Keiyner : Coucou ! Et oui c'est assez tôt mais vous l'avez votre chapitre hyper long grâce à toutes les reviews que j'ai reçus cette semaine !
Ceci vient surtout du fait que je ne suis pas là de la journée (je suis à une convention sur Nantes) et donc je rejoins le fait que je ne pourrais pas répondre à vos reviews ! Je vais poster ce chapitre maintenant et je le modifierais sûrement dans le week end pour que vous ayez vos reviews. En tout cas je les ais toutes lues et elles m'ont toutes fait énormément plaisir.
Je vais quand même prendre le temps de remercier chacun d'entre vous : Lecfan, inukag9, Karo, Yuki-Jiji, choran13, Nao, Vongola, Addaline, MissXYZ, mary6987, Ecarlates, mellyrn et Hiimutsu-chan ! Je remercie aussi tous ceux qui ont mis en favori et/ou suivent ma fic.
Comme promis voici les réponses aux anonymes !
Karo :Contente que mes derniers chapitres t'ai plus et ne t'inquiète pas je te comprend parfaitement ! moi non plus je ne reviewe pas à un chapitre quand le prochain est sorti ^^ je préfère lire les deux d'un coup et le dire en une seule review ^^ Ben oui évidemment ! je ne vais tout de même te pas tout vous dire d'un coup mais ce chapitre risque de donne rune grande partie de tout ce que tout le monde me demande. Les plus grandes révélations sont là ^^ Oui c'est ça. Lanalia est en effet un peu en danger, elle ne se doute pas que son père l'attend de pied ferme. Le tout est de savoir si elle va s'en rendre compte avant qu'il ne mette son projet à exécution. Tout ça... C'est encore au prochain chapitre c'est à dire le 24 xD. ET oui il est long, je te laisse le juger !
Nao : Un nouveau reviewer ! C'était parce que tu voulais un chapitre plus long ^^ ? Merci en tout cas pour ta review et tes compliments. Je ne sais pas quoi mais je suis vraiment contente que ma première fic soit aussi bien et que tant de monde la lise et la reviewe ^^ Merci à vous de la lire sinon je crois que je n'aurais jamais eu la motivation nécessaire pour la continuer jusqu'à la fin et faire autant de chapitres ^^ En tout cas profite de ce chapitre !
Vongola : Merci pour la review et pour les compliments ^^ Merci franchement de lire ma fic et de la suivre à chaque fois qu'un chapitre sort ! Voici les grandes révélations profites-en bien !
MissXYZ : XD moi aussi . J'ai beaucoup aimé l'imaginer et la mettre en écrit ! Surtout le moment où Tsuna dit "soulève ton T-shirt" XD. J'ai trop aimé imaginer le regard de toutes les personnes présentes ! Révélations ici, un peu plus bas ^^. Ben justement si le signe est si évident personne ne pensera que ce signe est le bon XD Allez profite de ce chapitre !
Ecarlates : Bravo je suis fière de toi et comme récompense ce chapitre est très long ! as grave, tu as quand même pris ton temps pour me laisser une review je suis heureuse ! Merci, comme tu vois le fait que je n'avais pas eu le temps de répondre aux reviews est un signe que je suis prise tout le temps ^^' T'inquiète pas je me repose, je ne me tuerais pas à la tâche : vous n'aurez jamais la suite sinon ^^ Exactement j'ai beaucoup aimé voir Tsuna comme un super boss et tu vas le voir dans ce chapitre Tsuna conserve encore sa figure de boss ^^ Si tu as raison ! je vais modifier ça ! Ben ouais, je l'ai toujours dit les Scassinatore sont tous morts ou vont bientôt l'être ! XD j'ai beaucoup aimé la référence ^^ Évidemment Mukuro a compris que Tsuna avait fait comme il avait fait avec lui, donc évidemment qu'il se relaxe ^^ De rien je suis contente qu'il t'ai plus donc profite bien de celui-là !
mellyrn : Je suis contente qu'il ne t'ai pas déçu ! Franchement je n'avais pas chômé, donc je n'ai pas bossé sur lui pour rien ^^ Oui j'ai eu un peu de mal à écrire les retrouvaille, mais je suis plutôt satisfaite ^^ C'est vrai à ce point-là ? je suis tellement contente ! "Quelques petites" ? Tu crois ? Il n'y a pratiquement que des zones d'ombres xD ? Mais non ne t'inquiète pas ! Les petites reviews me font autant plaisir que les grandes, je ne vais pas chipoter dessus ^^ Merci pour cette promesse ^^ je l'attend avec impatience ! Profite en tout cas de ce chapitre en attendant.
Keiyner : Cette semaine, le chapitre... Bon je crois que le titre est assez révélateur ^^'
Enjoy !
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Chapitre 23 : Toutes les révélations
Les yeux de la tueuse à gage s'écarquillèrent de quelques millimètres avant de se reprendre et, un franc sourire orna ses lèvres, tandis qu'elle répondait :
- Tadaima, Tsuna.
Tsuna se tourna ensuite vers G.
- A vous aussi, G-san. Bon retour.
- Hein ? Euh, oui... Merci...
- Non, non, ria Yamamoto, vous devez dire "Tadaima" !
- Hein ? Mais qu'est-ce que que ce foutoir ?!
- Oya, oya, ne posez donc pas de question, cher G, auriez-vous peur ? Ricana Mukuro. Un simple mot ne vous mangera pas, si ?
- Quoi ?! Rugit G, qui commençait à voir rouge.
- Les gars, intervint Tsuna. Ce n'est pas la peine d'en faire tout un plat...
- Dites-le qu'on en finisse, menaça Reborn en regardant G de ses orbes noires.
- Euh... Tadaima ?
Le sourire de Tsuna s'élargit, alors qu'il secoua doucement la tête, pendant que la jeune femme eut un petit ricanement.
- Je peux savoir pourquoi... Commença G.
- Tsunayoshi nous dit toujours cela quand nous revenons de mission, déclara Mukuro avec un petit ricanement. C'est assez drôle... J'ai bien essayé de voir l'alouette le dire à Tsunayoshi, mais pour l'instant je n'ai pas réussi... Kufufufu.
Hibari fit un bruit qui ressemblait à un "Humph", croisant les bras, avant de tourner la tête à l'opposé de l'illusionniste.
- Mais cette petite phrase a un sens un peu caché je dirais, continua Mukuro, en dardant son regard sur la tueuse, allongé sur le sofa. Cette phrase, il ne la dit qu'à ceux qui font partie de la famille... Si Tsunayoshi le dit à cette fille, c'est juste pour nous montrer qu'elle en fait partie, n'est-ce pas, Tsunayoshi ?
- Eh bien pas seulement, sourit Tsuna, mais aussi...
- Tsuna, intervint Lanalia alors que Ryohei finissait d'extraire la balle. Le plus simple, avant tout, serait de tout leur dire...
Tsuna sembla réfléchir puis il acquiesça.
- Oui, tu as raison. Mais cela voudrait-il dire que tu veux que je commence sans toi ?
- Pourquoi sans moi ? S'étonna Lanalia. Je reste ici. Moi seule peut donner quelques précisions, particulièrement sur le début...
- Ne dis pas de bêtises, grimaça Tsuna, avant de désigner Ryohei qui usait maintenant des flammes du Soleil pour cicatriser la plaie. Oni-san est peut-être en train de te soigner, mais tu as perdu beaucoup de sang ! Tu devrais aller te reposer.
- Je n'ai pas plus perdu de sang que ça, objecta Lanalia en montrant d'un signe de tête le tissu ensanglanté. J'ai laissé la balle dans ma blessure pour éviter que je n'en perde trop. Ça a suffi.
- Quand même, si tu as marché depuis deux ou trois heures ça a dû aggraver ta... Grogna mécontent Tsuna avant de se stopper, et après avoir écarquillé les yeux comme s'il avait eut une révélation, lui lança un regard moqueur. G t'a porté jusqu'ici, c'est ça ?
Les joues de Lanalia prirent une teinte rosée assez visible pour tout le monde dans la pièce, pendant que son corps eut un sursaut coupable. Elle essaya de se relever mais Ryohei l'en empêcha. G se tourna vers Tsuna qui demanda d'un regard une confirmation. G eut un petit sourire, heureux de pouvoir participer à ce petit règlement de compte, avant de hausser les épaules, d'un air nonchalant.
- Elle disait que cela ne devrait être connu de personne...
Tsuna eut un grand sourire
- Oh, vraiment... ?
Obligée de rester allongé, Lanalia ne put que crier :
- Tsuna ! Un de ces jours je te tuerai, toi et ton Hyper Intuition !
- Mais oui, mais oui... Oni-san, comment ça se passe ?
- J'ai fini à l'extrême ! Sourit Ryohei en se relevant avec un grand sourire.
- Génial, soupira Lanalia en se rasseyant sur le canapé. Alors on va pouvoir commencer...
Tous reprirent leur sérieux. Tsuna soupira, avant de s'asseoir sur le fauteuil proche, Reborn se plaçant sur le dossier, et invita les personnes présentes dans la pièce à en faire de même.
- Ça risque de prendre un peu de temps... Fit-il comme excuse, Lanalia, tu veux que je commence ?
- Non. J'ai décidé de commencer par le début, ce qui implique de leur faire connaître ma position et mon passé...
- Ton passé ne nous intéresse pas, herbivore, gronda Hibari.
- Et tu as tort, Hibari-kun, déclara Lanalia, tandis que Hibari tiqua à la mention de son nom de famille : ne l'avait-elle pas appelé par son prénom la veille ?, mon passé est intiment lié à mon présent et à mon futur, peu importe ce que je ferai, je ne pourrai jamais l'oublier ou l'éviter. Tsuna ?
- Tu comptes raconter dans un ordre chronologique ? Tout raconter ?
- Je passerai certains épisodes de non grande importance, bien sûr. Et j'ai également mon petit jardin secret comme chacun. Je n'ai pas dit que révélerai tout sur moi. Mais en tout cas tout ce qui concerne les Scassinatore et les Vongola.
- Il y a une chose que j'aimerai savoir avant que vous ne commenciez, demanda Giotto.
- Mais je vous en prie, accepta la jeune femme.
- Vous disiez être une Scassinatore... par vos origines. Je sais que ce n'était pas mensonge, mon Hyper Intuition m'a bien dit que vous disiez la vérité hier. Mais dans ce cas, est-ce qu'en révélant tout sur les Scassinatore, vous ne trahiriez pas la loi de l'Omerta ?
Lanalia resta silencieuse pendant un moment. Puis elle soupira :
- La réponse se trouve dans mon passé... Logiquement, oui je trahis cette loi mafieuse...
Il y eut un petit moment de silence avant qu'elle ne reprenne.
- ... mais encore faudrait-il que je me sente plus Scassinatore que Vongola, pour que je crois la trahir.
- Que voulez-vous dire ?
- Je vais tout vous raconter depuis le début. En fait, depuis ma naissance. Mon père est comme je vous l'avais dit, le Septimo Scassinatore, le boss de la plus grande famille d'assassins de l'Ombre. Il y a trente ans, quand il est devenu le boss, il a décidé de lui redonner sa gloire qu'elle possédait il y a des centaines d'années. Peu lui importait les moyens. Tout ce qu'il veut, c'est le pouvoir. Ma mère, quant à elle... Ma mère est une de ses nombreuses amantes. Même si mon père est un boss de la mafia, il y a certaines règles auxquelles il doit se plier. Et l'une d'elle veut que quand une femme va lui donner un enfant, il se doit de se marier avec elle. Mon père a accepté, et même avait hâte de voir le prochain héritier de la famille Scassinatore. Il avait, m'a-t-on dit, de grand projet d'entraînements et de leçons... Seulement je suis née.
- Et alors ? S'étonna Asari. En quoi était-ce un problème ?
- Je suis une fille, voilà le problème, déclara Lanalia en jetant son regard orangé sur celui gris du japonais de la première génération. Une femme ne peut succéder à la tête de la famille Scassinatore.
- Mais tu es forte, non ? Demanda timidement Chrome.
- Il y a encore beaucoup de boss de famille mafieuse, intervint Gokudera, qui ne veulent pas que leur fille les succède. Ils préfèrent que ce soit des fils, qui incarnent des valeurs sûres pour une responsabilité aussi grande que celle d'être un boss de mafia...
- C'est exact. Et c'est encore plus vrai dans une famille d'assassins, continua Lanalia. A ma naissance, mon père est entré dans une colère noire. Il a blessé sa femme. Il avait maintenant deux choix. Soit me tuer et retenter d'avoir un héritier, mâle cette fois. Soit me laisser en vie et faire de moi son objet, sa poupée.
Tsuna ferma les yeux à ces mots tandis que les autres la regardaient d'un air horrifié, plus ou moins intense selon la personne.
- Quoi ? Ne me dîtes pas que vous n'avez pas envisagé la possibilité ? Demanda Lanalia.
- Mais comment ? Pourquoi ferait-il une telle chose ? Il était ton père ! S'exclama Gokudera.
- Savez-vous ce que représente une fille de boss ? Dans le plus calme des cas, c'est une décoration, une servante. Une fille de boss permet également pouvoir faire une alliance basée sur un mariage avec une autre famille. C'est très pratique. Cependant tout ceci peut-être très dangereux, car une fille de boss peut également être une bonne monnaie d'échange lors d'un enlèvement. Mon père connaissait tout ceci. Et il avait toutes les raisons de me tuer : il n'allait pas s'embarrasser d'un tel poids pour la famille... Cependant, il a choisi l'autre option : celle de me garder en vie, pour faire de moi un assassin parfait, sa tueuse à gage personnelle, une subordonnée qui le suivrait en tout cas, conditionnée pour tuer et non pas pour réfléchir à autre chose que les avantages de son boss.
- Et ta mère ? S'étonna Knuckle. N'a-t-elle pas eut son mot à dire ?
- Non. A vrai dire, je ne sais pas trop ce qu'elle pensait. Mon père l'a tuée quelques mois après ma naissance, m'a-t-on dit.
- Pour quelle raison ?
Lanalia haussa les épaules, nonchalante, pas le moindre du monde triste.
- Qu'est-ce que j'en sais ? Sûrement a-t-elle cru que parce qu'elle s'était mariée avec lui, elle allait avoir un haut statut et s'est cru pouvoir donner des ordres à son tour... J'ai appris qu'elle avait été "mise à mort pour insubordination".
- Tu en parles avec une telle froideur... Grimaça G.
- Que voulez-vous que je vous dise ? Je ne l'ai jamais vue ni connue. Cette femme m'a juste mis au monde. J'ai été baignée dans le fait que ma mère avait tort. Peut-être était-ce vrai, peut-être était-ce faux... Je ne peux me fier à mon père pour me répondre honnêtement. Et puis tout ce que je pourrais faire, ne le ramènera jamais. Donc je ne peux que me concentrer sur le moment présent. Donc, pour en revenir à mon récit, mon père a décidé de me laisser en vie. Pendant des années il m'a fait entraîner par ses meilleurs assassins, fait subir les pires tortures, pour que j'apprenne à gérer mes souffrances, mis dans les pires situations jusqu'à que je sache m'en sortir seule. J'ai été conditionnée, jusqu'à ne plus pouvoir réfléchir par moi-même. Je passerais sur mes épreuves, mes entraînements, ce n'est pas quelque chose dont je veux parler. Mais je peux dire que mon père n'était pas là. Ce n'était pas lui qui s'occupait de moi. Mon père était plus pour moi une ombre, qui ne faisait que donner les ordres. Il était plus pour moi la figure du boss que celui du père. Oh bien sûr, je savais qu'il était mon père, étant donné que mes... maîtres, si je peux dire ça comme ça... m'en parlaient et que c'était la cause pour laquelle, ils étaient plus durs avec moi qu'avec les autres novices : j'avais le sang du boss dans les veines, je devais donc être à la hauteur de tout. Puis le Septimo m'a enfin convoqué dans son bureau pour me donner une mission. Ma première mission d'assassinat. Je l'ai remplie avec brio. J'avais tué avec presque facilité ma première cible. J'avais dix ans.
Les gardiens des Vongolas eurent une mine choquée.
- D... Dix... ? Répéta Knuckle, le visage de plus en plus pâle alors que les paroles de la jeune femme tournait dans son cerveau, comme une idée incessante qui ne voulait pas sortir.
- Dix ans ?! Tu as tué pour la première fois à dix ans ?! S'insurgea Giotto.
- Est-ce si jeune que ça ? Demanda Mukuro.
- Il n'y a que très peu de gens qui sont aussi psychopathes que toi l'ananas ! Rugit Gokudera. Alors pour une fois juste, tais-toi !
- Pauvre enf... Commença Asari.
- Alors je vous retire tout de suite, les "pauvre enfant", "que c'est triste !" et que sais-je encore ! Faire couler du sang, prendre une une vie n'a pas été dérangeant pour moi à cette époque... Dois je vous rappeler que j'étais conditionnée comme ça ? On me demandait de tuer, je tuais. On me demandais d'espionner le plus discrètement possible, je le faisais. C'est le propre d'un assassin. Et si jamais je me faisais prendre avant de remplir ma mission, alors je devais prendre les seules issues possible : soit tuer tout ceux qui avait eut vent de ma mission, soit me tuer si jamais j'étais trop faible pour faire la première. J'arrivais toujours à prendre la première issue. Mon monde n'avait que deux couleurs pendant cette période où mes missions d'assassinats s'enchaînaient : le noir et la rouge. Le noir correspondait aux ténèbres de l'Ombre et le rouge au sang que je voyais et que je faisais couler. Je n'avais pas d'autre pensée que cela.
- Nufufufu... Je suis désolé de t'interrompre, jeune fille, ricana Deamon, mais je voudrais savoir une chose : Qu'est-ce que exactement l'Ombre ? Cela fait pas mal de fois dont je l'entends de ta bouche et j'avoue que son sens m'échappe. En quoi est-elle différente de la mafia ?
Lanalia le regarda fixement.
- Vous devez rire...
- Pardon ?
- Vous ne savez pas ce qu'est l'Ombre ? Vous venez de quatre cents ans du passé et vous ne savez ce qu'est l'Ombre ?
- Hahaha, rit nerveusement Yamamoto, je dois avouer que je ne le sais pas non plus...
Gokudera grogna, ne pouvant cette fois pas réprimander le joueur de base-ball. Il se posait également la même question.
Lanalia regarda les gardiens avec effarement. D'après les regards qu'ils se lançaient entre eux, elle put comprendre que ce n'était pas une blague, seul peut-être Hibari, savait peut-être de quoi il s'agissait mais ne semblait pas prêt à partager ce qu'il savait. Elle se tourna vers Tsuna et Reborn, dont elle était certaine de leur savoir.
- Aidez-moi vous deux !
Reborn lui jeta un regard haineux. Il voulut la remettre à sa place mais fut surpris de voir que son élève répondait.
- Hmm... Comment dire...L'ombre est le côté le plus sombre de la mafia. Lanalia, il est normal que les deux générations ne savent pas ce que cela représente... Dans l'époque de Primo, cette Ombre était omniprésente : on ne pouvait la dissocier de la mafia. De plus, je ne suis pas sûr que cela se nommait comme ça il y a quatre cent ans. Quant à notre époque, l'Ombre a tellement été étouffée, qu'elle en est presque secrète. Les gars, l'Ombre est une sorte de... "zone"... Une zone où l'espoir de vivre une vie normale n'existe plus, même au sein de la mafia. C'est le coin où se retrouvent les assassins de premier ordre, les mercenaires, les informateurs illégaux... Un endroit où personne ne se fait confiance. Au contraire de "notre" mafia, organisée en différentes familles, la plupart rejointes entre elles par des alliances, l'Ombre n'est pas structurée : c'est une sorte de zone de non droit. Elle n'a aucune existence géographique, ce sont des personnes qui la font vivre. On peut dire que l'Ombre est une sorte de "première mafia" vu que quand la mafia s'est fait connaître c'était un peu ce genre de choses... Et si, il y a très longtemps, la plupart des familles en faisaient partie, aujourd'hui, il n'en existe plus qu'une : celle qui y fait les lois, celle des Scassinatore.
Un grand silence suivit les paroles du Decimo. Un sifflement admiratif sortit des lèvres de Mukuro :
- Eh bien mon cher Tsunayoshi, tu es de plus en plus intéressant...
- Comment sais-tu tout ça ? S'étonna Reborn.
- Hibari avait quelque peu enquêté sur l'existence de l'Ombre et Lanalia m'en avait déjà parlé de façon plus concrète. Après tout seuls ceux qui font partie de l'Ombre peuvent nous renseigner sur ce qui s'y passe.
- C'est exact, confirma Lanalia. Et il est vrai que tu n'as révélé que la surface... Les choses sont plus... sanglantes que cela. Il n'est pas rare de voir des cadavres près des lieux où se retrouvent ceux en font partie... Donc qu'est-ce que je disais ? Ah oui mon premier assassinat... J'ai ensuite rempli toutes les missions que mon père donnaient. Je suis devenue très vite un assassin de premier ordre et j'ai été connue sous le nom d'Artigli Rossi. Cependant même si on pouvait dire que j'étais complètement entrée dans le moule prévu de mon père, je me savais aussi différente des autres. Enfin pas en terme d'assassinat ou de la façon de faire... Mais parce que contrairement aux autres Scassinatore je voyais les Vongola en amis. Comme j'étais une femme mon père n'a pas jugé utile de me dire en quoi consistait son plan pour redonner sa gloire à la famille, aussi quand j'ai entendu deux hommes dire que notre gloire viendrait grâce aux Vongola, j'ai porté les Vongolas dans une grande estime. J'étais jeune, aussi j'avais pris ces mots dans le premier degré. Et cette idée ne m'est jamais sortie de la tête. J'ai commencé à surveiller les Vongolas, dans l'ombre, comme ma deuxième famille jusqu'à il y a deux ans. Mon père m'a convoqué et me donna une autre mission : celle d'espionner le futur dixième boss des Vongola.
- Quand ça ?! Rugit Gokudera.
Lanalia grimaça. Bien qu'elle s'était attendu à une interruption, elle aurait aimé qu'il n'en fut rien. Elle haussa les épaules :
- Qu'est-ce que cela peut faire, Hayato-kun ? L'important n'est pas ça... Mais soit dit en passant, aucun de vous ne m'a remarqué... à part peut-être pour Tsuna...
Tsuna fronça les sourcils aux mots de la tueuse à gage. Il s'enfonça un peu dans son fauteuil pour réfléchir. Les personnes présentes dans la salle comprirent alors une chose : même si la jeune femme avait révélé des choses à Tsuna, elle ne lui avait pas non plus tout dit. Puis Tsuna se redressa, tapant du poing dans le creux de son autre main.
- C'était toi que j'avais ressenti ?
- Sûrement. A chaque fois que je posais mon regard sur l'un de vous, tu t'agitais un peu nerveusement. Parfois même tu regardais dans toutes les directions. J'ai plusieurs fois cru que tu m'avais grillé.
- A cette époque, je ne croyais pas mon Hyper Intuition tout le temps, s'expliqua, penaud, Tsuna. C'est donc une autre preuve que mon Hyper Intuition ne me mentait pas...
- Lors de cette mission, je devais simplement voir comment se comportait la famille du futur boss des Vongola, ainsi que la puissance et la débrouillardise de celui-ci. Je me devais de faire un rapport complet à mon père et c'est ce que j'ai fait, à mon plus grand malheur... Je n'ai pas eu de retour à cette mission. Alors j'ai continué les autres. Puis, j'ai entendu alors une rumeur au sein de l'Ombre. Comme quoi une famille voulait attenter à l'existence des Vongola. Je me souviens avoir été estomaqué d'une telle nouvelle. J'ai abandonné ma mission pour regrouper le plus d'information possible. Ça m'a pris un mois. J'ai alors appris qu'une famille avait été envoyée au Japon et devait affaiblir les Vongola. Je n'avais pas les commanditaires de cette situation. Alors j'ai décidé d'y aller moi-même, et essayer d'extraire l'info directement aux intéressés. Cependant on m'a devancé... Et là j'aboutis à l'affaire d'il y a huit mois.
- L'affaire d'il y a huit mois... ? Répéta Gokudera comme un automatisme.
- Ah ! S'exclama Yamamoto. C'est pas l'affaire où Tsuna nous avait envoyé ? Celle où on a rencontré Lanalia ?
- C'est effectivement celle-là, acquiesça Lanalia. Je dois avouer que j'ai été un peu énervée de ne pas pouvoir interroger les membres de cette famille...
- C'est eux qui se sont explosés ! Moi et l'idiot de base-baller avons évité de justesse à la mort ce jour là...
- Je le sais. Je te rappelle que je t'y ais sauvé. A vrai dire quand j'ai vu que vous fuyez le ravin j'avais décidé de vous laisser vous débrouiller. Mais je t'ai vu tomber et je n'ai pensé à rien d'autre qu'à te rattraper...
Tsuna tiqua et regarda avec attention la jeune femme, un brin amusée. G remarqua ce détail et allait s'en interroger quand Lanalia reprit la parole :
- Évidemment, je m'étais juré de protéger la famille Vongola dans l'Ombre, et cela implique aussi les gardiens. Je ne voulais pas voir le Decimo détruit à cause de la mort de ses gardiens alors que j'aurais pu l'éviter ! Bon, j'ai été obligé de me révéler mais en fin de compte ça n'a pas été plus mal. Étant donné que je n'avais pas dit un mot lors du sauvetage et de la dernière ligne droite de fuite, j'ai décidé de jouer la femme muette. Et j'ai changé un peu mes plans. Je devais informer le Decimo de cette menace qui planait sur lui et ses hommes dans l'Ombre. Donc j'ai suivi discrètement les deux gardiens de Tsuna quand ils rentraient dans leur manoir.
- Vous l'avez conduite au manoir sans le savoir ? Rugit G. Imaginez que c'était vraiment un ennemi, vous auriez été...
- Ça va, vieil homme ! S'écria à son tour Gokudera. On l'avait sentie ! Et on a bien essayé de la semer justement !
- J'ai été d'ailleurs impressionné, déclara Lanalia, un air moqueur sur ses traits. Peu de gens peuvent se vanter d'avoir été suivis par Artigli Rossi, la plupart étant soit mort soit même inconscient que je les suivait. En tout cas, je m'étais bien amusée ce jour là. J'ai fait exprès de me montrer parfois à découvert ou d'une façon discrète pour voir combien de temps vous tiendrez. Mais comme j'ai bien compris que vous n'abandonneriez pas, je me suis contentée de m'éloigner encore un peu, pour que vous ne sentiez plus ma présence... Au bout d'une heure vous m'avez menée au manoir. J'ai profité du fait que parliez avec certains gardiens en chemin pour me rendre directement dans le bureau de Tsuna
- Ah, soupira Tsuna, avec un léger sourire. Je me souviens très bien de notre première conversation...
Lanalia sourit et lâcha avec un soupir tout en s'enfonçant dans les profondeurs du canapé :
- T'avais voulu me tuer ce jour là...
Flash-back : huit mois auparavant :
Tsuna se trouvait devant son bureau à trier, classer et signer les piles de papiers et rapports qu'il recevait. Il soupira devant la quantité de travail et s'adossa au dossier de son fauteuil. C'était pire que le boulot de l'école ! Heureusement que Reborn n'était pas là : parti à une réunion des Arcobalenos, depuis la veille. Il allait sûrement revenir dans la fin de journée. Mais Tsuna espérait secrètement qu'il ne revienne que plus tard. Il serait bien capable de lui rajouter du travail ! Tsuna gémit à cette pensée. Si son travail lui prenait beaucoup de temps aujourd'hui, quel sera-t-il quand il deviendra le boss de la famille... Il se remit au travail. Il sentait sa tension disparaître peu à peu : celle qui ne l'avait pas quitté depuis qu'il avait donné cette mission à Gokudera et Yamamoto. Cela devait dire qu'ils ne tarderaient pas à rentrer, peut-être même à arriver dans le bureau. Il allait prendre son stylo pour continuer sa paperasse quand il sentit un léger courant d'air venant de la porte fenêtre derrière lui. Aussitôt son Hyper-Intuition se mit en alerte.
Instinctivement, il tourna vivement son fauteuil faisant face à une ombre à contre-jour. Il évita la main habilement qui s'avançait rapidement vers lui, se précipita sur ses pieds, et enflammant ses gants et son front, il cria.
Ou essaya.
- Qui êtes-v... Hmph !
A peine avait-il commencé à crier qu'une main se plaça sur sa bouche et plaqua le jeune homme doucement sur le mur, ne produisant aucun bruit. Tsuna fut quelque peu impressionné des capacités de son agresseur. Il avait au moins la même dextérité que ses gardiens, particulièrement celle d'Hibari... Mais Tsuna aurait pu se débattre et envoyer l'intrus sur l'un des murs, il se sentait confiant, mais le chuchotement qu'il produisit l'en dissuada :
- Chut... Ne criez pas je suis de votre côté. Je ne vous veux aucun mal, Decimo.
Tsuna tiqua. Il détestait qu'on l'appelle comme ça : ça lui rappelait qu'il allait devenir le boss d'une famille mafieuse. Puis il comprit au son de la voix que son agresseur, si on pouvait l'appeler comme ça, était une fille, ou tout du moins une jeune femme. L'ombre enleva la main qui bâillonnait le futur boss. Son agresseur recula de quelque pas, laissant le Decimo la voir dans sa totalité. Si Tsuna fut vraiment surpris que son agresseur soit une jeune femme, il le fut encore plus lorsqu'il sentit l'aura sanglante émaner d'elle. Elle était plutôt jolie, de beaux traits fins presque félins, des cheveux noirs attachés en une longue tresse qui revenait devant, des yeux oranges, à la limite de l'humain. Grâce à sa propre flamme du Ciel il sentait en elle une flamme de la Tempête. Principalement. Il pouvait sentir également d'autres flammes. Mais ce qui l'impressionnait restait cette aura dangereuse et menaçante qui émanait de sa personne. Il la connaissait pour l'avoir senti sur de nombreuse personne : un assassin.
Tsuna lui lança un regard méfiant.
- Je doute que vous soyez une alliée : vous auriez au moins utilisé la porte comme tout le monde...
Il jeta un regard dubitatif à la porte-fenêtre à moitié ouverte.
- ... Et vous vous seriez annoncé.
- Je...
Elle s'arrêta un instant avant de rependre de façon plus précipitée.
- Je vous expliquerais tout plus tard ! Surtout ne dîtes rien sur moi à vos compagnons, même que je vous ai parlé, compris ?
- Quoi ? Que voulez-vous dire ?
- S'il vous plaît !
Tsuna leva un sourcil. Il n'avait vu un assassin qui suppliait sa cible... Il se mordit les lèvres. Il fallait l'avouer : il était curieux. Son Hyper Intuition ne l'avait alarmé pour le prévenir que de la semi-attaque de le jeune femme, mais il avait senti qu'elle disait la vérité et que le comble des choses, elle n'était pas contre lui. Il avait finit par croire, au fil du temps, tout ce que lui chuchotait son Hyper Intuition, mais de là à ne rien dire à ses amis et gardiens... C'était quand même risqué. Il vit le regard désespéré de la jeune femme et trouva une nouvelle fois la situation comique.
- Très bien, je ne dirais rien, à mes gardiens, mais...
- Merci !
Puis elle plaça un doigt sur ses lèvres. Tsuna fronça les sourcils, se demandant ce qu'il allait bien lui tomber dessus cette fois. Il la regarda et fut surpris de voir que la jeune femme se tenait droite et son visage, n'ayant plus rien de suppliant, était maintenant fermé, presque froid, avec un soupçon de moquerie ou même de condescendance. Il eut à peine le temps de s'interroger sur ce changement qui la faisait plus ressembler à un tueur à gage qu'il connaissait bien, que des coups frappés à la porte. Il jeta un regard à la jeune femme qui acquiesça imperceptiblement. Il se remit à sa place derrière son bureau et cria.
- Vous pouvez entrer !
La porte s'ouvrit laissant passer Gokudera et Yamamoto. Tsuna leur adressa un sourire chaleureux, mais n'osa pas les accueillir comme d'habitude à cause de la présence de Lanalia. Il ne savait pas trop pourquoi elle était là, mais il n'allait certainement pas lui donner la joie de voir ses retrouvailles avec ses gardiens.
- Yo, Tsuna, sourit Yamamoto.
- Bon retour tous les deux, sourit Tsuna.
- Tadaima, Jyudaime, nous... Sourit Gokudera avant de sentir une autre présence dans le bureau et de tourner la tête vers Lanalia et se sortir sa boite-arme de sa poche. Qu'est-ce qu'elle fait là, celle-là ?!
Yamamoto la vit aussi et se plaçant entre le bureau de Tsuna tout en sortant son Shigure Kintoki.
- Are... Elle nous a suivis jusqu'ici..
- Attendez les gars ! Essaya de calmer Tsuna, bien qu'il ait été un peu surpris de la réaction de ses gardiens. Vous la connaissez ?
- Ah euh... oui plutôt... Laissa échapper Yamamoto en jetant un coup d'œil à Gokudera, dont le teint avait pris une couleur rouge de gêne.
- Que s'est-il passé ? Demanda Tsuna, en ne ratant pas la réaction de son bras droit.
- Eh bien... Répondit Yamamoto en passant sa main sur sa nuque. Elle a sauvé Gokudera d'une chute dans un ravin, quand nous sommes sortis de la base de la famille dont nous devions recueillir des infos.
Tsuna resta interdit un moment.
- Elle... Elle a sauvé Hayato ?
- Jyudaime, ne vous fiez pas à ça ! Elle nous filait depuis hier pour connaître l'emplacement exact du manoir. Je...
- Hayato, combien de fois je t'ai dit de me tutoyer ! Grimaça Tsuna. Et ne t'inquiète pas pourriez-vous sortir et attendre un moment avant de faire votre rapport. J'aimerais m'assurer de quelque chose avec elle.
Les deux gardiens en restèrent soufflés. Mais ils acceptèrent et sortirent de la pièce non sans un regard en arrière de Gokudera. Tsuna attendit d'être bien sûr qu'ils se soient éloignés pour se tourner vers la jeune femme.
- Vous avez sauvé Hayato... Pour un tueur à gage, il serait facile de m'approcher, si jamais auparavant celui-ci aurait sauvé l'un de mes gardiens.
- Comment savez-vous que je suis une tueuse à gage ? S'étonna la jeune femme.
- Je sens votre aura depuis tout à l'heure : je sais parfaitement que vous avez du sang sur les mains... beaucoup de sang même je dirais... Donc vous ne démentez pas ?
- Pourquoi le ferais-je ? Je vous l'ai dit : je suis de votre côté.
- Pourquoi tout ça alors ? Demanda Tsuna toujours méfiant en désignant de la tête la porte fenêtre ouverte.
- Je suis vraiment désolée. Je me suis tellement introduite dans les manoirs par ce biais qu'il m'est maintenant impossible de passer par des portes ainsi de m'annoncer pour entrer dans une quelconque habitation... Être discrète et presque indétectable est devenue une seconde nature pour moi.
- Ça ne penche pas en votre faveur, vous le savez n'est-ce pas ?
- Mais c'est la vérité et vous le savez.
Tsuna fronça les sourcils. Est-ce que cette femme connaissait...
- Je sais pertinemment que vous avez l'Hyper Intuition, continua-t-elle, votre réaction de tout à l'heure le prouve. Jamais personne n'a réussi à me sentir quand j'étais dans leur dos.
- Et jamais personne, à part quelque gardiens et mon tuteur n'ont réussi à me surprendre comme vous l'avez fait... Et maintenant que fait-on ? Si vous n'êtes pas là pour me tuer, que voulez-vous ?
- Je suis ici pour vous aider. La famille que devaient espionner vos gardiens a été payée par une autre famille de la mafia. J'en ait eut connaissance par l'Ombre.
- L'Ombre... vous voulez parler l'Ombre de la mafia ? Je croyais qu'elle avait disparue...
- Elle est toujours là. J'en fais partie. Mais je ne suis pas présenté : mon nom est Lanalia. Lanalia Scassinatore.
- La plus grande famille d'assassin ? Celle qui est spécialisée dans la copie de techniques ?
- Exact, je suis connue aussi dans le milieu sous le nom d'Artigli Rossi.
- Attendez, vous deux ! S'exclama Gokudera.
Le futur boss et la tueuse à gage s'arrêtèrent dans leur récit et se tournèrent vers le gardien de la Tempête. Celui-ci désigna du doigt la jeune femme et tourna un regard incrédule vers son boss :
- Jyudaime, tu savais que cette femme était une Scassinatore ? Et une tueuse à gage ?
- Évidemment, je n'allais pas lui faire confiance sans savoir qui elle était réellement.
- J'ai tout révélé à Tsuna, confirma Lanalia. Mes secrets les plus profonds et mon passé : il fallait au moins ça pour qu'il me fasse confiance. Ce jour là il m'a désigné comme étant une alliée. Je me fichais que vous vous méfiez de moi. J'étais après tout une tueuse à gage et venant de l'Ombre. C'était plutôt la confiance que Tsuna m'a très vite donnée qui m'a fait bizarre.
- Cependant, Lanalia m'avait fait promettre une chose : celle de ne jamais rien dire sur elle sur son passé, même par petit biais, à moins qu'elle ne soit présente et ou, que j'ai son autorisation explicite.
- En échange je lui ais promis que tout se passerait et finirait bien, quoi qu'il se passe...
- Et c'est quoi ce "tout" ? Demanda Hibari.
- C'est notre plan, répondit Tsuna.
- Enfin nos plans, grimaça Lanalia. Il y a eut beaucoup de changements. Il y a huit mois, le plan consistait à ce que je cherche des infos sur l'identité de la famille qui en voulait à la dixième génération des Vongolas. J'étais à peu près sûre que cette famille avait des contacts dans l'Ombre. Faisant partie de cette zone, j'ai mené mes propres recherches. Pendant ce temps Tsuna devait préparer plusieurs chose, tel que une augmentation discrète des tours des garde au manoir pour parer à toutes éventualités en attendant que j'en sache plus et accélérer la construction de la base dans laquelle nous nous trouvons, pour s'y réfugier si jamais le manoir subissait une attaque. Le plan consistait à quand je connaîtrais l'identité de la famille, je les exhorte à capturer Tsuna pour donner une preuve de leur culpabilité, vu que nous n'avions aucune preuve tangible. Pendant que Tsuna serait capturé je vous aurais bien sûr mis au courant et nous aurions sortis Tsuna de là tout ensemble. Mais la recherche de cette famille a duré longtemps, très longtemps. Elle était resté très tranquille et mes recherches patinaient. Bine sûr je savais que les Scassinatore avaient payés les Vanazione pour qu'ils continuent leur recherche sur la balle de Téléportation mais parce que je pensais que les Vongola et Scassinatore étaient indirectement alliés je n'ai pas essayé d'en savoir plus. Ça a été mon erreur. Je faisait trop confiance en mon boss et père. Puis il y a un mois, j'ai appris, toujours par l'Ombre que la famille qui avait fomenté une attaque sur la dixième génération des Vongola avait repris du service et cette fois avait engagé les Vanazione pour enlever le gardien de la Foudre pour étudier la flamme de Dernière Volonté.
Tsuna se crispa à ces mots. Il ferma les yeux essayant de se détendre mais Lanalia s'en rendit compte.
- Tsuna...
- Ça va, dit-il. C'est juste que... ce Disprezzo aimait me le rappeler...
Il y eut un silence. Puis la voix de Lanalia s'éleva à nouveau mais cette fois mal assurée.
- Je te jure... Je te jure que si j'avais su ça plus tôt je l'aurais empêché ! Peu importe le plan, peu importe si les Vanazione ou les Scassinatore m'auraient reconnue... Quand j'ai appris ça je me suis rendue tout de suite rendue au Japon. Je me suis infiltrée dans ton manoir sans que personne ne me voit dans le manoir, plus précisément dans ton bureau. Mais je l'ai vu vide. J'ai fait en sorte que personne ne me voit... J'ai été immensément soulagée de voir que Lambo-kun était là et n'avait rien, mais quand j'ai comprit que ça a été toi qu'ils avaient enlevé...
Lanalia ferma les yeux, les bras croisés, ses ongles s'enfonçant dans la chair de ses bras.
- J'ai cru que j'allais mourir. J'avais été persuadée que tu serais un boss de la mafia. Un boss différent. Juste, loyal, serviable et souriant. Moi, qui n'avait jamais ressenti ou vu tout ça, tu me les avais montré et donné ces émotions. Je m'étais juré de te protéger et résultat... Tu as été enlevé par les Vanazione... et... et c'est toi qu'ils ont torturés. Je veux te demander pardon pour ça... Peux-tu me pardonner ?
Tsuna eut un doux rire :
- Te pardonner ? Mais pour quoi ? Tu n'as absolument rien à te faire pardonner Lanalia... Et puis si je ne pourrai pas te pardonner, alors je ne le pourrais pas non plus à mes gardiens... Ne t'en fais pas, les seuls personnes pour lesquelles je tiens responsable de mon enlèvement ce sont les Vanazione et ils ne sont plus là pour dire quoi que ce soit.
- Voilà ce que je disais... Répondit Lanalia, un petit sourire aux lèvres, tu es trop gentil...
- Continuons veux-tu ? Je n'ai pas trop envie de rester sur ça trop longtemps, déclara Tsuna avec un sourire d'excuse.
- Oui bien entendu. Où j'en étais... Ah oui. Quand j'ai compris que ça a été toi qui a été capturé, je suis repartie en Italie pour trouver mes informateurs.
- N'as-tu pas pensé à aller voir les Scassinatore ? Déclara Reborn. Tu savais qu'eux et les Vanazione étaient liés, non ?
- Comme je vous l'ai dit ça a été mon erreur. Malgré que je savais que c'était les Vanazione qui fabriquaient la balle de Téléportation, j'ai refoulé la pensée qui me disait que peut-être les Scassinatore étaient impliqués depuis le début. C'était ma famille après tout et je devais confiance et obéissance à mon boss. Pendant un mois j'ai cherché sans relâche l'endroit où pouvait être la planque des Vanazione. Jusqu'au moment où j'ai entendu, parmi mes informateurs, que le Decimo s'était échappé des Vanazione. J'avais aussi entendu un truc parlant d'une certaine première génération , mais je n'y ai pas fait gaffe sur le moment Je suis aussitôt revenue au Japon, où je vous ais surpris avec Hayato-kun, Yamamoto-kun, Hibari et Chrome-chan. Vous connaissez à peu près ce qu'il s'est passé après.
- Je t'ai indiqué où trouver le Jyudaime.
- Oui. Mais Tsuna était en train de dormir. J'ai néanmoins été soulagé de voir qu'il allait à peu près bien. Je m'étais attendue à bien pire. Cependant ce jour là, tous nos plan ont basculés.
- Pour quelle raison ?
- Mon père m'avait contacté. J'étais l'infirmerie à ce moment-là et je veillais sur Tsuna, quand j'ai entendu mon oreillette grésiller. Cette oreillette me permettait d'avoir un contact en tout temps avec ma famille. Mon père pouvait me donner de nouvelles missions par ce biais. Ce jour-là ça m'avait surpris, car je ne l'avais plus entendu depuis des mois. Sûrement était-il trop occupé par la mise en place du piège pour l'enlèvement puis par les nouvelles des recherches des Vanazione. En tout cas, ce jour là il me demandait où j'étais et pourquoi je n'étais pas rentré dans notre manoir depuis des mois. Je n'ai eut que quelques secondes pour réfléchir et mes soupçons sont revenus en force sur ma famille. J'ai donc improvisé et dit que j'étais en filature chez la dixième génération des Vongola. Contre toutes mes espérances, il m'a félicité pour mon esprit d'initiative.
Elle s'arrêta un instant avant de reprendre.
- J'ai cru que j'allais m'effondrer. C'était bien ma famille, ma propre famille qui avait fomenté tout ça depuis le début ! Ce jour là j'ai haï mon père. Cet homme m'avait trahi.
- N'était-ce pas le contraire ? Déclara Daemon avec un sourire moqueur.
- Non. Cet homme m'avait bien trahi. Mais cette explication je vous la donnerai à la fin. Je vais finir la partie sur nos plans. J'ai donc commencé un double jeu, bien que ce n'était qu'en apparence. J'ai continué à être du côté de Tsuna. Mais comme mon père avait appris la présence de la première génération par les Vanazione il avait changé ses plans et Tsuna et moi devions garder la ligne directrice. Mon père avait prévu d'en faire capturer le Primo, pour l'échanger avec Tsuna. Il l'aurait vraiment échangé pour ensuite le reprendre avec une balle de Téléportation. J'ai donc décidé de le laisser faire. Notre plan ne changeait pas. Au final, je n'aurais pas eu à exhorter la famille pour capturer Tsuna et malgré l'intermédiaire ça aurait été Tsuna qui au final ce serait fait emmené devant mon père. En fait le fait que ce soit ma famille m'a plutôt arrangée. Je n'aurais pas eut à m'infiltrer discrètement : je pouvais aller et venir dans notre manoir. La protection de Tsuna là-bas aurait été assuré. Après que Tsuna se soit réveillé j'ai laissé un mot à son intention dans son bureau. De sorte qu'il a pu être informé de mon changement de plan et de mes dernières découvertes. Cependant le fait que ça été G et non pas Primo qui a été capturé a tout changé.
- Et en quoi ?
- Vous alliez vraiment accepter de remettre vos deux boss pour sauver G ? Je l'ai fait savoir à mon père : jamais les Vongolas n'accepteront l'échange ou tout du moins, ils le ruineront. Après avoir joué ma comédie devant vous je suis allé rejoindre les Scassinatore pour pouvoir les amener vers un autre plan, où il a été plus facile pour moi de sortir G de là. Mais nos plan sont ainsi tous tombés à l'eau.
- Tu parle de comédie, déclara Giotto, est-ce que cela a été prévu aussi par vous deux ?
- Pas du tout, soupira Tsuna en hochant la tête. Cette partie du plan a complètement été improvisée ! D'ailleurs on n'avait, et on a, même plus de plan !
- Mais alors comment avez-vous su quoi dire et quoi faire ?
- Vous vous rappelez la manie de Lanalia ? Celle de.. lécher le sang sur ses ongles.
- Ce qui absolument répugnant d'ailleurs, grimaça G.
- Cher G, je suis désolée, grimaça Lanalia. Ça me répugne autant que vous mais je n'ai pas le choix.
- Vraiment ? Ça te répugne ? Tu as l'air pourtant de t'éclater à le faire !
La mâchoire la jeune femme se crispa. Elle leva sa main droit à hauteur du visage et fit sortir ses ongles, brillant d'un éclat dangereux sous la luminosité de la pièce.
- Mes ongles sont comme des épées. Et je vais demander aux deux connaisseurs ici présents. Que se passe-t-il quand on range une épée ou une lame quelconque dans son fourreau sans en avoir essuyé le sang ?
- Elle finit par se rouiller, déclara instinctivement Asari.
- ... puis par se casser, finit Yamamoto.
- Exact. Cela m'est arrivé une fois. Quand j'étais jeune, je ne voulais pas lécher le sang car je détestais son goût métallique. Puis pendant une mission d'assassinat, mes ongles se sont tous cassés, sans crier gare. J'ai réussi à accomplir ma mission, mais j'étais mal en point et mes mains m'ont fait un mal de chien ! J'ai cru que mes doigts allaient se décomposer. Je n'ai pas pu les bouger pendant deux mois, et j'ai été battu par mon père pour une telle erreur. Et depuis je n'ai plus hésité à lécher le sang... Après tout faut bien que je les nettoies et je n'ai pas le loisir d'avoir de quoi les laver après chaque assassinat ou combats... Mais une chose est sure je ne veux plus à subir cette douleur encore une fois. Plutôt mourir...
- Mais ces ongles... C'est quoi ? Une boite-arme ? Je n'en ai jamais vu de telle... S'interrogea Gokudera.
- Je ne répondrais pas à cette question, déclara très vite Lanalia. Tsuna, finis donc de répondre à ton arrière-arrière-arrière-arrière-grand père... Bon sang, pourquoi autant ?
Elle avait grogné la dernière partie, ce qu'il valu un sourire compatissante de Tsuna, avant de continuer son explication.
- Donc, la manie de Lanalia. Même si je pense m'être mal exprimer, c'est plutôt une nécessité. En tout cas, nous avions convenu que si jamais une situation se profilait, elle devrait recueillir dans un ongle d'une main différente, le sang d'un allié et le sang dans adversaire, peut-être importe le moyen. Et si jamais elle léchait le sang de l'adversaire alors je devais intervenir peu importe le plan et si elle léchait le sang d'un allié, alors je devais la laisser faire.
- Elle avait léché le sang de l'homme du Nuage ! S'exclama Chrome.
- C'est exact, Chrome. Je l'ai donc laissée faire comme elle voulait...
Puis Tsuna sembla se rappeler de quelque chose. Ses yeux se froncèrent quelque peu avant de se tourner vers la tueuse à gage.
- Au fait, qu'as-tu fait de cet homme... comment s'appelait-il ?
- Claudio ? Je l'ai tué sur les ordres du Septimo.
Tsuna grogna :
- T'étais vraiment obligée de le faire ?
- Tsuna, tu vas pas commencer... Cet homme était un meurtrier comme tous les Scassinatore et tu le sais. Je n'allais certainement pas le laisser en vie longtemps. Surtout que c'était un ordre de mon père, si je ne l'exécutais pas, il aurait soupçonné quelque chose.
- Dis plutôt que ça te fournit une excellente excuse... Soupira Tsuna. D'ailleurs il faudra en trouver une pour empêcher le boss des Scassinatore de porter les soupçons sur toi pour la disparition de G de leur base...
- Je l'ai déjà trouvée, ne t'inquiète pas.
- Quelle est-elle ? Demanda Tsuna un peu surpris.
- Les Vongolas ont découvert la base plus tôt que prévu et ont lancé une attaque offensive pour récupérer le gardien de la Tempête de la première génération, déclara Lanalia, comme si elle récitait. Ils nous ont pris par surprise et ont fini par atteindre leur but, avant de faire exploser la base. J'ai réussi à m'en sortir, mais j'ai échoué à la protection de la base et de nos hommes.
- ... Pourquoi pas... Mais nous aurions fait exploser la base ?... Je n'aime pas trop ce scénario ça nous obligerait à le faire et...
Les yeux de Tsuna s'écarquillèrent, semblant comprendre quelque chose. Il se tourna vers la jeune femme qui le regardait d'un air ennuyé.
- Lanalia... Que... Mais qu'est-ce que t'as fait ?!
- J'ai détruit la base des Scassinatore au Japon. Il n'y a plus un seul homme de la famille Scassinatore en vie ici.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Keiyner : Et on termine sur une bombe à retardement ! Et voilà toutes les réponses (enfin une très grande partie) à nos questions.
Alors reviews ?