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CHAPITRE 20 : Réconciliations et manigances

Alliya Uchiwa : Bonjour à tous ! Désolée pour le retard mais bon, j'ai une bonn escuse. En fait, j'avais bien préparé mon chap mardi matin, j'ai répondu à vos reviews... Et ça m'a prit une bonne heure ! J'ai du m'arrétéer et quand je suis revenue l'après midi pour publier, l'ordi de mon père ne marchait plus. Et il ne marche toujours pas. Là, je publie grâce à l'ordi de ma grand mère. Donc, voilà, vous savez pk je n'ai pas pu publier avant, désolée... Donc, j'espère que vous me pardonnerez, mais je n'ai pas le temps de répondre à vos reviews, il faut que je me dépeche. Mais quoi qu'il en soit, je vous remercie tous du fond du coeur Grâve à vous, j'ai passé la barre des 300 reviews ! Encore un grand merci et après vous demander encore une fois pardon pour le retard et tout, je vous souhaite une bonne lecture .


Chapitre 20 : Réconciliations et manigances


Les senseïs, alertés par le cris de Neji, bondirent hors de leur cachette et forcèrent vers le lieu où se trouvait Hinata. Mais chacun savait, tout comme Neji, qu'ils n'arriveraient pas à temps pour sauver la jeune Hyuga. Ils arrivèrent presque tous en même temps en vue du corps immobile d'Hinata. Mais ils étaient trop loin pour arrêter les projectiles ! Ce fut alors qu'une silhouette apparut devant Hinata. Il y eut comme un cri de rage, puis une violente onde ce choc fit tituber les senseïs et Neji. Ils durent par la suite éviter des kunaïs, ceux-là même qui fonçaient vers Hinata une seconde plus tôt. Puis tous se retournèrent vers la jeune fille. Naruto se tenait devant elle, la tête baissée.

- Incroyable, fit Asuma. Il a libéré son chakra de telle manière que cela a créé l'onde de choc qui nous as tous déstabilisé et qui a repoussé les kunaïs.

Dans la tour d'observation, tous avaient retenu leur souffle.

- Co... Comment a t'il fait ça ? Fit Lee.

- Je l'ai déjà vu faire une fois, dit Sasuke, les yeux posés sur son ancien camarade. Le jour où... nous nous sommes affrontés dans la Vallée de la fin. Il avait repoussé mes kunaïs de la même manière.

Au sol, les senseïs et Neji avaient rejoint Hinata et Naruto. Kurenaï s'agenouilla aux côtés de son élève.

- Hinata ! Hinata tu m'entends ?

Kakashi se tourna vers Naruto.

- Tu es arrivé juste à temps, dit-il.

Naruto ne répondit pas, se contentant de redresser la tête. Kakashi remarqua alors que ses yeux étaient rouges.

- Ses blessures se sont réouvertes, annonça Neji avec une pointe d'inquiétude dans la voix, en examinant Hinata grâce à son Byakugan. Elle a besoin de soins de toute urgence !

- Alors ne perdons pas plus de temps.

Tous se tournèrent vers Naruto. Celui-ci composa des signes.

- Multi-clonage !

Un autre Naruto apparut.

- Tu peux m'expliquer à quoi va servir un clone ? Demanda Neji, légèrement agacé.

- Je suis le plus rapide, ici, dit Naruto, ignorant sa question et prenant Hinata dans ses bras. C'est moi qui vais amener Hinata à l'hôpital.

- On t'accompagne ! Fit Kurenaï.

- Ça ne servirait à rien, répliqua Naruto en tournant les talons. Continuez le test, je m'occupe d'Hinata.

Et les deux Naruto, le vrai et le clone, bondirent avant de disparaître.

- Je le suis, annonça Neji, avant de partir à son tour.

Les senseïs le regardèrent disparaître à son tour.

- Qu'est ce qu'on fait ? Demanda Asuma.

Kakashi resta un moment pensif.

- Continuons, répondit-il finalement. Hinata est entre de bonnes mains. Neji est avec eux et si je ne m'abuse, Shino est parti lui aussi. Tiens, je ne vois pas non plus Sasuke...

- Très bien, soupira Kurenaï, même si assez inquiète pour son élève. Je vais prévenir Honda que c'est à lui de passer.

Après un dernier moment de silence, Gaï, Kakashi et Asuma regagnèrent leur place.


Neji allait aussi vite qu'il pouvait, mais il n'arrivait pas à rattraper Naruto. Il était environ à une dizaine de mètre devant lui et grâce à son Byakugan, Neji pouvait le suivre sans problème et surveiller en même temps l'état d'Hinata. Elle était très pâle, mais Neji pouvait voir que Naruto faisait son possible pour ne pas trop la secouer. Ils arrivèrent rapidement au village. Soudain, le clone de Naruto prit une direction différente de l'original et Neji comprit enfin pourquoi Naruto avait créé un clone lorsqu'il vit ce dernier se diriger vers le bureau de l'Hokage pendant que Naruto emmenait Hinata à l'hôpital. Naruto arriva à l'hôpital de Konoha moins de 5 minutes plus tard.

- Un médecin, vite ! Cria t-il en entrant.

Aussitôt, une infirmière et un médecin accoururent.

- Qu'est ce qu'elle a ? Demanda le docteur, en faisant signe à Naruto d'allonger Hinata sur une civière.

- Une blessure profonde s'est ré-ouverte, répondit Neji, qui venait d'arriver. Il faut faire vite !

- On s'en occupe, dit le médecin. Vite, en salle de soin !

Deux infirmiers vinrent les aider à pousser la civière dans une autre salle. Naruto et Neji les suivirent, mais ils durent rester derrière la porte, n'étant pas autorisés à entrer en salle de soins. Grâce à son Byakugan, Neji pouvait voir ce qu'il se passait. Le médecin et les infirmières s'affairaient autour d'Hinata.

- Comment va t-elle ? Demanda une voix derrière eux.

Naruto et Neji se retournèrent pour faire face à Shino.

- On ne sait pas, répondit Neji. Ils viennent à peine de la faire rentrer.

Dans la salle, le médecin avait commencé son jutsu médical.

- Ça ne marche pas ! S'exclama t-il au bout d'un moment. Et elle se remet à cracher du sang ! Bon sang ! Seule Hokage-sama pourrait la sauver !

- Alors laissez-moi faire !

Le médecin et les infirmières se tournèrent vers la porte qui venait de s'ouvrir pour laisser passer Tsunade. Le clone de Naruto avait fait irruption en pleine réunion. Mais devant l'urgence et la gravité de la situation, la Godaïme avait aussitôt reporté la réunion et s'était dépêchée de rejoindre l'hôpital, tandis que le clone de Naruto disparaissait, ayant rempli sa mission. Une fois arrivée à l'hôpital, elle avait aperçut Naruto, Neji et Shino devant une porte et était allée les rejoindre. En entendant les paroles du médecin, elle était aussitôt entrée.

- Hokage-sama ! Fit le médecin.

Tsunade se plaça aux côtés d'Hinata.

- Si elle a une hémorragie interne, il faut faire vite, fit-elle.

Elle posa ses mains sur la poitrine de la jeune fille, ferma les yeux et se concentra. Pendant près de 10 minutes, rien ne se passa. Tout le monde était immobile, autant le médecin et les infirmières que les trois chuunins derrière la porte. Tous trois restaient debout devant la porte, aussi immobile et sans réaction que des statues de pierres. Neji sentait la culpabilité l'envahir. Hanabi n'aurait pas pu blesser autant sa sœur s'il ne l'avait pas déjà fait lui-même auparavant. Shino avait peur de perdre sa partenaire et amie. Peur qu'exprimait l'agitation anormale de ses insectes, ce qui attirait des regards réprobateurs de la part des infirmières qui passaient. Naruto quant à lui se sentait mal. Très mal. Il sentait son cœur se serrer douloureusement. Cette douleur, il la connaissait bien. C'était celle qu'il avait ressentie quand Meïling était morte dans ses bras. Non, Hinata ne pouvait pas mourir. Elle ne pouvait pas ! Il ne supporterait pas de connaître à nouveau la douleur causée par la mort d'un être cher pour qui il n'avait rien pu faire. Il serra les poings, le visage blême. Ses yeux rouges n'en ressortaient que mieux. Ils auraient du redevenir bleus depuis un moment, depuis qu'il avait cessé d'utiliser le chakra de Kyûbi pour protéger Hinata et pour l'amener ici le plus vite possible sans aggraver son état. Mais Naruto luttait à la fois contre la douleur, la panique et les souvenirs, ce qui le rendait assez instable. D'où la couleur de ses yeux. Il sentit une main hésitante se poser sur son épaule. Il se retourna et croisa le regard mi-gêné mi-compatissant de Sasuke. Naruto se raidit. Ils n'avaient pas réglé leurs comptes. Mais il était obligé d'avouer qu'une partie de lui appréciait que Sasuke soit venu pour le soutenir. Pour un peu, il aurait pensé qu'ils étaient redevenus des amis-rivaux, qu'aucun combat presque mortel n'avait eu lieu entre eux, qu'aucun des deux n'avait quitté le village... Après un moment d'hésitation, Naruto laissa apparaître une ombre de gratitude dans son regard couleur de sang, et Sasuke comprit le message, même si la couleur des yeux de Naruto l'inquiétait un peu. Mais il ne semblait pas sur le point de laisser le démon en lui sortir, aussi Sasuke décida t-il de faire abstraction de ce détail. Il ne savait pas vraiment pourquoi il était là. Ou plutôt si, pour soutenir son ami. Il savait ce qui était arrivé à Meïling. Et il avait aussi remarqué la façon dont Naruto regardait Hinata. Et Sasuke avait compris que si jamais Hinata mourait, si Naruto perdait à nouveau un être cher, il pourrait ne pas s'en remettre. Après tout, après avoir vu mourir toute sa famille, Sasuke était bien placé pour comprendre ce que Naruto éprouvait. Il avait besoin de quelqu'un à ses côtés. Et pour le moment, peu importait les fossés qui s'étaient creusés entre eux.

- Hokage-sama a terminé, annonça finalement Neji.

Les quatre chuunins fixèrent la porte, espérant la voir s'ouvrir sur une bonne nouvelle. Peu après, Tsunade revint les voir. Elle avait une expression indéchiffrable.

- Alors ? Demanda Neji. Comment va t-elle ?

- J'ai pu stopper l'hémorragie, répondit Tsunade. Juste à temps. Naruto, une fois de plus, elle te doit la vie. Si tu n'avais pas fait aussi vite, je n'aurais rien pu faire.

- Donc, elle est... Commença Shino.

- Sauvée, oui, termina la Godaïme. Ses blessures n'avaient apparemment pas eu le temps de cicatriser entièrement. Elle a du utiliser beaucoup trop de chakra aujourd'hui. Ça, ajouté à la tension causée par le test... Quoi qu'il en soit, je vais la garder en observation pour quelques jours. Au cas où. J'avais dû louper certaines choses lorsque je l'ai soigné la dernière fois. Mais maintenant, je pense que ça ira. Elle ne devrait plus avoir de problèmes à ce niveau là.

- On peut la voir ? Demanda Neji.

- Allez-y, mais ne restez pas trop longtemps. Elle a besoin de repos.

Puis Tsunade s'éloigna. Neji et Shino poussèrent la porte et allèrent s'asseoir autour du lit d'Hinata, qui était toujours inconsciente, mais qui ne tarderait pas à se réveiller. Naruto et Sasuke étaient restés sur le pas de la porte. Naruto se sentait soulagé. Elle vivrait. Il sentit son coeur battre à nouveau normalement. Il l'observait attentivement, et Sasuke aurait jurer que c'était avec tendresse. Hinata avait repris un peu de couleur, mais elle était toujours pâle, et pas seulement parce que c'était son teint naturel. Peu de temps après, elle se réveilla.

- Où... Où suis-je ? Fit-elle.

- A l'hôpital, répondit Neji. Tu as eu une rechute.

Naruto la regarda parler avec son cousin. Il soupira, puis se détourna.

- Tu ne veux pas lui parler ? Demanda Sasuke, qui était toujours à côté de lui.

- Non. Il n'y a rien à dire. Et puis, elle est en bonne compagnie. Elle n'a pas besoin de moi.

- Je n'en suis pas aussi sûr que toi, fit Sasuke. Comme l'a dit Tsunade, c'est à toi qu'elle doit d'être encore en vie. Et puis, tu sais très bien qu'elle tient beaucoup à toi. Et je ne pense pas me tromper en disant que c'est réciproque, n'est ce pas ?

- C'est justement le problème, murmura Naruto.

Sasuke fronça légèrement les sourcils, mais ne fit aucun commentaire. Naruto s'éloigna de quelques pas avant de s'immobiliser.

- Merci d'être venu, fit-il juste assez fort pour que Sasuke l'entende.

- Il n'y a pas de quoi.

- Mais ça ne change rien aux faits, ajouta Naruto d'une voix normale avant de se remettre à marcher.

Puis Sasuke regarda son ami partir. Oui, cela ne changeait pas le fait qu'ils devraient mettre les choses au point, tôt ou tard. Il se retourna ensuite vers Hinata en l'entendant demander à Neji qui l'avait sauvée des pièges.

- C'est Naruto, répondit son cousin. Il est arrivé juste à temps pour détourner l'attaque.

- Naruto... Fit Hinata en rougissant légèrement tandis qu'un petit sourire apparaissait sur son visage. Il... Il faudra que je le remercie.

Shino et Neji tournèrent leur regard vers la porte, mais il n'y avait plus que Sasuke, qui après un bref hochement d'épaule, partit à son tour.


Naruto retourna directement à la cabane. Il était encore perturbé. Par les événements de la journée, par les paroles de Sasuke, par Hinata...

Il se laissa tomber sur le lit. Il avait utilisé une quantité impressionnante de chakra pour le test et pour ce qui avait suivi. Il était épuisé. Mais il ne s'endormit pas. Ses yeux écarlates regardaient par la petite fenêtre la nature à l'extérieur, essayant de retrouver un semblant de calme.

- Cette journée n'a pas été de tout repos pour toi, Kit'.

- Non, répondit Naruto d'une voix neutre.

- Tu es trop attaché à cette fille.

- Ce n'est pas vrai.

- Tu en es sûr ? Regarde dans quel état tu es.

- Ça ne te regarde pas, répliqua Naruto, la voix dure.

- Change de ton, avec moi.

- Je fais ce que je veux. Rien ni personne ne m'en empêchera.

- Bien, tu retrouves ton agressivité à ce que je vois. C'est mieux que de te voir douter comme je t'ai vu le faire ces derniers temps.

- Il vaudrait mieux qu'il ne tarde pas trop à se pointer, dit Naruto. Je ne peux plus rester encore longtemps dans ce village. Ça devient trop dur. La dernière fois, on était passé en coup de vent, mais là...

- Je comprends. Mais si tu crains d'oublier qui tu es maintenant et le pourquoi de ta présence ici, regarde à ton doigt, et mets toi bien cette réalité dans la tête, Kit'. Maintenant je vais te laisser tranquille.

Naruto soupira et leva sa main droite au niveau de ses yeux. Un rayon de soleil se refléta sur la pierre bleue de sa bague. "Démon". Oui, c'était ce qu'il était et il ne devait pas l'oublier. Même pour le doux sourire d'une jeune fille aux yeux laiteux qui commençait à avoir le pouvoir de réchauffer son cœur meurtri.


En fin d'après-midi, une infirmière annonça à Hinata qu'elle avait une visite. Hinata fronça les sourcils, intriguée. Qui cela pouvait-il bien être ? Elle avait déjà reçu la visite de tous ses camarades et de Kurenaï un peu plus tôt. La porte s'ouvrit une nouvelle fois pour laisser passer une fillette aux longs cheveux noirs et aux yeux laiteux. Hinata ne put dissimuler sa surprise.

- Ha... Hanabi ? Que fais-tu ici ? Fit Hinata.

- Je viens de rentrer de mission, répondit sa sœur cadette l'air gêné, ce qui était inhabituel chez elle. Hokage-sama m'a convoqué et m'a dit que tu était ici et pourquoi.

Hanabi baissa les yeux, comme si elle ne pouvait plus supporter celui de sa sœur.

- Je... Je suis vraiment désolée, Hinata, dit Hanabi d'une toute petite voix. C'est... C'est de ma faute ce qui t'es arrivé aujourd'hui. Je suis vraiment désolée. Je me doute que tu ne pourras jamais me pardonner. J'ai été... horrible avec toi. Tu es ma sœur aînée, et pourtant je t'ai traitée comme une étrangère, voir une personne inférieure. On m'a tellement répété qu'il fallait... mépriser la faiblesse, qu'un Hyuga devait être fort, que j'ai fini par y croire dur comme fer et à te... mépriser toi, qui incarnais soit disant cette faiblesse. Je... Je le regrette aujourd'hui. Je suis... je suis vraiment désolée.

Hinata avait laissé sa sœur parler sans l'interrompre. Autant pour être sûre qu'elle aille jusqu'au bout que parce que Hinata était incapable de parler. Sa sœur, sa petite sœur si froide et distante lui présentait des excuses et pleurait presque. Hinata sentit une forte émotion lui étreindre le cœur.

- Hanabi, viens ici, fit-elle en tapotant le bord de son lit.

Après un moment d'hésitation, la fillette s'assit à côté de sa sœur. Hinata leva sa main et la posa sur la joue de sa cadette.

- Je ne t'en veux absolument pas, Hanabi, assura Hinata. D'un certain côté, tu as raison, je suis faible. Je l'ai toujours été. Ou du moins, je suis trop faible pour être l'héritière du prestigieux clan Hyuga. J'ai déçu notre père, je le sais. Et, c'est plutôt à moi de m'excuser, Hanabi.

Sa sœur la regarda sans comprendre.

- Pourquoi cela ? C'est moi qui t'ai blessée !

- Mais moi je t'ai blessée bien plus, répondit Hinata avec un air triste. Ne pouvant compter sur moi, notre père s'est tourné vers toi et t'a imposé un rythme de vie qui ne convient pas à une fille si jeune. Depuis qu'il a comprit que je ne pourrais pas diriger le clan à cause de ma faiblesse, père te fait travailler comme un forcené et c'est une épreuve très dure, je le sais. Et je sais aussi... Que tu as souffert. Et ça, c'est... à cause de moi. et je peux comprendre que tu me méprises et que tu me haïsses. Car c'est ma faute. C'est à cause de ma faiblesse que tu as du endurer tout ça. Alors, c'est à moi de te dire à quel point je regrette Hanabi.

Une larme coula le long des joues d'Hinata.

- Je ne te hais pas, grande sœur, dit Hanabi, luttant elle aussi contre les larmes. Loin de là. Et moi, je ne peux pas t'en vouloir. C'est vrai que ça n'a pas été facile tous les jours. Mais je sais que pour toi ça a été pire...

Hinata secoua la tête.

- Oublions tout ça, fit-elle en essuyant ses larmes. Tu vois ? Qu'est ce que je disais ? Je pleure, je suis donc faible.

- C'est pas vrai.

- Père ne serait pas de ton avis.

- On fera comme si n'avais rien vu, fit Hanabi avec un petit sourire.

- J'ai un service à te demander, dit Hinata.

- Lequel ?

- Est-ce que je peux prendre ma petite sœur dans mes bras ? Demanda Hinata avec un petit sourire.

Hanabi se jeta dans ses bras.

- Bien sûr grande sœur !

Hinata serra Hanabi dans ses bras, et un sourire de joie illumina son regard. Elle avait enfin retrouvé sa sœur.

Dans le couloir, Neji avait un peu le même sourire, mais en plus discret. Il était venu voir Hinata et l'avait entendu parler avec Hanabi. Un peu inquiet, il avait décidé de voir ce qu'il se passait en utilisant son Byakugan. Mais ce qu'il avait vu l'avait rassuré. A présent, tout irait beaucoup mieux pour Hinata, il en était persuadé.


- Allez, on se dépêche de finir de manger ! Fit Temari sur un ton autoritaire. Je vous rappelle que j'ai de la visite ce soir !

- Mouais, ça on le sait, soupira Kankuro. Tu crois vraiment qu'il va venir, le nullard ?

- Kankuro, ne l'appelle pas comme ça ! Le gronda sa sœur, le regard noir. Il est fainéant et râleur, certes, mais pas nul. Je te rappelle qu'il m'a battu au premier examen chuunin.

- Il ne t'as pas battu, puisqu'il a abandonné, corrigea Kankuro.

- Pour une fois que Temari reconnaît sa défaite, ne la contredit pas, Kankuro, intervint Gaara. Et puis elle a raison. Il l'a battu. Pas officiellement, mais techniquement, oui.

- Mouais, marmonna le marionnettiste, de mauvaise foi. Mais je vous rappelle qu'il ne doit d'être encore en vie aujourd'hui qu'à l'intervention de Temari. Si tu n'étais pas intervenue, contre les ninjas du son il y a trois ans, il aurait bel et bien perdu dans tous les sens du terme !

- Tu m'as l'air bien grognon, ce soir, fit Temari. Qu'est ce qu'il t'arrive ?

- Rien, rien. C'est juste que je ne l'aime pas.

- Ah bon ? Et depuis quand ? Fit Temari, assez surprise. Je pensais pourtant que vous étiez amis.

- Je n'ai rien contre lui en tant qu'ami, répondit Kankuro en s'appuyant au dossier de sa chaise et en croisant les bras. C'est en temps que prétendant qu'il me dérange. Il n'est pas digne de toi.

- On va faire une partie de go, pas coucher ensemble ! S'exclama Temari, exaspérée. Et puis, je te rappelle au passage que c'est moi l'aînée de la famille, que je suis majeure, donc que je fais ce que je veux ! Alors inutile de jouer les grands frères protecteurs qui s'inquiètent pour leur sœur dès qu'elle s'approche d'un garçon. Je trouve ça touchant que tu prennes mes intérêts à cœur, mais complètement inutile ! Bien, je dois monter me changer. Je vous laisse débarrasser la table. S'il arrive, faites le patienter un peu, le temps que je redescende.

- Ouais, c'est ça, marmonna Kankuro.

Après un sourire mi-amusé mi-exaspéré, Temari monta dans sa chambre. Ou plutôt dans la chambre qu'elle occupait dans la maison que leur laissait Tsunade lors de leurs séjours à Konoha.

Comme elle le leur avait demandé, Gaara et Kankuro amenèrent les plats dans la cuisine.

- Si j'étais toi, j'éviterai de me mêler de ses affaires, conseilla Gaara. Tu connais assez Temari pour savoir qu'elle n'aime pas ça.

- Peut être, mais moi c'est lui que je n'aime pas. Un simple chuunin de Konoha, faisant parti d'un clan mineur du village, n'est pas digne d'une fille de Kazekage.

- Temari ne partage pas ton opinion, fit Gaara en terminant de remettre tout en place. Et moi non plus. J'aime bien Shikamaru. Je le respecte. Mais tu peux tout de même être sûr que si ça venait à être sérieux entre eux et qu'il finisse par lui faire du mal, il aurait à faire à moi.

- Et à moi, ajouta Kankuro.

- Nous sommes donc d'accord. Mais bon, ce n'est pas la peine d'anticiper de manière négative. Et puis, d'un certain côté, mieux vaut qu'elle sorte avec une personne que l'on connaît et qui est digne de confiance plutôt qu'avec un de nos "chers" compatriotes, voir même Kazekage-sama, je me trompe ?

- Mouais.

Gaara eut un infime soupir puis monta dans sa chambre chercher quelque chose. Kankuro le regarda partir.

- Moi, je suis plutôt pour l'adage "mieux vaut être seul que mal accompagné", marmonna t-il.

Soudain, une idée lui vint. Mais oui ! C'était la solution idéale ! Seulement, il n'avait pas intérêt à se faire prendre, sinon dieu seul savait quelle punition affreuse Temari lui infligerait !


Les rues de Konoha étaient assez calmes, à cette heure du soir. Les habitants étaient pour la plupart en train de manger. Shikamaru avançait d'un pas lent, encore plus lent qu'à son habitude. Ce n'était pas qu'il n'avait aucune envie d'y aller. Non, ce n'était pas ça. C'était juste qu'il appréhendait un peu cette soirée. Stupide, non ? Shikamaru Nara, le chuunin le plus intelligent de sa génération et probablement celui ayant le plus de chance de passer prochainement jounin avait " peur" de passer une soirée avec une fille. Bon après tout, ils allaient seulement faire une partie de Go, pas coucher ensemble ! Non pas que cela ne fut pas tentant, d'un certain côté. Shikamaru s'immobilisa, se rendant compte de ce qu'il venait de penser. Cela ne lui ressemblait absolument pas ! Moitié horrifié, moitié exaspéré, il poussa un profond soupir. Cette fille avait décidément le don de lui embrouiller l'esprit. Enfin, ça devait juste être une histoire d'hormones tout ça. Après tout, on dit qu'un ado ne pense qu'à des choses pas nets à causes des hormones... Il se remit à marcher. Il passa dans le quartier de son meilleur ami.

- Je ferrais peut être mieux d'aller chez Chôji, pensa t-il. Après tout, c'est là que je suis sensé être officiellement.

Il avait menti à ses parents lorsqu'ils lui avaient demandé où il allait, une fois le repas terminé. Il avait préféré leur dire qu'il allait passer la soirée chez son meilleur ami, plutôt que la vérité, autrement dit chez une ninja de Suna à fort tempérament et bien roulée. Nouvelle claque mentale. Couchés les hormones ! S'il se mettait à penser comme ça, il n'était pas sorti de l'auberge ! Oui, il avait mieux valu mentir à ses parents. Il n'avait vraiment pas eu envie de voir le sourire entendu de son père et d'entendre les commentaires de sa mère sur le comportement à avoir lorsqu'on se retrouve dans la même pièce qu'une fille. Sans oublier qu'elle lui aurait sûrement sorti le refrain : " Tu es encore jeune, Shika, alors je t'en supplie, attends avant de perdre ton innocence ! Je veux que tu sois bien sûr de toi avant de te lancer dans les rapports sexuels". Dans ce cas là, Shikamaru aurait très bien pu lui répéter un milliard de fois qu'il allait juste jouer au Go, elle ne l'aurait pas cru. Le jeune Nara se rendit compte qu'il s'était arrêté à proximité de la maison de Chôji. Aller chez son ami était très tentant. Mais il se rappelait les paroles de ce dernier et d'Asuma, la veille.

- Soit un homme et vas-y, quoi qu'il arrive ! Si tu te défiles, c'est que tu es un lâche qui a peur d'une fille.

Il soupira à nouveau.

- Galèèèère.

Il se remit en route. Après tout, ils n'avaient pas tord. Il était un homme. Il n'allait quand même pas fuir devant elle ! Devant une innocente proposition de revanche ! Enfin, était-elle si innocente que ça ? Il lui avait semblait avoir remarqué dans les yeux de Temari par moment, quand elle le regardait, une drôle d'expression qui ne lui disait rien de bon.

- Pfff ! Ridicule ! S'exclama-t-il à voix haute. La fille de feu Kazekage-sama, une des filles les plus canons de Suna ( re-couchés les hormones ! ), qui serait intéressé par le plus grand râleur et fainéant de la planète ! Je ne vois pas où je vais chercher toutes ces idées complètement stupides !

Ce fut donc un peu plus rassuré qu'il arriva en vue de la maison qu'occupaient les trois frangins du sable. Après avoir pris une profonde inspiration, il s'approcha de la porte. Au moment où il allait frapper, un rire arrêta son geste. Cela venait de l'intérieur. Shikamaru connaissait ce rire, même s'il ne l'avait pas entendu souvent. Intrigué, il tendit l'oreille. Non, ce n'était pas de l'espionnage ! Juste de la curiosité.

- Tu n'es pas sérieux, quand même, dit Temari en riant. Tu croyais vraiment que j'éprouvais quoi que ce soit pour lui ?

Shikamaru fronça les sourcils. Mais de qui parlait-elle ? Intrigué, il s'approcha de la fenêtre qui était légèrement ouverte. En y jetant un coup d'œil discret, le chuunin vit Temari, assise sur une chaise en face de son frère Kankuro.

- Avoue que ça peut prêter à confusion, fit Kankuro. Vu ton comportement... Et puis, il doit venir ce soir.

Shikamaru se fit encore plus attentif. Ils parlaient de lui !

- Oui, pour une partie de Go, répondit Temari. Quand à mon comportement envers lui...

Nouvel éclat de rire, mais plus bref.

- Allons, ce n'est qu'un jeu pour moi, tu devrais le savoir ! Continua t-elle. Je m'ennuie ici, alors je me divertis comme je peux. Et Shikamaru Nara est une source d'amusement que je suis loin d'avoir épuisé ! Je suis curieuse de voir si je vais réussir à l'attirer dans mes filets. C'est un des défis le plus intéressants que j'ai relevé ! Après tout, Ino, cette planche à pain, s'est découragée. Mais moi, rien ne me résiste !

Shikamaru était outré par ce qu'il entendait.

- Alors tu n'es pas sérieuse, avec lui, fit Kankuro.

- Bien sûr que non ! C'est encore un gamin, pour moi. Tu devrais savoir que je préfère ce qu'on appelle les "vrais hommes".

C'en était assez. Partagé entre la colère, l'écœurement et un autre sentiment qui ressemblait à de la déception, Shikamaru s'éloigna sans bruit. Alors c'était ça le vrai visage de Temari. Une garce manipulatrice et joueuse dont le passe temps était d'essayer de séduire des garçons. Et même s'il se maudit pour ça, il devait s'avouer que son petit jeu de séduction avait marché puisque la jeune fille était loin de le laisser indifférent. Une vague de colère, contre elle et contre lui-même, l'envahi en repensant à ce qu'il avait entendu. Un gamin. Une source encore inépuisée d'amusement. Jusqu'à présent, Shikamaru ne s'était jamais vraiment intéressé aux femmes. Peu importait ce qu'elles pouvaient bien penser de lui. Cette fois-ci, cela aurait dû être la même chose. Et pourtant. Il était bien obligé d'admettre que ce qu'il venait d'entendre lui avait fait mal.

- Je hais les femmes, déclara t-il à voix haute froidement.

Plus renfrogné que jamais et de mauvaise humeur, Shikamaru rentra chez lui.

Kankuro le regarda partir par la fenêtre, un sourire satisfait aux lèvres. Et il était sûr que, désormais, Shikamaru Nara ne s'approcherait plus de sa sœur. En parlant de sœur... Vite faire disparaître les preuves ! Il rompit rapidement l'illusion et Temari disparut, laissant place à sa marionnette Karasu. Décidément, il était vraiment doué pour la faire passer pour une autre personne ! Il ôta aussi le jutsu de "barrière sonique" qui isolait la pièce qu'il avait posé afin d'être sûr que Temari n'entende rien de ce qui se passait en bas. Voilà, plus rien ne laissait deviner ce qu'il venait de se passer. Il était temps. Quelques minutes plus tard, Temari redescendit.

- Il n'est toujours pas là ? Demanda t-elle.

- Non, répondit Kankuro en faisant semblant de réparer quelque chose sur Karasu.

Temari fronça les sourcils.

- Bizarre, fit-elle en regardant sa montre. On avait pourtant dit 21 heures, et même si c'est un gros fainéant, il est toujours ponctuel.

- Il t'aura juste fait faux bond, dit Kankuro en haussant les épaules. Ça ne m'étonnerait pas de lui.

- Non, il n'est pas comme ça, contrairement à bon nombre de garçons que je connais, fit Temari en secouant la tête.

- Penses ce que tu veux. Maintenant excuse-moi, je monte me coucher.

- Tu n'es pas du genre à te coucher tôt d'habitude.

- Je suis fatigué, prétendit le marionnettiste.

- D'avoir fait quoi ? Se moqua gentiment sa sœur. D'avoir observer les autres se démener contre leurs senseïs ?

Kankuro ne répondit pas et monta dans sa chambre.

- C'est bas, ce que tu as fait, dit une voix derrière lui.

Kankuro se retourna et vit Gaara, appuyé contre le mur à côté de la porte donnant sur sa propre chambre, en face de celle de son frère.

- De quoi tu parles ? Demanda Kankuro le plus innocemment possible.

- Tu sais très bien de quoi je parle.

Kankuro soupira, rejetant un début de panique.

- Comment t'as fait à savoir ? Demanda t-il.

Gaara ouvrit sa main droite pour laisser apparaître un œil de sable.

- Je vois, fit Kankuro. Tu as utilisé ton "troisième œil" pour m'espionner.

- Oui, acquiesça Gaara en dissipant le sable. Tu es conscient que lorsqu'elle l'apprendra, car elle le saura tôt ou tard, elle risque de t'infliger une punition pire que les tourments de l'enfer ?

- Comment pourrait-elle l'apprendre ? A moins que tu le lui dises... Fit Kankuro en jetant un regard mi-suspicieux mi-inquiet à son frère.

- Tu as de la chance que je n'aie pas envie de perdre un autre membre de ma famille. Donc non, je ne lui dirais pas. Mais ça te retombera dessus tôt ou tard.

- Peut être. Mais c'est dans son intérêt que j'ai fait ça, assura Kankuro. Il n'est pas assez bien pour elle.

- Tu sais que je ne suis pas d'accord avec toi, dit Gaara. Mais libre à toi de penser ainsi. Rappelle toi juste que je t'aurai prévenu.

Puis sans ajouter une autre parole, Gaara descendit au salon pour tenir compagnie à Temari.


Le lendemain, Tsunade convoqua les quatre senseïs pour avoir les résultats du test.

- Ce sont de bons éléments, fit Asuma.

- Oui, ça je m'en doute, mais j'ai besoin d'un avis impartial, dit Tsunade, en sortant de quoi noter.

- Nous sommes impartiaux, protesta Kakashi. Même si ce sont nos élèves. Je pense pouvoir dire que parmi ces 13 chuunins, en comptant Naruto, il doit y en avoir... je dirais au minimum cinq que nous recommanderions sans problème pour l'examen jounin. Puisque c'était bien là le but de ce test, n'est ce pas, Hokage-sama ?

- Tu as bien deviné, Kakashi, acquiesça la Godaïme. Quels sont ceux que vous recommanderiez ?

- Neji Hyuga, Sasuke Uchiwa, Shikamaru Nara, Shino Aburame et bien sûr, Naruto Usumaki, répondit Kurenaï. Ces cinq là ont largement les compétences.

- Lee aussi a le niveau ! Protesta Gaï.

- Gaï, j'ai demandé à ce que votre attachement pour vos élèves ne vienne pas interférer dans votre jugement, soupira Tsunade.

- Les autres ne se débrouillent pas mal, accorda Kakashi. Mais ces cinq là sont vraiment ceux qui sortent du lot, et certains encore plus que les autres.

- Bien, nous verrons donc ça plus tard, fit Tsunade. Merci, vous pouvez disposer. Kakashi, reste, s'il te plait.

Gaï, Asuma et Kurenaï partirent, laissant Kakashi avec l'Hokage.

- Est-ce que dans ceux que vous recommandez, il y en a qui sont arrivé jusqu'à toi ? Ou plutôt, est ce qu'il y en a qui sont parvenu à prendre ta clochette ? Demanda Tsunade.

- Shikamaru est le seul de ceux que Kurenaï a nommé que je n'ai pas affronté. Il a abandonné après avoir vaincu Gaï.

- Ça ne m'étonne pas de lui, soupira la Godaïme.

- Pour ce qui est de la clochette, continua Kakashi, il n'y a qu'une personne qui est parvenue à me la prendre.

- Laisse-moi deviner, intervint une voix derrière eux. C'est Naruto, n'est ce pas ?

Tsunade et Kakashi se tournèrent vers Jiraya, qui venait d'arriver.

- Exact, acquiesça Kakashi. Comme je le pensais, il a gardé son caractère imprévisible.

- Et c'est une bonne chose, ajouta Tsunade. Dis-moi, Jiraya, est ce que tu as réussi à en apprendre plus, sur Akatsuki et les troupes d'Orochimaru ?

- Non, répondit son camarade. Rien de plus depuis hier.

- Pourquoi est ce qu'il a fallu que tout ça arrive pendant que je suis Hokage ? Soupira Tsunade.

- Sentirais-tu le poids de l'âge, Tsunade ? Se moqua gentiment Jiraya.

Après tout, même si elle paressait n'en avoir que 22, Tsunade avait quand même 53 ans !

- Ce n'est pas vraiment ça, répondit la Godaïme, après avoir failli assommer Jiraya. De toute manière, Sarutobi-senseï avait tenu son rôle jusqu'à un âge bien plus avancé que le mien.

- Oui, mais c'est parce qu'il était âgé qu'il est mort, dit Kakashi.

Il ne voulait pas par là manquer de respect au regretté Sandaïme, mais c'était la vérité, et tout le monde le savait.

- Dis-moi, Tsunade, aurais-tu commencé à penser à celui qui pourrait un jour te succéder ? Demanda Jiraya.

- Tu m'aurais posé la question il y a trois ans, je t'aurais répondu sans aucune hésitation, murmura Tsunade en portant la main à son pendentif.

- Pardon, tu disais ? Fit Jiraya qui n'avait pas entendu.

- Rien, répondit la Godaïme. Pour en revenir à ta question, Jiraya, il y a plusieurs personne que je pourrai envisager. Comme tout le monde le sait, Sasuke Uchiwa est un chuunin très prometteur. S'il continue comme ça, il pourrait devenir le ninja le plus puissant du village, ou presque. A ce niveau là, il serait le mieux placé pour être Hokage. Mais la flamme qui brûle en lui n'est à mon avis pas assez forte pour lui permettre de devenir le pilier de Konoha. J'ai même envisagé un moment Shikamaru Nara. Il est peut être moins puissant que Sasuke mais c'est son intelligence, qui le rend redoutable. Et puis, il se soucie plus que Sasuke que ses camarades.

- Tu sais que le droit du sang compte beaucoup dans le choix d'un Hokage ? Fit Jiraya.

- Oui, je sais, répondit Tsunade. Après tout, dans mes veines coule le même sang que celui de mon grand-père, le Shodaïme. Mais je ne vois pas pourquoi tu m'en parles.

- Le droit du sang pourrait prévaloir sur les mérites d'un ninja dont le sang ne serait pas le même que celui d'un Hokage, répondit Jiraya. Enfin, si cette personne en a le niveau, bien sûr.

- Ça y est, je vois ce que tu veux dire, fit Tsunade. Mais je ne pense pas que Konohamaru fasse l'affaire. Il fait des progrès mais...

- Je ne pensais pas à Konohamaru, l'interrompit Jiraya.

- Mais de qui alors ? Demanda Tsunade. A part moi, il est le seul à avoir un lien de parenté avec un ancien Hokage.

- Non, intervint Kakashi. Il y a quelqu'un d'autre.

- Qui ça ?

Jiraya et Kakashi échangèrent un regard.

- Très peu de personnes le savent, commença Kakashi.

- En fait, maintenant que le Sandaïme est mort, je crois qu'il n'y a plus que Kakashi et moi, continua Jiraya. C'est lui, qui avait tenu à ce que cela reste secret.

- Vous allez vous décider à me dire de quoi vous voulez parler, à la fin ! Commença à s'énerver Tsunade.

Presque d'un seul mouvement, Jiraya et Kakashi tournèrent la tête pour regarder l'un des portraits accrochés au mur. Celui du Yondaïme.

- Il y a une autre personne mis à part Konohamaru qui puisse prétendre au titre d'Hokage par le droit du sang, dit Kakashi.


Hinata allait beaucoup mieux et Tsunade avait accepté qu'elle rentre chez elle. De toute manière, après deux jours passés à l'hôpital, la jeune Hyuga n'en pouvait plus de rester allongée. Shino, Kiba, Kurenaï, Neji et Hanabi l'attendaient dans le couloir.

- Tout ce monde pour moi ? Fit Hinata, à la fois gênée et émue.

- Tu croyais pas qu'on allait te laisser rentrer toute seule ! S'exclama Hanabi.

- C'était tout à fait hors de question ! Ajouta Kiba avec un grand sourire.

Les trois autres approuvèrent d'un signe de tête. Ce fut donc en très bonne compagnie qu'Hinata regagna le domicile des Hyuga.


Perché dans un arbre non loin de la résidence, Naruto observait la scène. Il était soulagé de voir que la jeune fille ne semblait présenter aucune séquelle grave. Au fond de lui, il sentait qu'il avait envie d'aller la voir, pour lui dire qu'il était heureux qu'elle aille mieux. Il en avait eu envie depuis deux jours, depuis qu'elle s'était réveillée. Mais à chaque fois, il s'arrêtait au dernier moment, son regard se posant sur la bague à son annulaire droit. Il avait donc décidé de passer ces deux derniers jours à tenter de faire le vide dans son esprit, assis au sommet du mont des Hokage. Autre point positif, pendant ces jours passés sur la falaise, aucune voix dérangeante n'avait troublé sa "méditation". Pas de commentaires acerbes ou exaspérés de la part de son "compagnon". Rien. Calme plat. Il avait respecté son désir de solitude. Et ça avait été très reposant. Naruto regarda les trois Hyuga pénétrer dans la maison familiale, puis Kurenaï, Shino et Kiba partir chacun de son côté. Au bout d'un moment, il se décida à bouger. Il bondit de sa branche et se mit à marcher sans but précis dans les rues de Konoha. Cela faisait à peine cinq minutes qu'il avait quitté la maison des Hyuga quand quelqu'un l'interpella.

- Eh, blondinet ! Attends-nous !

Naruto se retourna. Temari, Gaara et Kankuro venaient dans sa direction.

- Dis, t'aurais pas vu ce gros fainéant de Shikamaru ? Lui demanda Temari une fois arrivée à sa hauteur. Cela fait deux jours que je le cherche.

- Non, je ne l'ai pas vu, répondit Naruto. Pourquoi tu veux le voir ?

- Je voudrais savoir pourquoi il est pas venu, mardi soir. J'ai attendu jusqu'à 23 heures, mais il ne s'est pas pointé.

Naruto fronça légèrement les sourcils. Shikamaru avait pourtant dit qu'il irait. Se serait-il dégonflé en cours de route ?

- Il est peut être parti en mission, proposa Naruto.

- Non, dit Gaara. Nous avons demandé à Hokage-sama, mais d'après elle, il est toujours au village.

Naruto remarqua que quelque chose n'allait pas avec Gaara. Bon d'accord, pour remarquer que quelque chose n'allait pas chez Gaara, lui qui avait presque toujours son expression impassible, ce n'était pas une mince affaire ! Mais Naruto avait toujours réussi à percevoir beaucoup mieux que les autres, les sentiments dissimulés derrière ce genre de façade. Et il fallait ajouter qu'il était devenu très observateur ces deux dernières années. Bien obligé, vu qui il avait fréquenté !

- Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression qu'il fait tout pour m'éviter ! Continua Temari.

- Vous vous êtes encore chamaillés, c'est ça ? Demanda Naruto.

- Pour lui crier dessus il aurait fallu que je le vois !

Naruto reporta son attention sur Gaara dont le regard n'arrêtait pas de passer de Naruto à Kankuro. Naruto finit par regarder à son tour dans la direction de Kankuro. Il remarqua que derrière son masque, autant de maquillage que masque d'ennui profond qu'il affichait à cet instant, il semblait un peu nerveux. Mais nerveux pourquoi ?

- Bon, tant pis, fit Temari en soupirant. Je ne vais quand même pas lui courir après ! S'il veut me parler, il sait où me trouver. A plus.

Après avoir adressé à Naruto un petit signe d'au revoir, Temari reprit sa route, suivit par ses frères. Naruto les regarda disparaître à un tournant et repensa à ce que Temari venait de lui dire. Où pouvait bien être passé Shikamaru ? Et puis, ce n'était pas normal qu'il ne soit pas allé prendre sa revanche au Go. L'espace d'un instant, Naruto pensa aller voir Chôji pour lui demander s'il savait où était son meilleur ami. Puis il renonça. Ce n'étaient pas ses affaires ! Il devait éviter de s'impliquer dans les affaires personnelles de Konoha plus qu'il ne l'était déjà ! Il prit le chemin pour rentrer à la cabane. Alors qu'il approchait du bois, il s'arrêta. Il venait de sentir une odeur qu'il connaissait. Ce fut ainsi qu'il se rendit compte que presque inconsciemment, il avait utilisé son chakra pour développer ses sens, notamment son odorat. Il huma profondément l'air, puis un sourire en coin étira ses lèvres.

- Je te tiens, fit-il, avant de se diriger dans la direction d'où provenait l'odeur.

Il marcha environ 5 minutes, avant d'arriver au bord d'une cascade. L'endroit était désert à cette heure-ci de la journée. Enfin, pas si désert que ça... Naruto leva la tête et aperçut, assise dans un arbre, la personne qu'il cherchait.

- Salut, fit-il.

- Qu'est ce que tu fous là ? Grogna Shikamaru.

- Je pourrais te retourner la question.

- J'avais envie de solitude pour réfléchir, répondit Shikamaru, la tête tournée vers le ciel.

Naruto bondit sur une des branches voisines à celle où se trouvait Shikamaru. Il se demanda par la même occasion ce qui l'avait poussé à venir ici, alors qu'il s'était ordonné de ne pas s'en mêler.

- J'ai croisé les frangins du désert, tout à l'heure, annonça t-il sur un ton neutre, en observant les réactions du jeune Nara. Temari te cherchait.

Naruto vit son camarade se raidir et se renfrogner, mais continua.

- Elle m'a demandé si je savais où tu étais. Il parait que ça fait deux jours qu'elle te cherche partout. Elle commence à penser que tu cherches à l'éviter. Elle se demande aussi pourquoi tu n'y es pas allé, mardi soir.

- Comme si elle ne s'en doutait pas, grogna Shikamaru.

A nouveau, Naruto fronça les sourcils. Décidément, il y avait un problème.

- Mais encore ? Demanda t-il.

- Depuis quand tu t'intéresses aux affaires des autres ? Riposta Shikamaru d'un ton à mi chemin entre la lassitude et l'agressivité. Depuis que tu es revenu, tu nous as clairement fait comprendre que tu n'avais aucune envie de renouer des liens avec nous. Alors pourquoi tu me poses cette question?

Naruto soupira. Très bonne question. C'était vrai, pourquoi se mêlait-il de choses qui ne le regardaient pas ? Une réponse s'imposa dans son esprit. Parce que c'était plus fort que lui. Parce qu'au fond de lui, il les considérait toujours comme ses amis. Et il n'aimait pas voir ses amis souffrir.

- Tu n'as pas tord, répondit-il en regardant lui aussi le ciel. C'est vrai que j'ai essayé de garder mes distances depuis que je suis revenu. Mais il semblerait que m'inquiéter pour une personne que je considère toujours comme un ami est une chose naturelle chez moi. Chassez le naturel, il revient au galop.

Il ponctua sa remarqua d'un petit rire mi-moqueur, mi-amère. Shikamaru baissa les yeux vers lui et réfléchit un moment.

- C'est sympa de t'inquiéter pour moi, dit-il. Mais tu ne pourras rien y faire. J'en ai déjà parlé avec Chôji. Il m'a cuisiné une journée entière pour me faire cracher le morceau.

- Je n'en doute pas, fit Naruto. Et je n'ai ni l'envie ni le temps de faire pareil. Par contre, si tu ne veux pas me dire ce qui ne va pas, je connais plusieurs méthodes pour faire parler quelqu'un assez rapidement. Mais je préfèrerais ne pas avoir à en arriver là. Surtout vu qu'il s'agit de toi.

- Tu plaisantes, là ? Demanda Shikamaru en fixant son camarade.

Aucune trace de plaisanterie ne se lisait sur son visage. Shikamaru se demanda de quel genre de méthode il voulait parler. Au fond, il valait peut être mieux qu'il ne le sache pas ! Et il se demanda aussi comment Naruto avait pu en arriver à connaître de telles choses. La mort de Meïling l'avait-elle à ce point détruit pour qu'il en vienne à ces extrémités ? Apparemment oui. Shikamaru soupira. Naruto n'avait visiblement pas l'intention de bouger. Il finit par lui raconter la conversation qu'il avait surprise entre Temari et Kankuro.

- Maintenant, je pense que tu comprends pourquoi je n'ai plus très envie de la voir, conclut Shikamaru.

Naruto l'avait écouté sans l'interrompre. Il réfléchissait. Ce qu'il venait d'entendre ne collait pas avec ce qu'il connaissait de Temari.

- J'avoue que je ne comprends pas, fit finalement Naruto, après un moment de silence.

- Moi ce que je ne comprends pas, c'est comment je n'ai pas pu voir clair dans son jeu, grogna Shikamaru en retournant son regard vers le ciel. Quoi qu'il en soit, ça me conforte dans ma certitude. Je hais les filles !

- Elles ne sont pas toutes comme ça, murmura Naruto d'une voix presque douloureuse.

Shikamaru regarda son ami. L'espace d'un instant, de la tristesse avait voilé son regard.

- Non, peut être, dit-il, pour "s'excuser". Mais celle-là oui.

- Je ne comprends vraiment pas, répéta Naruto. A moins que...

Il venait de se souvenir de quelque chose. Le regard de Gaara en direction de son frère et le malaise de Kankuro. Non, il n'aurait pas fait ça !

- A moins que quoi ? Demanda Shikamaru.

- Dis-moi, tu es sûr qu'il s'agissait de Temari ?

- Tu me prends pour un idiot ? Soupira Shikamaru. Bien sûr que c'était elle. Même si elle me tournait le dos, c'était sa voix. Et il n'y a pas 36 filles à Konoha coiffées comme elle !

- Je vois, fit Naruto. Bon, oublies tout ça. Ce n'est pas le moment de se laisser distraire. Orochimaru peut attaquer à tout moment. Il faut donc être prêt à combattre.

- Je sais.

- D'après mes renseignements, ses troupes sont plus puissantes que la dernière fois, annonça Naruto.

- Plus puissantes ? S'exclama Shikamaru les yeux légèrement écarquillés. Si c'est vraiment le cas, nous aurons du mal à résister. Mais nous nous battrons jusqu'au bout.

- Bonne mentalité, approuva Naruto.

Il hésita un moment puis glissa sa main dans sa poche.

- Je voudrais te donner quelque chose, dit-il.

Il tendit à Shikamaru une petite fiole contenant un liquide transparent.

- Qu'est ce que c'est ? Demanda ce dernier.

- Quelque chose qui pourra t'être utile pendant la bataille.

- Tu peux être plus précis ?

Naruto regarda Shikamaru droit dans les yeux.

- Ecoute bien ce que je vais te dire, c'est très important...


Un jour passa. Et toujours aucune nouvelle d'Orochimaru. Pourtant, des mouvements suspects avaient été signalés dans les environs. Dans l'après-midi, Tsunade convoqua Honda dans son bureau.

- J'ai une mission à te confier, lui annonça t-elle.

- A vos ordres.

- Cela m'embête de la confier à un nouveau chuunin mais je n'ai malheureusement pas le choix, soupira la Godaïme. Je ne peux pas diminuer la garde du village.

- Ne vous inquiétez pas, Hokage-sama, je ferrais de mon mieux pour réussir cette mission, assura Honda.

- Je l'espère. Voilà de quoi il s'agit. On m'a informé de mouvement suspects dans les alentours du village. J'ai besoin de quelqu'un pour aller vérifier cela.

- Je m'en occupe, dit Honda, heureux qu'on lui donne sa chance.

- Mais sois très prudent, lui demanda Tsunade. Je n'ai pas envie de perdre l'un de mes ninja. Qui plus est un ninja prometteur.

- Je serais prudent, assura Honda, flatté du compliment.

- Bien. Voici les détails de ta mission.

Tsunade lui tendit un parchemin avec tous les renseignements.

- Va et reviens vite et en un seul morceau, dit Tsunade.

Après avoir salué l'Hokage, Honda quitta son bureau. Une fois dehors, il laissa s'exprimer sa joie. Enfin, on avait besoin de lui ! Enfin il allait pouvoir montrer sa valeur !

- Je ne vous décevrai pas, Hokage-sama ! Dit-il à voix haute, avant de bondir.

Mais il était tellement excité et pressé qu'il ne vit même pas qu'il avait mal rangé son ordre de mission et que celui-ci était tombé au sol. Alors qu'il venait de partir, une silhouette apparut là où il s'était tenu auparavant et ramassa le parchemin.


Cela faisait 10 minutes que Honda avait quitté l'enceinte du village. Jusqu'à présent, il n'avait rien remarqué de suspect. Il avançait prudemment. Le moindre faux pas pouvait lui être fatal, si réellement des ninjas du son traînaient dans les parages. Soudain, un détail attira son attention. Une empreinte de chaussure. Cela pouvait être considérer comme insignifiant, sauf que ce n'était pas la seule qu'il trouva et que les marques laissées ne ressemblaient pas à celle que faisaient les chaussures des ninjas de Konoha. Honda se pencha et étudia les empreintes. Un, Deux, Trois... Dix ninjas non identifiés. Les renseignements de Tsunade étaient donc exacts. Honda pensa un moment à rentrer puis se ravisa. Il voulait au moins réussir à trouver un campement, pour avoir quelque chose de concret à annoncer à l'Hokage. Il se remit en route. Au bout d'un moment, il trouva ce qu'il cherchait. Ce qui l'étonnait, c'était que ce campement n'était pas bien caché. N'importe qui pourrait le trouver. C'était étrange. Soudain, le campement disparut.

- Du... Du genjutsu ! Fit Honda.

- Et oui, du genjutsu, ricana une voix derrière lui.

Un violent coup le propulsa plusieurs mètres plus loin. Honda se releva et constata avec horreur qu'il était encerclé par dix ninjas de Oto. Et tous chuunins au minimum. Ça se présentait mal.

- Regardez ce qu'on a là, fit l'un d'eux. Un rat de Konoha. Alors le mioche, on nous cherchait ?

Nouvel éclat de rire des ninjas d'Oto. Honda pesta. Il avait manqué de vigilance. Ses chances de survies étaient minces, mais il ne pouvait pas mourir ici et maintenant. Il devait absolument transmettre ce qu'il savait à l'Hokage. Et puis, il ne pouvait pas laisser sa mère seule. Hors de question !

- Peu importe si vous me tuez, dit Honda. Vous ne triompherez pas des ninjas de Konoha. Hokage-sama vaincra votre chef comme elle l'a déjà fait !

- C'est beau de rêver, gamin, ricana l'un des ninjas d'Oto. Konoha tombera. Mais rassure-toi, tu ne le verra pas, puisque tu seras mort.

Et le combat commença. Honda bondit vers son adversaire le plus proche. Un chuunin, il avait donc ses chances. Son adversaire était doué, mais Honda parvint quand même à le tuer, récoltant tout de même de nombreuses blessures. Il parvint à en blesse un autre, mais ses adversaires étaient trop nombreux. Honda fut rapidement mis à terre.

- Tu t'es plutôt bien défendu pour un gamin, dit l'un des ninjas. Mais maintenant c'est fini.

Honda le vit sortir un kunaï et le lever au dessus de son cœur.

- Il a raison, se dit-il. C'est bien fini. J'ai échoué. Pardonnez-moi, Hokage-sama. Maman, je suis vraiment désolé...

L'arme vint à la rencontre de son corps. Quelques secondes avant le coup mortel, un tremblement de terre arrêta le geste du ninja d'Oto.

- Mais qu'est ce que ! Fit-il.

- Katon : Boules de flammes infernales !

De nombreuses boules de feu se dirigèrent vers les ninjas d'Oto qui durent bondir en arrière pour les éviter.

- Qui... Fit Honda.

Il se sentit soudain attraper et avant de comprendre ce qu'il se passait, il se trouvait à une bonne distance de l'endroit où il gisait auparavant, caché derrière un arbre, le bras passé autour du cou d'une personne. Cela avait duré moins de trois secondes. Honda tourna la tête pour apercevoir le visage de son sauveur et tout son corps se raidit en le reconnaissant.

- Toi ! Fit-il en tentant de se dégager. Qu'est ce que tu fais ici ?

- Je t'ai vu quitter le bureau de l'Hokage, répondit Naruto, en le lâchant. Tu as perdu ton ordre de mission en partant, alors je l'ai ramassé et lu.

- Faut pas se gêner !

- Ecoute, c'est le dernier de nos soucis pour le moment, fit Naruto. Ils ne vont pas tarder à arriver. Tu peux bouger seul ?

- Bien sûr ! Répondit Honda avec colère et fierté.

- Parfait. Alors cours jusqu'au bureau de l'Hokage et dis lui tout ce que tu as découvert.

- Et toi ?

- Je m'occupe d'eux, répondit Naruto, le regard dur. Pas un ne doit s'échapper.

- Tu n'y arriveras jamais seul ! Ne put s'empêcher de s'exclamer Honda.

- C'est gentil de t'inquiéter, dit Naruto avec un mince sourire. Mais ce n'est pas la première fois que je me retrouve dans une telle situation.

- Je ne peux pas te laisser te battre seul !

- Fais ce que je te dis ! Ordonna Naruto. La guerre est peut être sur le point de commencer ! Chaque minute compte !

Bref silence, puis Naruto reprit la parole sur un air attristé.

- Et puis, je te dois bien ça...

Cela n'avait été qu'un murmure, mais Hona l'avait entendu. Il le regarda avec surprise. Il avait l'air sincère... Après tout, tout ce qu'on racontait sur lui, surtout ses amis et senseïs, pouvait être vrai...

- File ! Ils arrivent ! Lui cria Naruto.

Honda bondit juste au moment où les ninjas du son attaquaient. Du coin de l'œil, il vit Naruto contrer l'attaque de trois d'entre eux.

- Cours et ne te retourne pas ! Lui cria Naruto.

Honda obéit. Il sentit une présence derrière lui. Un ninja du son le suivait !

- C'est moi votre adversaire ! Entendit-il Naruto dire.

L'instant d'après, le ninja qui suivait Honda gisait au sol, mort. Le jeune chuunin ne se retourna plus. Il fonça à perdre haleine jusqu'au village.


Naruto s'assura qu'Honda avait réussi à s'enfuir avant de se concentrer entièrement sur ses ennemis. Il était seul contre huit. Défi intéressant. Il bondit. Les attaques s'enchaînèrent. Taïjutsu, jutsus de Doton, Suiton et Katon... Rapidement, il ne resta plus à Naruto que quatre adversaires. Naruto jura quand le kunaï de l'ennemi se planta dans son ventre. Il avait été imprudent ! Mais il fallait dire pour sa défense qu'il était à bout, autant physiquement que mentalement. Tous les derniers évènements l'avaient perturbé et cela faisait trois jours qu'il n'avait pas dormi. Il était trop agité pour cela. Et cette agitation avait commencé le jour même de son arrivée à Konoha, même s'il avait tout fait pour l'ignorer. Et maintenant, cela se retournait contre lui. Il sentit le sang s'écouler de sa blessure. Il pourrait en finir rapidement avec ses adversaires qui se réjouissaient déjà, pensant Naruto hors course. Mais s'il lâchait sa pleine puissance, il ne serait plus capable de se contrôler, vu son état d'épuisement mental. Mais d'un autre côté, il n'avait pas vraiment le choix. Alors que ses adversaires s'approchaient de lui pour lui donner le coup de grâce, il bondit, plus rapide qu'auparavant, et les yeux écarlates. Il ne sentait plus la douleur, même si elle était toujours présente. Il rassembla son chakra et bondit à plusieurs mètres au-dessus de ses adversaires.

- Ninpô, la pluie de flèches mortelles !

Il lança un kunaï qui se divisa aussitôt en une centaine d'autres qui foncèrent vers les ninjas d'Oto no Kuni. Ceux ci se protégèrent de leur mieux, soit en utilisant des jutsus soniques, soit des Doton. Mais leurs défenses furent percées. Le jutsu de Naruto méritait son nom. Les kunaïs traversèrent les ondes soniques sans dévier de leur trajectoire, ainsi que les épais murs de terre. Les ninjas du son eurent à peine le temps de sentir la douleur de l'impact, que Naruto était déjà derrière eux, kunaïs en main. Quelques secondes plus tard, tous les ninjas du son étaient mort. Naruto fit un effort surhumain pour se calmer et faire taire ses pulsions meurtrières. La douleur revint. Il porta sa main à sa blessure, qui saignait toujours abondamment. Alors qu'il allait tenter de se guérir, il perçut un mouvement. Ce fut alors qu'il se rendit compte qu'il s'était trompé. Pas tous les ninjas du son n'étaient mort. Il en restait un. Qui s'enfuyait, probablement pour donner l'alerte. Naruto jura. Blessé et épuisé, il ne parviendrait jamais à le rattraper !


Honda fit une entrée fracassante dans le bureau de Tsunade.

- Hokage-sama ! S'écria t-il.

- Honda, tu n'as pas appris à frapper avant d'en... Commença Tsunade, exaspérée.

Mais elle se tut en voyant son expression et ses blessures.

- Qu'est ce qu'il s'est passé ? Lui demanda t-elle immédiatement en se précipitant vers lui pour le soigner.

- Des ninjas du son, répondit Honda tandis que sa douleur disparaissait. Je suis tombé dans un piège. Désolé, Hokage-sama, je me suis fait avoir comme un débutant.

Le jeune chuunin était honteux.

- Comment es-tu arrivé ici ? Demanda Jiraya, qu'Honda n'avait pas remarqué. Tu as réussi à vaincre tes adversaires seul ?

Honda secoua la tête.

- Non, il est arrivé juste à temps pour me sauver la vie.

- Qui ?

- Naruto.

- Naruto était avec toi ! S'exclama Tsunade. Où est-il ?

- Il est resté pour couvrir mes arrières et me permettre de venir faire mon rapport au plus vite, avoua Honda, un peu honteux d'être parti. Il a dit qu'il pouvait se charger des neuf ninjas d'Oto.

Tsunade se tourna vers Jiraya.

- Tu crois qu'il peut vraiment le faire ? Lui demanda t-elle.

- Normalement oui, répondit le sennin des crapauds. Mais...

Il fut interrompu par de violents coups frappés à la porte. Avant même que Tsunade n'ait donné la permission d'entrer, la porte s'ouvrit pour laisser passer Sakura et Sasuke.

- Pardonnez cette intrusion, Hokage-sama, fit Sasuke.

- Mais nous avons vu Honda venir ici et il n'avait pas l'air d'aller bien, alors nous nous sommes inquiétés, ajouta Sakura.

- Ça va, Hokage-sama a guéri mes blessures, les rassura Honda. Mais il faudrait peut être lui envoyer des secours à lui.

- A qui ? Demanda Sakura.

- A Naruto, répondit Tsunade. Il est resté là bas pour permettre à Honda d'arriver en un seul morceau. Je pense que je peux vous charger d'aller le récupérer.

- Dites-nous juste où aller, fit Sasuke.

- C'est sympa de vous faire du soucis, mais inutile, déclara soudain une voix derrière eux.

Tous se retournèrent vers la fenêtre.

- Naruto ! S'exclama Sakura. Tu vas bien ?

- Comme tu le vois, répondit le jeune homme en haussant les épaules. Vous pouvez déjà prendre en compte que l'armée d'Orochimaru compte dix hommes de moins.

- Tu les as tous eu ? Fit Honda, tout de même un peu impressionné.

- Oui, se contenta de répondre Naruto.

Enfin, il n'aurait jamais eu le dernier et l'alarme aurait été donnée s'il n'était pas intervenu.

- Au rapport ! Ordonna Tsunade en s'asseyant à son bureau.

- Moi je n'ai rien à dire de plus que ce qu"il a pu vous dire, annonça Naruto en désignant Honda. Les informations comme quoi les ninjas du son sont autour de Konoha sont vraies. La guerre est imminente.

- S'il n'y avait qu'Orochimaru et ses troupes, soupira Tsunade.

- Que voulez-vous dire, Hokage-sama ? Demanda Sakura.

Tsunade échangea un regard avec Jiraya.

- D'après mes renseignements, Akatsuki serait aussi dans les parages, répondit ce dernier.

- Quoi ? S'exclamèrent d'une seule voix Sakura et Sasuke.

Sasuke ne pouvait s'empêcher d'être furieux en entendant ce nom. Après tout, son frère avait fait parti de cette organisation. Naruto, lui, se raidit. Ce qui réveilla la douleur. Il n'avait pas soigné sa blessures, juste bandée pour éviter de se vider de son sang.

- Qu'est ce qu'ils viennent faire ici ? Demanda Sasuke.

- J'ai bien ma petite idée, mais ce n'est pas sûr, dit Jiraya en posant son regard sur Naruto. Ne sors plus de l'enceinte du village. C'est trop risqué.

- Je ne vais pas changer mes habitudes à cause d'Akatsuki, grogna Naruto, en croisant les bras.

- Tu sais qu'ils sont dangereux, fit Sasuke, le regard sombre.

- Mieux que quiconque dans cette pièce, répondit Naruto. Mais j'ai passé trois ans hors de Konoha, et je n'en suis pas mort. Ils n'étaient jamais loin, mais que je sache, je suis bel et bien là. Même s'ils ont toujours été sur mes talons, je m'en suis toujours sorti. Et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer.

Il adressa un regard de défi aux autres personnes présentes dans la pièce.

- Ne fais pas ta tête de mule, fit Jiraya. Cette fois, ce ne sont pas deux membres d'Akatsuki que tu risques de rencontrer, mais l'organisation toute entière.

- Je sais.

- Comment ça, tu sais ? S'exclama Tsunade.

- Je sais que les neuf membres d'Akatsuki sont ici, autour de Konoha. Et que c'est en partie à cause de moi. Voilà pourquoi je ne peux pas rester ici. Dès que le cas d'Orochimaru aura été réglé, je partirai.

- Tu as l'air bien sûr de l'issue de l'affrontement, fit Honda.

- Saurais-tu des choses que l'on ignore ? Demanda Tsunade.

Naruto ne répondit pas, autant parce qu'il ne le pouvait pas que parce qu'il concentrait toute l'énergie qui lui restait à tenter de ne rien laisser paraître de sa blessure et de sa fatigue. Au bout d'un moment, Sasuke prit la parole.

- Jiraya-sama, vous avez parlé de neuf membres ?

- Oui, acquiesça le sennin. Il semblerait qu'ils aient reconstitué leurs effectifs.

Il préférait ne pas lui dire qu'il y avait des chances pour que son frère soit toujours en vie.

- Akatsuki, plus Orochimaru, récapitula Sasuke en serrant les poings. S'ils attaquent tous en même temps, nous aurons du mal à résister.

- C'est vrai, approuva Tsunade d'un air sombre. Aussi, je pense que...

Naruto se désintéressa de la conversation. Il devait partir. Trouver un moyen de quitter ce bureau. Il avait besoin d'un peu de repos, et surtout de calme pour parvenir à utiliser le chakra de Kyûbi pour se guérir. S'il le faisait dans cet état, il ne savait pas ce qui pourrait se passer. Oui, partir. Il le devait. La douleur, il avait appris à faire avec. Il pouvait l'ignorer un ceratin moment. Mais la fatigue diminuait cette capacité. Il ne put retenir plus longtemps une grimace de souffrance quand il sentit la douleur au niveau de sa blessure augmenter subitement.

- Naruto ? Quelque chose ne va pas ? Demanda Tsunade.

- Tu es tout pâle, ajouta Sakura, inquiète.

- Ce n'est rien, répondit Naruto sur le ton le plus convainquant qu'il put.

Quand il lui disait qu'il s'était affaibli depuis son retour à Konoha il n'avait pas tord. Et temps normal, rien chez lui n'aurait trahi la présence d'une blessure assez douloureuse.

- Arrête de mentir, fit Sasuke. Ça se voit que tu as un problème. Qu'est ce que tu as ?

- Depuis quand tu t'inquiètes pour moi ? Rétorqua Naruto, avec agressivité son meilleur moyen de défense

- Dis, tu pourrais… Commença Sasuke.

Il ne put terminer sa phrase. La fenêtre du bureau éclata et une bombe fumigène explosa.

- Une attaque ! S'exclama Tsunade.

Rapidement, il devint impossible de voir à plus d'un mètre de sois. Sasuke aperçut plusieurs silhouettes se glisser dans l'ouverture causée par l'explosion. Des silhouettes... portant un long manteau noir avec des nuages rouges et un large chapeau avec des franges tombantes! Akatsuki ! L'un d'eux, beaucoup plus rapide que les autres, se glissa derrière Naruto.

- Naruto derrière-toi ! Cria Sasuke.

Mais trop tard. Le membre d'Akatsuki avait déjà blessé Naruto d'un grand coup de kunaï et avait chargé sa victime apparemment inconsciente sur son épaule.

- Pas si vite ! Cria Sasuke en bondissant à leur rencontre.

Mais un coup violent le repoussa et levant la tête, il croisa le regard du ninja qui tenait Naruto. Et son sang se figea. Ces yeux ! Le sharingan ! Il n'y avait qu'une seule personne à le posséder aux deux yeux à part lui.

- Itachi ? S'exclama Sasuke.

Celui-ci ne répondit pas et bondit par la fenêtre, Naruto sur l'épaule. Quand la fumée se dissipa et que les gardes arrivèrent, il n'y avait plus aucune trace des autres.

- Pourquoi sont-ils partis aussi vite ? Demanda Tsunade.

- Parce qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient ! Répondit Jiraya en bondissant à l'endroit où se tenait Naruto quelques instants auparavant. Ils ont pris Naruto !

- Mais où sont Sasuke et Sakura ? S'exclama Tsunade.

- Ils sont partis à la poursuite des ravisseurs de Naruto, je crois, répondit Honda. Sasuke était furieux. Il est parti juste après Akatsuki, Sakura sur les talons. Et je l'ai entendu dire un nom avant qu'il ne parte comme un fou furieux. Itachi.

Tsunade et Jiraya se regardèrent.

- Oh, non, soupirèrent-ils. Il manquait plus que ça.

Pendant que Tsunade décrétait l'état d'urgence, Jiraya bondit par la fenêtre. il devait absolument les retrouver avant qu'il ne soit trop tard. Itachi était vivant, il avait Naruto et Sasuke et Sakura les poursuivaient. Dieu seul savait ce qui allait se passer ensuite.


A suivre...


Alliya Uchiwa : Tadam ! Et voui, j'adore être sadique . Mon Itachiiiiiiiiiiiiii ! Il est enfin revenu ! Bah, franchement, vous pensiez vraiment que j'aurais tué mon perso préféré ? Dans le prochain chap, Akatsuki o grand complet fait son apparition ( avec mes idées bien sûr, vu qu'on ne les connait pas encore tous ) J'espère que vous avez aimé . Si c le cas, vous savez ce qu'il vous reste à faire .

Bon, les persos étant en vacances forcées ( ct pas prévu mais g vraiment pas le temps de tout reécrire... ) il ne me reste plus qu'à vous dire à la prochaine

Ah OUI ! Avant que j'oublie, je pars en vacances deux semaines, donc je ne sais vraiment pas quand je pourrais poster le prochain chap, désolée... De plus, j'ai énormément de devoirs pour les vacances ( oui, je c g pas le droit de me plaindre vu que g choisi librement d'aller en prépa, mais bon, je pleure quand même TT ) donc je n'aurais pas souvent le temps d'écrire, sniiiiiiiffff. Mais j'essairais quand même de continuer dans la mesure du possible. K'espère que vous comprendrez...

Gros Kiiiiiiiiiiiiiiiissssss et à la prochaine

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