secrets, tu le sais pourtant... Kufufufu.

Tsuna soupira de nouveau, passant une main sur son visage avant de se laisser aller sur le dossier de son siège, les yeux fermés. Le sourire de Mukuro se dissipa, alors qu'il se souvenait des circonstances du réveil de Tsuna. Contrairement à d'habitude, le jeune boss s'était levé tôt. Il avait pu rassurer les autres gardiens qui partaient à Namimori pour aller au collège, surprenant tout le monde (sauf Hibari qui était parti avant le lever du jour, pour être prêt à mordre les retardataires). C'était assez rare, car normalement il fallait réveiller le jeune Decimo le matin. Tsuna les avait rassurés en disant qu'il allait bien. Mais son regard, quelque peu préoccupé, avait poussé à ce que Gokudera veuille rester au manoir peu importait les cours. Tsuna lui avait demandé de partir, disant que tout se passerait bien. Gokudera avait fini par faire ce que son boss lui disait sous les paroles rassurantes de celui-ci.

Au bout de quelques minutes, voyant que le jeune homme ne bougeait toujours pas de sa position, Mukuro demanda :

- Tsunayoshi, tu devrais peut-être aller te recoucher... Tu t'es levé aux aurores, non ? Profites de tes quelques jours sans cours pour te reposer...

- Je vais bien, Mukuro, déclara Tsuna en rouvrant les yeux. Et puis j'ai autre chose à penser plutôt que d'aller dormir...

- Est-ce la raison pour laquelle tu t'es levé aussi tôt ? tiqua Mukuro. Est-ce que tu as eu un rêve comme celui de la veille ?

- Mukuro, s'exclama Tsuna en se redressant. Comment sais-tu que...

- Ton chien nous a en parlé hier soir après que tu te sois retiré, révéla Mukuro en haussant les épaules.

Tsuna massa ses tempes, un début de migraine commençant à se pointer. Pourquoi Gokudera en avait-il parlé à tous ses gardiens ? Il remarqua alors que Mukuro attendait toujours la réponse. Il prit une grande inspiration.

- Alors tu sais sûrement que je ne souviens presque pas de celui d'hier... je ne saurais dire si c'était le même.

- Donc tu as rêvé de quelque chose encore cette nuit ? Conclut Mukuro, ses yeux s'étrécissant.

Tsuna acquiesça.

- J'ai bien bien l'impression qu'il était plus... pressant qu'hier. La voix qui me parlait était plus forte. Et je me souviens que sa dernière question avant que je ne réveille.

- Et quelle était-elle ?

- "Comment vas-tu continuer à sourire ?"

Mukuro se raidit et regarda intensément le jeune homme :

- Tsunayoshi, est-ce que...

Soudain Tsuna sursauta violemment, les yeux écarquillés, ce qui fit taire instantanément Mukuro. Depuis son réveil, l'Hyper-Intuition de Tsuna essayait de le prévenir de quelque chose et à l'instant, venait de s'affoler. Quelque chose d'énorme allait se passer... Il grimaça devant son mal de crâne. Mukuro se releva et allait appeler le jeune boss, quand des coups frappés précipitamment à la porte se firent entendre.

- Entrez ! S'exclama Tsuna, avant que les coups ne s'estompèrent.

La porte s'ouvrit et Tomaso se précipita devant le bureau de Tsuna.

- Decimo-sama, c'est terrible !

- Que se passe-t-il, Tomaso ? Demanda Tsuna en se levant de son bureau devant l'air urgent du majordome.

- Decimo-sama, toutes les clés du manoir ont disparues ! Je les gardes pourtant dans ma poche intérieur, mais on me les a volées ! Et parmi elles, il y a également les clés de l'aile ouest où la première génération loge...

Les yeux de Tsuna s'écarquillèrent. Il prit la boite-arme qui se trouvait sur le coin du bureau ainsi que ses gants et donna des ordres, tout en se précipitant vers la porte du bureau. :

- Mukuro ! Prévint Deamon de sortir immédiatement de l'aile ouest ! Tomaso, faites évacuer les domestiques dans les alentours de cette même aile tant aussi bien ceux qui se trouvent dans les étages que ceux au rez-de-chaussée ! Faites vite !

Il n'attendit pas leurs réponses et enfila ses gants avant de les enflammer. Il activa sa flamme frontale et courut à grande vitesse vers l'aile ouest.

- Pourvu que j'arrive à temps... Grogna Tsuna entre ses dents.


Giotto qui avait fermé les yeux alors qu'il se prélassait dans un des fauteuils libres de la salle de repos de l'aile ouest, les rouvrit brusquement. Son Hyper Intuition se remettait en marche et l'informait d'une éminente menace. Il n'en savait pas l'origine mais une chose était certaine. Ils devaient...

- On doit sortir d'ici, déclara rapidement Giotto.

Ses gardiens levèrent des regards surpris vers lui. G détourna les yeux de l'inspection du canon de son arme, tandis qu'Asari cessait de polir son katana. Knuckle releva les yeux de la Bible qu'il lisait et Lampo, qui regardait d'un air distrait le balancement de la montre qu'il tenait au-dessus de lui, allongé sur le canapé, rejeta la tête en arrière pour regarder Giotto. Deamon ouvrit un œil avant de sursauter et de les refermer comme pour se concentrer sur quelque chose dans son esprit.

- Qu'est-ce qu'il y a, Giotto ? Demanda G.

- On doit sortir d'ici, répéta en se relevant. Et vite.

- Une menace ? Fit Knuckle en refermant son ouvrage.

- Oui. Et on ne doit pas traîner. Dépêchez-vous !

Deamon se releva également comme mué d'un ressort, le regard sérieux.

- Le gardien du Brouillard du Decimo dit la même chose.

Le ton sérieux de leur boss ainsi que le regard de Deamon acheva de prendre les paroles de Giotto au sérieux et de plier tout ce qu'il faisait. G coinça son pistolet dans sa ceinture, Asari fit glisser son sabre dans son fourreau et Knuckle prit son livre sous le bras avant de suivre Deamon hors de la pièce alors que Giotto tenait la porte.

- Lampo ! Dépêche-toi !

- Yare, yare... Soupira Lampo en se redressant sur la canapé

- Lampo ! S'écria d'une voix pressante Giotto.

- J'ai compris, fit le gardien de la Foudre de la première génération d'une voix traînante avant de se relever et de courir hors de la salle de repos.

Giotto ferma la marche, avant de courir aux côté de Lampo vers la sortie de l'aile ouest, à quelques mètres derrière les autres gardiens. Giotto et Lampo avaient presque atteint la porte qui délimitait l'aile ouest quand, à l'autre bout du couloir, Giotto vit Tsuna qui se précipitait vers eux. A leur vue, un signe évident de soulagement se mit en place sur le visage du Decimo. A ce moment-là, Lampo sentit la montre, que lui avait offert Giotto il y a quelques années, qui glissa de sa poche de pantalon. L'ayant mal rangée, il comprit très vite qu'elle était tombée sur le sol. Giotto vit du coin de l'œil Lampo ralentir et rebrousser chemin. Tsuna voyant le mouvement de Lampo, perdit son expression de soulagement laissa place à une expression horrifié. Alors que Lampo se pencha pour ramasser sa montre à gousset, Giotto s'arrêta juste à la limite de l'aile ouest et lui cria :

- Laisse-ça Lampo ! Dépêche-t...

Il fut interrompu par la lancé de Tsuna qui se précipitait sur Lampo. Alors que le jeune boss avait rejoint le gardien de la Foudre, celui-ci le regarda avec de grand yeux étonnés, se faisant le réflexion intérieure qu'il ressemblait vraiment à Giotto.

Tsuna sentit des vibrations dans l'air. Il eut à peine le peine le temps de plaquer Lampo sur le sol en criant "A terre !" que d'intenses explosions se produisirent dans toute l'aile.

Par pur réflexe, Giotto recula de quelque pas avant de se rendre compte que les explosions se concentraient dans le milieu de l'aile là où se trouvait...

- LAMPO ! TSUNA ! Cria-t-il avant d'essayer de les rejoindre.

- NON GIOTTO ! Cria G en le retenant.

- Mais... Ils...

- On va être pris dans l'explosion ! Reculons ! Cria son gardien de la Tempête.

- Non ! Ils sont... LAMPO ! TSUNA !

G réussit tant bien que mal à traîner son boss, puis il sentit un autre odeur de poudre... Son sang se glaça.

- A terre ! Cria-t-il à son tour aux trois autres gardiens à quelques mètres d'eux, qui regardaient, horrifiés, le tableau qui se jouait devant eux

Il avait crié ceci, tout en faisant précipiter son boss au sol, se tenant au-dessus de lui pour le protéger des explosions.

- G ! S'écria Giotto, en comprenant ce que son meilleur ami avait en tête.

Des explosions fusèrent alors au-dessus d'eux. Le corps de G bloqua la vision de Giotto. Le bras droit du Primo ferma les yeux attendant la douleur dans son dos. Douleur qui ne vint pas. Au bout de quelques minutes, n'entendant plus aucune explosion, il rouvrit les yeux trouvant devant lui, le regarda horrifié de Giotto. Il lui sourit pour le rassurer puis regarda dans son dos. Il lui semblait voir que quelque chose d'opaque les protégeait, comme une espèce de mur.

- Juste à temps, soupira une voix près d'eux.

Giotto et G relevèrent les yeux et purent voir Mukuro, le trident sorti de nul part et tendu devant lui, essoufflé de sa course dans le manoir.

- Est-ce que vous allez bien, vous deux ? Demanda le dixième gardien du Brouillard.

Trop secoués par ce qu'ils venaient d'éviter, les deux membres de la première génération acquiescèrent. Asari et Knuckle se précipitèrent sur eux, tandis que Deamon regardait Mukuro, se mordant la lève inférieur de culpabilité. Il n'avait pas eu le réflexe d'activer son pouvoir.

- Giotto ! G ! Bon sang, vous nous avez fait peur ! S'écria le gardien de la Pluie.

- Nous allons bien, idiot de flûtiste, soupira G avant de désigner Mukuro du menton, grâce à lui.

- Lampo ! Tsuna ! Appela Giotto en se relevant.

Il allait se précipiter vers le couloir où la fumée et la poussière continuait à voler, alors que le bras droit de Mukuro lui bloqua le chemin.

- N'y allez pas.

- Je le dois ! S'énerva Giotto, paniqué et en colère. Lampo et Tsuna sont...

- Je le sais ! S'écria Mukuro.

Les gardiens de la première génération sursautèrent. C'était la première fois qu'ils entendaient le gardien du Brouillard crier aussi fort.

- Je sais que vous vous inquiétez ! Vous êtes après tout l'ancêtre de Tsunayoshi... Mais le couloir n'est plus sûr ! Si ça se trouve il y a d'autre bombes, qui n'attendent qu'un seul mouvement dans le rayon d'action pour s'activer. Tout ce qu'on peut faire pour l'instant, c'est attendre que la fumée disparaisse ou qu'ils viennent vers nous...

- Mais... S'affola Knuckle, et s'ils sont blessés ?

- Tsunayoshi est fort, dit-il pour simple réponse, ne le sous-estimez pas.

Giotto ne répondit rien et scruta les panaches de fumées, espérant voir les silhouettes de son ami et de son petit-fils. Quelques minutes s'écroulèrent dans un silence pesant. Puis des bruits de pas se firent entendre derrière eux. Asari, Knuckle et G se tournèrent vers Alaude qui venait d'arriver, inspectant d'un œil rapide la situation. Puis il interrogea silencieusement du regard les trois gardiens.

- Tsuna-kun et Lampo étaient dans le couloir, expliqua d'une voix inquiète Asari.

- Tsunayoshi ! Cria alors Mukuro.

Les gardiens sursautèrent au cri et, en se tournant vers lui, ils purent voir que sa main qui tenait le trident tremblait un peu et que les ongles de l'autre s'enfonçaient dans la paume. Le gardien du Brouillard était au comble de l'inquiétude. Normalement, son boss se levait plus rapidement que ça... Il allait l'appeler une autre fois, quand il entendit un mouvement, et vit des débris s'écarter. Un silhouette se redressa à demi puis au bout d'un moment se leva complètement avant de se redresser vers eux. Les gardiens virent alors émergeant du reste de la fumée, Tsuna, la flamme flamboyant toujours sur son front et portant à bout de bras un Lampo inconscient, vêtu d'une grande cape noire, dont les bords flamboyaient avec des flammes du ciel. Giotto s'arrêta sur la cape. Elle ressemblait en tout point -à part pour les flammes- à celle qu'il portait en ce moment même. Quand Tsuna arriva à leur hauteur, il se ressaisit et se précipita vers lui et l'aida à allonger Lampo.

- Il va bien, rassura Tsuna d'une voix calme, il est juste secoué.

Giotto acquiesça, incapable de parler tellement son soulagement était grand, alors que Knuckle prodiguait ses soins au plus jeune des gardien de la première génération. Il finit par déglutir et dire faiblement :

- Merci, Tsuna...

Tsuna hocha la tête avant de se tourner vers Mukuro.

- Il y en a encore une dans la chambre au fond du couloir. Elle est encore active mais n'a pas explosé. Tu peux essayer de la désamorcer ?

Mukuro acquiesça et disparut dans une fumée. Tsuna se tourna vers la première génération.

- Qui dormait dans la chambre au fond ?

- Giotto, répondit Alaude.

Tsuna fit claquer la langue sur son palais, toujours en mode de Dernière Volonté. Giotto se rendit compte que son petit-fils semblait plus grave et encore plus sérieux, dans ce mode.

- Alors, les traîtres en avaient vraiment après la première génération pour détruire la famille Vongola à sa racine... C'est maintenant officiel.

- Tsuna... Merci, déclara Giotto.

Tsuna arrêta son Mode Dernière Volonté et se tourna vers Giotto.

- Vous n'avez pas besoin de me remercier deux fois Giotto-san... C'est...

- Tu as sauvé la vie de Lampo... Déclara Giotto en hochant la tête. Je ne pourrais jamais assez te remercier...

Tsuna garda la silence, comprenant les sentiments de son ancêtre.

- Ce manteau... Fit alors G.

- Ah ! C'est vrai je ne vous ais pas encore présenté mon partenaire... Natsu !

Aussitôt le manteau disparut et à la place sur l'épaule droite de Tsuna un petit lionceau avec quelque chose de bizarre sur la tête et une crinière en feu les regardait de ses yeux mordorés.

- Qu'est-ce que.. ?

- Voici Natsu, présenta Tsuna. C'est mon partenaire dans les combats.

- Il se transforme en cape ? S'étonna Daemon.

- Oui. Rien n'est capable de percer la défense de Natsu quand il prend cette forme.

- Pourquoi ressemble-t-il à mon manteau ? Demanda Giotto.

- Ah... C'est une longue histoire...

- Tsunayoshi, appela alors une voix de nul part.

Mukuro se matérialisa devant eux et tendit un appareil à Tsuna. Celui-ci l'examina et grimaça :

- Ils ont beaucoup de moyens pour faire ce genre de bombes... Au moins autant que les Vongolas !

- C'est ce que je me suis dit, déclara Mukuro. Il faudrait le faire examiner par les trois autres et...

- SAWADA !

Tsuna et tous les autres se tournèrent vers Ryohei qui courait vers eux.

- Ah mais te voilà, Sasagawa-kun, fit Mukuro en fusillant du regard le nouvel arrivant. On se demande où tu étais passé...

- SAWADA ! Cria Ryohei alors qu'il se trouvait devant Tsuna. Tu vas bien ?

- Oui, oui, je vais bien Oni-san...

Le gardien du Soleil soupira avec soulagement. Puis il se redressa et déclara :

- J'étais en train de faire des tours du manoir à l'extrême quand...

- Attends, Oni-san... Pourquoi tu faisais des tours du manoir ? S'étonna Tsuna.

- Ben, tu me l'avais demandé... Répondit Ryohei, en lui jetant un regard confus.

- Qu... Rah... Oni-san... C'était pas sérieux ! S'écria Tsuna en se massant les temps, excédé par la naïveté de son gardien du Soleil. Bon peu importe. Continues.

- Je disais que je faisais des tours du manoir à l'extrême quand j'ai vu deux hommes qui s'enfuyaient à l'extrême ! Je les ais arrêtés et il semblerait qu'ils fassent partie des espions et que ce soit eux qui aient causés ces explosions.

- Quoi ? S'exclama Tsuna. Où sont-ils ?

- A l'entrée. C'est Garyu qui les garde à l'extrême !

- Bon travail, Oni-san. On te suit. Giotto-san...

- Nous venons, déclara le Primo.

- Mais Lampo-san... Tenta Tsuna.

- Je vais bien, déclara la voix traînante de Lampo en se relevant. Merci, jeune Vongola...

- Je veux voir ceux qui ont menacé la vie de mes gardiens, gronda Giotto, alors que ses yeux flamboyaient.

Tsuna réfléchit un instant puis accepta.

- Tsunayoshi, rappela Mukuro. Ce n'est pas prudent...

- Ça va aller. Giotto-san et ses gardiens peuvent venir à la condition qu'ils resteront en retrait. Je ne veux pas d'une deuxième tentative de meurtre vis-à-vis d'eux. Vous me comprenez, n'est-ce pas, Giotto-san ?

- Je... Commença Giotto, mais il fut coupé par G.

- Bien sur qu'il comprend ! Nous vous suivons de loin.

Tsuna acquiesça et, la première génération sur leurs talons, ils descendirent vers le rez-de-chaussée.

- G... pourquoi tu ne m'as pas laissé parler ? Bouda Giotto.

- Écoute, Gio, on a tous été aussi inquiets que toi et on veut tous payer ce qu'ils ont failli réussir ! Mais tu l'as dit hier, non ? C'est l'époque du gamin. Il la connaît mieux que nous. Et s'il nous dit que nous devrions rester en arrière c'est que ces salauds de traîtres sont encore capable de faire des dégâts, même capturés... Donc on devrait suivre ces conseils.

- G a raison, confirma Asari. Faisons confiance à Tsuna-kun. Il a sauvé Lampo, après tout...

- Désolé, Giotto de t'avoir inquiété, déclara d'une petite voix Lampo.

- C'est bon, ce n'est rien... Soupira Giotto. Mais nous devrions suivre Tsuna, sinon ils vont nous semer.

Une fois au bas des escaliers ils purent voir une troupe d'hommes en costards, armes à la main qui entourait et menaçait deux autres hommes, attachés par des cordes au beau milieu du hall d'entrée. Un animal que Giotto n'avait jamais vu de son temps, orange avec de grande oreilles des flammes jaunes du Soleil y flamboyant, se tenant sur ses pattes arrière, se trouvait aussi dans la ronde derrière les deux espions.

Parmi les gardes du corps, Giotto put voir qu'il y avait également des femmes. Cela le surprit quelque peu. Les femmes mafieuses étaient rares, de leur temps. D'ailleurs l'une d'elles se dirigea vers eux. Mukuro se mit légèrement devant Tsuna qu'il lui fit un signe de rester où il était. Il savait qu'il ne risquait rien.

- Decimo-sama, salua la jeune femme qui avait de longs cheveux blonds et des yeux noirs. Je suis ravie de voir que vous allez bien.

- Merci Mirella. Au rapport.

- Oui. Nous avons fouillé ces deux traîtres. Ils avaient sur eux des outils qui permettaient de poser des bombes. Nous les avons dépouillés de leurs armes, qui soit dit en passant, étaient au nombre d'une vingtaine, chacune cachée un peu partout dans les plis de leurs vêtements. Nous avons également trouvé ceci...

La dénommée Mirella montra des couteaux d'une forme particulière que Tsuna n'eut aucun mal à reconnaître.

- Les armes de Belphegor de la Varia !

- Bien entendu, continua Mirella, aucun d'eux ne font partie de la Varia. Aussi nous avons compris qu'ils faisaient partie de la guilde d'assassin des Scassinatores.

- Comment savez-vous que nous pensions aux Scassinatores ? Demanda Mukuro, suspicieux.

La jeune femme eut l'air gêné.

- J'ai... j'ai entendu une conversation entre Gokudera-sama et Hibari-sama... Je ne voulais pas écouter ! Mais je n'ai pas pu m'empêcher de comprendre que...

- C'est bon, je vous crois, sourit Tsuna. Concernant ces deux hommes ?

- Oui... Celui qui est allongé et inconscient s'occupait du jardin. C'est sur lui que nous avons trouvé les couteaux. L'autre occupait une place en tant que l'un de vos gardes du corps. Il est conscient mais ne veut répondre à aucune de nos questions.

- Dans ce cas, sourit Mukuro avec ravissement, je vais me réserver le plaisir de l'alouette... Tsunayoshi ?

- Vas-y, accepta Tsuna avec un lent hochement de tête. Mais soit prudent : on ne sait pas de quoi ils sont encore capable...

- Bien entendu, ricana Mukuro.

Puis il se dirigea vers les deux espions. Les gardes Vongolas reculèrent à l'approche du gardien du Brouilard vers les deux futures victimes. Mukuro regarda celles-ci d'un œil amusé, un sourire machiavélique aux lèvres, tenant son trident à deux mains. L'espion conscient était concentré sur chacun des pas du gardien. Puis alors que Mukuro le surplombait, une lueur dansa dans ses yeux. Tsuna qui avait regardé le rapprochement de son gardien sentit alors son Hyper Intuition refaire des siennes.

- Mukuro ! Éloigne-toi d'eux ! Cria-t-il.

Le gardien réagit instinctivement au cri d'alerte de son boss. Il sauta en arrière alors que deux petits clics se fit entendre près des espions. Ils se protégea d'un écran alors que deux explosions se firent dans le hall. Giotto vit le souffle arriver jusqu'à vers eux, mais cette fois Deamon réagit à temps et créa lui-même un écran de protection sur toute la première génération. Alors que le calme revenait, Giotto se tourna vers son gardien.

- Merci, Deamon.

- Oya, oya... ce n'était rien...

Giotto eut un petit sourire, comprenant les sentiments de Deamon. Il reporta son attention autour de lui.

- Ils se sont...

- Ouais, grimaça G. Ils se sont explosés. Ils ne voulaient certainement pas trahir leur famille...

- C'est pas vrai... Souffla Knuckle.

Lampo déglutit tandis que Asari ferma les yeux, le visage crispé. Knuckle réciter une prière pour le salut de deux hommes. Alaude plissa les yeux pour essayer de voir à travers le panache de fumée. Mais celle-ci était encore trop dense pour voir quelque chose précisément.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé pour Tsuna et les autres ? Ils étaient plus proches que nous !

- Je ne sais pas, finit par dire G en se mordant la lèvre inférieure.

Ils restèrent un moment silencieux essayant d'écouter. Ils entendirent des gémissements sûrement ceux des gardes Vongolas, puis la voix de Tsuna s'éleva à quelques mètres devant eux, donnant des directives.

- Que ceux qui encore en état de marcher aident les blessés ! Amenez-les dans le plus grand salon ! Vous déplacerez les meubles vers les murs pour agrandir l'espace ! Que quelqu'un prévienne les infirmières qu'on a besoin de leur service ! Dépêchez vous ! Et Mukuro, nettoie-moi ça !

Puis une silhouette s'avançait vers eux. Ou plutôt une silhouette qui en portait une autre à bout de bras. Alors que la première génération entendait le remue-ménage qui se mettait en place dans la salle, les silhouettes avaient traversé la fumée, révélant Tsuna qui aidait Ryoheià marcher. Le gardien du Soleil avait un bras barré d'une longue traînée ensanglantée.

- Tsuna ! Cria de soulagement Giotto alors que Deamon supprimait la bulle de protection.

- Ryohei-kun ! S'exclama Knuckle en se précipitant sur le gardien du Soleil que Tsuna fit asseoir contre le mur.

- Que s'est-il passé ? Demanda G.

- Oni-san m'a protégé, répondit Tsuna en laissant Knuckle examiner la blessure de son gardien. Et vous ?

- La tête de melon, répondit simplement Alaude.

Tsuna acquiesça gravement alors que Deamon lui lança un regard noir, mais s'abstenait de tout commentaire. Giotto regarda avec inquiétude son petit-fils. Les yeux de celui-ci étaient voilés par la culpabilité. Il serrait son poing, tremblant. Giotto n'eut pas le temps de parler que Tomaso arriva en courant près de Tsuna. Le jeune boss se tourna aussitôt vers lui.

- Tomaso ! Quel sont les dégâts ?

- Decimo-sama... Le troisième étage au-dessus de la partie ouest s'est effondré, sur le deuxième étage où se trouvait les chambres de la première génération, qui est maintenant inhabitable. Le plancher du premier s'est effondré sous les tremblements des explosions. Le dojo de Yamamoto-sama a complètement été détruit également.

- Je vois... Déclara Tsuna avant de prendre une grande inspiration. Et les dégâts... humains ?

- C'est... On compte à peu près une vingtaine de blessés, sans compter ceux de cette explosion-ci. Parmi eux moins d'une dizaine a été blessée gravement et d'autre seront obligés de rester couché pendant au moins une semaine. J'ai également remarqué que cinq domestiques manquaient à l'appel, mais nous faisons de notre mieux pour les retrouver dans ce bazar.

- Et... est-ce qu'il y a des...

- Decimo-sama, je suis vraiment désolé... J'ai compté environ une dizaine de morts jusqu'ici.

Tout le corps de Tsuna se tendit. Il essaya de contrôler les tremblements de ses bras. Ryohei le remarqua et allait parler quand un autre homme arriva.

- Decimo-sama ! Dernières nouvelles !

- Quelles sont-elles ? Demanda Tsuna en essayant de maîtriser le tremblement de sa voix.

- Decimo-sama, trois hommes dans le manoir se sont fait exploser également !

- Quoi ?! Rugit Tsuna. Qu'est-ce que tu dis ? Comment ?

- Je ne sais pas vraiment ! Mais ça s'est passé au même moment où -il désigna du menton la direction de la fumée où Mukuro et les gardes s'affairaient- ces deux-là l'ont fait.

- Kufufufu, ricana Mukuro alors qu'il apparaissait de la fumée. Ils sont intelligents. Ils ont commis des suicides forcés avec leurs propres camarades, je suppose.

- Que veux-tu dire ? Demanda Giotto.

- Ces deux-là se sont fait exploser car ils savaient qu'il étaient perdus et qu'on les avait reconnus. Ils ont voulu nous emmener avec eux. Par contre étant donné qu'on les avait reconnus, ce n'était qu'une question de temps avant qu'on ne reconnaissent leur complices. Après tout, les tueurs à gage ne vont pas côtoyer des personnes qui pourraient les encombrer. Nous aurions pu retrouver leur complices en questionnant le reste du personnel. Alors ils ont préféré les tuer tous pour causer un maximum de dégâts et de confusion.

- On ne peut pas en être sur, Mukuro, grogna Ryohei alors que Knuckle de le soigner. Si ça se trouve, il y en a d'autres dans le manoir.

- Dans ce cas, Decimo-sama, continua Tomaso, vous ne devriez pas rester au manoir. Les espions possèdent toutes les clés : vous ne serez pas en sécurité. Vous feriez mieux de vous abriter à la base secrète.

- Mais Tomaso, s'exclama Tsuna, horrifié. Je ne peux pas vous laisser comme ça après ce qui vient de se passer ! Je...

- Decimo-sama, intervint l'homme, je suis désolé de vous interrompre mais Batora-sama a raison. Laissez-nous nous occuper de tout ceci. Votre sécurité prime sur tout.

Tsuna ne sut quoi dire. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et de tristesse. Il ferma les yeux et essaya de reprendre son calme. Une fois qu'il se maîtrisait un peu mieux, il rouvrit les yeux.

- Très... bien, finit-t-il par croasser. Je dois prendre des documents dans mon bureau. Mukuro, transportes-y moi. Ryohei, garde la première génération.

Mukuro posa une main sur l'épaule du plus jeune tandis que le Soleil acquiesçait gravement. Mukuro et Tsuna disparurent sous la signature d'un brouillard les enveloppant. Ryohei remercia Knuckle pour ses soins et soupira.

- Sawada n'avait pas besoin de ça maintenant...

- C'est plus nous que ça a dérangé, grogna G.

- Ah bon ? Vous avez perdus des hommes ? Je croyais à l'extrême qu'il n'y avait que vous qui veniez du passé !

- Ah, non. G parlait de l'attaque, corrigea Asari.

- Ah ça... Bah c'est pas la première fois. On en a vu d'autres !

- Tu parlais alors...

- Des morts, quoi d'autre à l'extrême ? Sawada n'aime pas ne pas pouvoir sauver des vies ! Surtout celles de ses hommes...


Tsuna et Mukuro apparurent dans le bureau qu'ils avaient quitté moins d'une heure plus tôt. A leur arrivée, Natsu se retransforma en animal et, sous le regard qui se voulait rassurant de son maître, retourna dans sa boîte. Alors que le jeune boss empilait les dossiers et les mettait dans une mallette, Mukuro le regarda.

- Tsunayoshi, tu n'as pas à t'en vouloir. Tu n'aurais jamais pu les sauver.

- J'aurais dû m'y prendre plus tôt, rétorqua Tsuna en empilant les dernières feuilles.

- Tu t'y es déjà pris assez tôt. Personne n'aurait pu prévoir une telle attaque.

- Tu sais... Ça ressemblait à mon rêve...

- Celui d'hier ? Je croyais que tu ne t'en souvenais pas...

- Il m'est complètement revenu alors que je protégeais Lampo des débris. Je marche dans un environnement de méfiance et je sens qu'on ne cesse de m'observer. J'arrive devant une grande porte, la même que celle du manoir. Je crois entrer à l'intérieur mais je me retrouve à l'extérieur, dans les jardins. Ensuite j'entends une énorme explosion. Quand je me retourne, le manoir est complètement détruit et seule Lanalia m'empêche de rejoindre les ruines du manoir. Il y a une voix qui me parle. Lanalia me prend dans ses bras et...

- Et ?

- Et c'est tout ! Déclara Tsuna en fermant brusquement la mallette.

- Tsunayoshi, je n'ai peut-être pas ton Hyper Intuition, mais je sais reconnaître le mensonge...

- Et elle me poignarde, t'es content ? S'exaspéra Tsuna, en retournant derrière son bureau, cherchant quelque chose dans les tiroirs.

Mukuro garda le silence pendant un instant avant de se décider à parler.

- Tsunayoshi, est-ce que même après ce rêve tu continues de défendre cette fille ?

- Oui, fit Tsuna sans lever les yeux de ses tiroirs.

- Pour quelle raison ?

- Parce que je lui fais confiance ! S'écria Tsuna en regardant enfin Mukuro. Je suis pratiquement sûr que ce n'était pas elle dans mon rêve ! Je lui confierais ma vie Mukuro !... Comme je te l'ai confiée quand tu étais à Vendicare... Je lui fais confiance.

- A ce point ? Demanda l'illusionniste, qui n'avait pas cillé.

- Oui... Souffla Tsuna en regardant la bague qu'il tenait dans la paume de sa main.

Mukuro remarqua alors qu'il n'avait jamais vu cette bague auparavant. L'anneau avait la forme d'un dragon et la pierre rouge en son centre se trouvait devant la gueule ouverte de l'animal mythique. Il pouvait sentir un immense pouvoir émaner de l'anneau qui semblait être de type Tempête.

- Tsunayoshi... quel est cet anneau ?

- Rien qui ne te concerne, Mukuro, répliqua Tsuna en mettant la bague dans une boite qu'il mit dans sa poche.

- Tsunayoshi... Commença Mukuro, menaçant.

- S'il te plaît Mukuro, ne me demande rien de plus... Attendez... oui, attendez au moins quelques jours... Dans quelques jours, je vous révélerais tout. D'ici là ne me demandez rien, s'il te plaît !

Mukuro regarda son boss. Il se dirigea vers le bureau de Tsuna. Il frappa du plat de sa main le meuble et se pencha sur le jeune boss qui n'avait pas bougé.

- Est-ce une promesse ?

- Pardon ?

- Nous promets-tu de tout nous révéler dans quelques jours ? Ne crois pas que tous tes gardiens ont tous une patience légendaire... Celle de Yamamoto-kun et de l'alouette ont également leurs limites...

Tsuna savait que ses gardiens prenait beaucoup sur eux pour ne pas l'obliger à tout leur dire maintenant. Et il s'en voulait de ne rien pouvoir dire pour l'instant. Il se mordit les lèvres, une lueur de culpabilité dans son regard. Mukuro n'aimait pas trop rendre Tsunayoshi coupable mais au moins celui-ci ne pensait plus à la boucherie qu'il y avait eut juste avant.

- Oui... Je vous le promets...

- Très bien, accepta Mukuro en éloignant son visage. Je ferais en sorte de te rappeler cette promesse, Sawada Tsunayoshi.

Tsuna eut un petit sourire. Il prit la mallette et se rapprocha de son gardien.

- Je te fais confiance pour ça, Mukuro.

Sur ces paroles, Mukuro les ramena dans le hall devant la première génération. Tsuna leur adressa un pauvre sourire avant que l'homme ne l'appela. Il lui tendit un portable.

- Decimo-sama... Hibari-sama vous demande.

Tsuna porta l'appareil à son visage et se dirigea vers l'entrée qui avait été nettoyée, l'homme et les gardiens sur ses talons.

- Kyoya, tu es déjà au courant ?

- "Nh."

- Comment as-tu fait pour savoir ce qu'il se passait quelque chose ?

- "Roll est arrivé il y a quelque minutes."

- Ah, Roll... Je ne l'ai même pas vu partir... Il a dû casser encore une vitre... Soupira Tsuna alors qu'ils étaient dans le jardin, voyant une limousine au loin qui les attendait.

- "Et ça te dérange ?"

- Là maintenant, ce n'est pas de ça dont je me soucie, accorda Tsuna. Je...

- "Omnivore, tu vas quitter le manoir ?"

- Oui. Je pensais aller à la base. On y sera dans une heure.

- "Empruntez mon entrée. Je vous enverrais Tetsuya."

- Tu es sûr ? S'étonna Tsuna, puis n'entendant pas de réponse, il enchaîna. Très bien. Nous allons faire comme ça. Oh et, Kyoya ? Pourrais-tu de rien dire aux autres avant que les cours ne finissent ? Ça ne sert à rien de les déranger maintenant, ils ne feront que s'inquiéter jusqu'à qu'ils puissent sortir...

- "Aucun ne manquera de cours. Surtout pas pour des activités extra-scolaires."

Tsuna sourit, reconnaissant bien là son gardien du Nuage et acquiesça.

- Merci Kyoya. On se retrouve à la base.

Hibari ne répondit rien et raccrocha. Mais cela n'inquiéta pas Tsuna, qui savait que son gardien avait parfaitement entendu. Il rendit l'appareil à l'homme et se tourna vers les gardiens.

- Donc au final, on retourne à Namimori, ricana Mukuro.

- Nous allons à la base, en effet, confirma Tsuna. Personne à part les gardiens et des personne soigneusement choisies n'y ont accès. On n'aura plus rien à craindre de quelconque attaque des Scassinatores.

Giotto acquiesça, acceptant la décision de son descendant.

- Très bien, on te suit, Tsuna.


Elle devait y arriver. Elle espérait juste que cela ne serait pas trop tard. Bah... Ils pourront sûrement se débrouiller. Elle allait enfin revenir dans sa vraie famille... Elle avait réussi à dégoter les dernières infos. Maintenant elle était prête. Lanalia connaissait parfaitement sa mission.

Mais elle devait faire vite. Elle avait appris que le tuteur de Sawada Tsunayoshi était lui aussi en Italie et pire, il avait découvert son nom de tueuse à gage. Maudit soit celui qui avait trahi son secret ! Elle le punirait plus tard.

Heureusement, elle avait réussi, avant de partir du manoir au Japon, à trafiquer les communications. Celles du tuteur ne passeront pas. Elle y gagnera quelque heures. Elle devait donc arriver au Japon avant que l'hitman n'y arrive et n'informe toute la famille.

Il y avait deux possibilités : soit leur plan se déroulait comme prévu et elle n'aura pas à combattre les Vongolas, soit elle n'arrivait qu'après Reborn et là, un combat avec le meilleur tueur à gage ne pourrait pas être évité.

Elle sourit. Même si cette perspective ne lui plaisait pas, car elle annonçait l'échec de leur mission, elle ne pouvait qu'être excitée par un futur combat contre ce bébé surpuissant. Elle se léchait les lèvres, se réjouissant intérieurement.

Elle secoua la tête. Elle ne devait pas penser comme ça. Le plus important était la famille pas ses envies personnelles. Et ainsi le trône de la mafia passerait à celui à qui il en revenait de droit. Elle accéléra le pas.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Keiyner : Et voilà ! Comme vous l'avez compris on passe dans la phase finale de la fic ! Ne vous inquiétez pas ça ne veut pas dire qu'il va se passer moins de choses. Comme je vous l'ai promis il y autant d'action que de révélations ! Faites moi confiance. La fin et tout ce qu'il y a pour y arriver est déjà complètement dans ma tête ^^

Content de voir le bout arriver ? Moi oui et non ^^ j'aurais voulu continuer à écrire encore longtemps comme à ça. Mais il faut bien que je fasse une fin sinon ça deviendrait plus lassant qu'autre chose.

Alors reviews pour ce chapitre, déjà ?

Ciaossu et à la semaine prochaine !

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