Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Chapitre 30 : Ferrante Scassinatore

Keiyner : Coucou me revoilà ! Après trois semaines de révisions acharnées et d'examens je reviens enfin pour un nouveau chapitre de Les flammes temporelles.

J'espère que ça vous a manqué quand même un peu ^^

Je vais quand même prendre le temps de déclarer que l'univers de KHR n'est pas à moi et que je me prends un véritable plaisir à la détourner pour mon imagination et la votre ^^

Je remercie MissXYZ, freddyman, Neko, Vongola, mary6987, Ecarlates, Karo, inukag9 et Himutsu-chan pour avoir posté une review sur le dernier chapitre. Je remercie également ceux qui lisent en anonymes ou non, ceux qui ont mis en favoris ou non (mais qui la lisent) et ceux qui la suivent ou non (pareil, mais qui la lisent ^^) cette fiction. Je suis contente de voir qu'elle vous plaise !

Réponses aux reviews anonymes :

MissXYZ : XD Bah je pense que tout le monde a son petit moment de doute dans sa vie et je pense que des personnes qui vivent dans la mafia doivent en avoir plus que quiconque . Ce n'est pas après tout une vie facile, où on peut se remettre toujours en question. Mais pour moi la Volonté c'est aussi surpasser ces doutes par soi-même ^^ Pourquoi s'en prendre à Lanalia ? Eh bien parce que ça fait partie de l'histoire ^^. Lanalia a besoin aussi d'être blessé pour le grand final mais je n'en dis pas plus. Profites bien de ce chapitre

Neko : Ravie que ça te plaise autant. J'avoue m'être bien décarcassée la tête pour que les combats paraissent réalistes et soient aussi clairs que possible et j'espère que c'est toujours le cas dans ce chapitre-ci. Non t'inquiète pas. Je comprends que tu n'aies pas eut le temps de mettre les reviews pour les autres chapitres, j'ai moi-même parfois du mal à répondre à tout le monde avant que mes chapitres ne soient publiés ^^'. Oui, oui j'adore ça ^^ En fait j'adore j'adore malmener les persos que je connais. Voici la suite tant attendue et merci encore pour avoir pris le temps de laisser une review !

Vongola : Merci de me continuer à me supporter, je te promets une superbe suites pleines de rebondissements et de nouvelles révélations ! On arrive bientôt à la fin peut-être encore deux ou trois chapitre selon mon inspiration de la semaine qui arrive ! Profites bien de la suite !

Karo : Merci ^^ merci de me soutenir depuis le début ! Mais oui il est inconscient. Mais c'est le Gokudera que j'adore. Et s'il hésite à y aller, c'est un peu comme si une sorte de force invisible l'amenait jusqu'à cette pièce ^^ Oui Tsuna a quelqu'un dans sa vie ^^ Et bien vous le saurez dans le tout dernier chapitre ! Merci beaucoup pour ton soutien et tes encouragements. Profites bien de ce nouveau chapitre !

Keiyner : Allez, je ne vous fais pas attendre plus longtemps ! Enjoy !

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 30 : Ferrante Scassinatore

Reborn regardait les combats se faire dans les jardins, ayant choisi une place stratégique un peu éloigné du champ de bataille. Il surveillait d'un œil distrait les membres de la Varia, qui faisaient plus de bruit qu'autre chose. Il regardait l'entrée du manoir où il pouvait voir les derniers membres de la famille ennemie s'y agglutiner, repoussés par les gardiens Vongolas de la dixième génération ainsi que de la première génération. Ils faisaient du bon travail, efficace et coordonnés. Il n'arrivait pas à voir tous les combats qui s'y déroulait et fut tenté de choisir un autre perchoir où il pourrait mieux voir, mais il y résista.

Il avait décidé de ne pas interférer dans le plan de son... non ce n'était plus son élève.

Il se fit la réflexion que même lui aurait du mal à ne plus voir Tsuna comme son élève. Mais il devait se rendre à l'évidence.

Le fils de Iemitsu avait grandi. Autant physiquement que mentalement. Il ne pouvait plus être appelé Dame-Tsuna. Il ne pouvait plus être considéré comme un apprenti boss. Les derniers événements lui avaient montré que le futur boss des Vongolas avaient bien appris ses leçons. Certes cela avait pris du temps mais elles avaient fini par être assimilées.

Et maintenant il avait décidé de ne pas intervenir dans les combats du futur Decimo. C'était lui-même qui avait décidé du plan et de la marche à suivre. Maintenant tout ce que pouvait faire Reborn en tant que son ancien tuteur mais aussi en tant que tueur à gage en contrat avec les Vongolas était de croire en Tsuna.

De croire en son ancien élève pour régler les chose.

Oui il devait lui faire confiance pou que les choses rentrent dans l'ordre. Mais...

C'était dur...

Il voulait y aller...

Il voulait se battre !

Il voulait protéger son élève, son boss, car oui il savait qu'il voulait rester auprès de ce jeune home qui ne pouvait qu'être le digne boss que les Vongola attendaient depuis des années et Reborn voulait voir de ses propres yeux le devenir des Vongolas sous l'autorité de Tsuna.

Mais s'il se battait... cela protégerait-il Tsuna ?

La réponse était évidente.

Non, il ne ferait que le gêner. Ce combat devait non seulement fournir une preuve pour les autres familles de l'Alliance que formait les Vongola, que le futur Decimo, celui en qui la plupart ne croit pas, était digne de confiance, mais également cela montrait à la dixième génération qu'ils pourront s'occuper de ce genre d'affaires. Autrement dit les mettre en confiance.

Car il n'était pas stupide. Il savait que si la plupart des gardiens avaient accepté de faire partie de la mafia, certains étaient quand même anxieux de leur avenir dans ce milieu. Feront-ils le poids ? Quelles erreurs à ne pas commettre ? Comment intervenir ?

Certes ils auront le temps de peaufiner leur comportement en fonction des situations, Tsuna n'allait pas devenir le Decimo à la seconde même, mais il était important de les mettre dans le bain dès le début pour leur montrer ce qu'étaient réellement la mafia. Ils devaient donc gérer cela seuls, comme les gardiens qu'ils sont devenus. Donc Reborn les regardaient de loin...

Ses mains tremblèrent.

Il voulait absolument aller se battre...

Il grogna de mécontentement, tandis qu'un Léon compatissant grimpa sur son épaule et lui lécha la joue. Remerciant son animal pour cette tentative de consolation, Reborn caressa la tête du caméléon qui ferma les yeux de bonheur, appréciant ce moment si rare avec son maître. Reborn dirigea son regard vers le manoir.

- Tsuna... Fais attention.


Retour à la tour du manoir des Scassinatore

L'appel ainsi que la voix faible et rauque, autrefois assurée et douce, déchira le cœur de Gokudera qui se précipita sur la forme au sol.

- Non... Lanalia !

Il s'accroupit précipitamment aux côtés de la jeune femme, examinant ses blessures, horrifié.

Le corps de la jeune fille était parsemé de bleus, de coupures et d'entailles de tout genre. Le haut noir moulant dans lequel la jeune femme était partie la veille, était déchiré au niveau de son abdomen laissant entrevoir des hématomes presque noirs sur son ventre. Une autre déchirure sur son pantalon au niveau de la cuisse était imbibée de sang révélant une entaille profonde. Il ne fallu pas à Gokudera un examen poussé pour savoir qu'elle avait dû être faite par une lame. La main gauche de la tueuse à gage tremblait par à coup, l'un des doigts formant un angle inquiétant. Sa chevelure normalement si noire et lumineuse était maintenant ébouriffée et à certains endroit poissant de sang, qui commençait à coaguler. Sa lèvre était fendue sur le coin gauche, une croûte de sang s'y étant formée tandis qu'un bleu se dessinait doucement mais sûrement au niveau de sa joue. Une de ses paupières était barrée d'une entaille, la forçant à la fermer sur son œil droit, tandis que l'œil gauche orange de la tueuse à gage, le considérait comme avec incrédulité, et avec une pointe de... soulagement ?

Gokudera n'y croyait pas quand il la vit. Qu'une femme si fière que Lanalia, elle qui essayait de cacher au maximum ses sentiments, même si cela avait été dur pour elle ces derniers jours, qui n'avait accepté aucun soutien ni aucune aide de leur part, soit à tel point soulagée juste en le voyant, relevait presque de l'impensable. Mais en même temps, vu ses blessures et l'horrible moment qu'elle avait dû passer, il ne savait pas pourquoi il s'en étonnait. Gokudera ne mit pas longtemps à comprendre qui l'avait mis dans cet état. Comme l'avait bien pressenti Tsuna, le père de la jeune femme avait dû découvrir sa trahison... Les poings du gardien de la Tempête se serrèrent de rage. Cet homme avait battu sa fille... N'y avait-il donc pas de limite à sa cruauté ? Gokudera sentit alors une sensation de fraîcheur sur son avant-bras. Il sursauta légèrement et baissa les yeux. La main froide de Lanalia, à laquelle un de ses doigts avait été brisé, s'était posée légèrement sur sa peau.

-Haya... Hayato...-kun... Tu... croassa la jeune femme que le bleu sur sa joue la rappela à l'ordre lui tirant un gémissement de douleur.

Le regard de Gokudera s'apaisa tandis qu'il passa une main avec douceur sur sa joue blessée, pour la calmer. Surprise par son geste, elle se tut et le regarda droit les yeux lui lançant un regard à moitié interrogateur, à moitié fatigué. Gokudera était lui aussi surpris par son geste : il l'avait fait sans vraiment réfléchir. Et maintenant, il était trop tard pour retirer sa main, alors il décida de continuer sur cette lancée, espérant avec force que Lanalia ait l'esprit trop embrumé pour le voir renflouer son rougissement à son geste.

- Chut... Murmura Gokudera. Ne t'en fais pas, je vais soigner quelques unes de tes blessures grâce à ma flamme du Soleil et ensuite on descendra... Tout le monde était inquiet pour toi !

Les yeux de Lanalia se fermèrent doucement tandis que Gokudera enflamma sa bague du Soleil pour soigner l'entaille sur son œil, priant pour que celle-ci ne soit pas trop profonde pour que ses flammes du Soleil puisse la cicatriser. Heureusement ce fut le cas. Les bords de la plaie finirent par se rejoindre, laissant la paupière de la tueuse à gage immaculé de toute blessure. Une fois que cela fut fini, le jeune femme ouvrit les deux, plongeant leur couleur orangé dans celui vert du gardien de Tempête, soulageant celui-ci qui croyait qu'elle serait aveugle d'un œil. Il lui adressa un sourire avant d'enflammer sa bague et de les diriger vers la plaie sur sa jambe.

- Hayato-kun... Reprit-elle, d'une voix plus forte. Vas-t'en... Tu ferais mieux... de me laisser... Il ne va pas... pas tarder à revenir...

Gokudera arrêta tout mouvement. Ses yeux se plissèrent.

- Il... il peut revenir à tout moment... Continua Lanalia. Il ne sait rien de... Il...

- Lanalia, demanda Gokudera en l'interrompant. Quand tu dis "il", tu parles de...

Juste à ce moment, un gros bruit se fit entendre suivi par des bruits de pas qui s'approchaient rapidement de la salle où les deux jeunes gens se trouvaient. Gokudera leva la tête vers le bruit et remarqua avec effarement qu'il y avait une autre sortie, sans aucune porte. Une autre ombre projetée sur le sol s'avança dans leur direction. Aussitôt Gokudera fut sur ses pieds légèrement devant la jeune femme. Un homme pénétra alors dans la pièce, ne semblant pas avoir remarqué le gardien de la Tempête, tout en pestant :

- Maudit soit ce Decimo ! Il a fallu qu'il attaque maintenant... Comment a-t-il su que... ? S'arrêta-t-il en braquant ses yeux sur l'argenté.

Il considéra avec étonnement l'intrus dans un premier temps avant qu'un sourire malsain un brin moqueur ne s'étira sur ses lèvres. Gokudera serra les poings. Devant lui se tenait Ferrante Sbagliato.

- Eh bien, eh bien... Déclara celui-ci, nonchalant alors que Gokudera pouvait sentir dans le fond de sa voix une intention menaçante. Il semble qu'un rat ait eu la stupide idée de venir jusqu'ici seul... Que viens-tu faire là, Smocking Bomb Hayato ? Ton boss t'aurait envoyé pour tester le terrain ?

La mâchoire de Gokudera se crispa, sa colère pour le boss des Sbagliato remontant en flèche. Jamais il ne lui pardonnerait d'avoir trahi son boss, alors que celui-ci lui faisait confiance malgré le désaccord de la succession. Ni ça, ni même le fait que ce soit lui qui ait demandé la torture de Tsuna. Et le fait qu'il ait battu Lanalia ne l'aidait en rien à se calmer.

- Sbagliato... Dit-il en essayant de maîtriser le tremblement de colère dans sa voix. Pourquoi avoir été à tel point avec Lanalia ?

- Non... ! Pressa Lanalia d'une voix faible et inquiète. Arrête !

Ferrante Sbagliato darda un regard légèrement étonné sur le Gardien. Il le considéra pendant un moment, puis il s'avança vers le centre de la pièce. Au mouvement de l'homme, Gokudera se campa sur ses positions, ouvertement sur ses gardes. Ferrante s'arrêta avant d'avoir un sourire malsain sur son visage. Il s'avança dans une autre direction, tournant légèrement autour des deux jeunes gens. Gokudera le suivit du regard.

- Tu m'as l'air d'être très attaché à cette fille, Gokudera Hayato... Pourquoi ? Je veux dire... Elle a essayé de tuer l'un de vous et vous a proposé un chantage tout en ciblant ton boss... Pourquoi es-tu en train de la défendre ? Elle fait parti de mes hommes, mes subordonnés... Pourquoi n'aurais-je pas le droit de la punir comme je le souhaite ?

- Vous êtes ignoble... Cracha Gokudera.

- Ceci est ton point de vue, indiqua Ferrante. Pour moi j'ai tous les droits de la punir. Après tout elle a fait rater une mission importante, tuant une centaine de mes hommes... Puis elle a fait preuve d'insubordination envers moi. Qui mieux que moi peut la punir pour ses actes ?

- Et si vous vous remettiez en question ? Déclara Gokudera. Si elle est allée chercher ailleurs c'est peut-être parce qu'elle ne se sentait pas bien à vos côté ou que vous l'étouffiez !

- Arrête ! S'écria Lanalia en essayant de se relever par la force de ses bras.

Au cri, Gokudera jeta à la jeune femme un regard interrogateur. Celle-ci se mordit les lèvres, le regard anxieux, avant de le diriger vers son père.

- Gardien de la Tempête, appela Ferrante tandis que Gokudera se retourna vers lui. Que veux-tu dire par « chercher ailleurs » ?

- Je veux parler du fait qu'elle se soit tournée vers nous pour vous arrêter, cracha Gokudera, tout en surveillant la jeune femme, qui finit par baisser les yeux, défaite.

- Tournée vers vous ? Je ne comprend pas ce que tu veux...

Au fur et à mesure qu'il prononça ces mots, ses yeux du boss des Scassinatore s'écarquillèrent tandis que son débit ralentissait, jusqu'à s'arrêter. Ses yeux passèrent dans ceux de Lanalia qui étaient dirigés vers lui avec une haine évidente, teinté de fatigue et de désarroi, à Gokudera, qui semblait un peu perdu. Le cerveau de celui-ci tournait à plein régime. Quelque chose était bizarre... Pour commencer, pourquoi Lanalia lui avait-elle demandé d'arrêter ? D'arrêter quoi ? De parler à son père ? Voulait-elle lui parler elle-même ? Non ça n'avait pas l'air d'être ça... La façon dont elle lui avait demandé, faisait plutôt penser à ce qu'elle ne voulait pas qu'il donne plus d'information au Septimo des Scassinatore. Comme si... comme s'il le Septimo n'était pas au courant de la trahison de Lanalia. Mais c'était ridicule ! Pour quelle raison le Septimo Scassinatore aurait-il battu sa propre fille, celle qui est reconnue comme étant son meilleur tueur à gage ? Vu l'amour propre et la fierté que possédait Ferrante Scassinatore, il ne devait pas d'autre raison que la trahison de ses subordonnées qui puisse l'amener à de telles extrémités. Pourtant vu comment le boss de la guilde d'assassin les regardait, Gokudera ne voyait pas d'autre raison au comportement de Lanalia.

- Hayato Gokudera, appela le Septimo Scassinatore, faisant sortir celui-ci de son tourbillon de pensées, tu es en train de dire que tu croyais que j'avais battu cette... fille... parce qu'elle m'aurait trahi pour se mettre dans vos rangs, c'est ça ?

Gokudera ne répondit rien, se mordant les lèvres. Il jeta un coup d'œil à la tueuse à gage qui avait le visage baissé. Apparemment il avait vu juste, bien que trop tard... Le Septimo n'avait rien su de la trahison de sa fille ! Mais alors pourquoi... ? Pourquoi l'aurait-il battu avec une telle force et une telle cruauté ? Il allait lui poser la question, en rage contre lui-même de ne pas avoir compris le message de Lanalia plus tôt, quand le Septimo se détourna d'eux, avant de s'approcher d'une minuscule fenêtre et de regarder en contrebas ses hommes se faire battre par la faction d'assassin, indépendante des Vongolas.

- Aah... je vois... Je comprends maintenant ces cris quand je la frappais, soupira-t-il avant d'imiter quelqu'un en train de se faire frapper, et prenant une voix de femme de se plaindre."Je veux pas reprendre le trône des Scassinatore ! Je vous le jure, Septimo-sama !"...

Gokudera vit rouge en entendant l'imitation pathétique de Lanalia que faisait le boss de la guilde d'assassin de l'Ombre. En une seconde, il pointa le canon de son arme dans la direction, refusant qu'on se moque d'elle, la colère déformant ses traits. Pendant un instant, il ne comprit pas lui même sa réaction. Cette réaction aurait été la même si on en était pris à l'honneur de son boss. Mais après tout, c'était sûrement parce qu'il avait déjà accepté Lanalia dans la famille, parmi eux. Il réfléchit pendant un instant se demandant si la réaction aurait la même si cela avait dirigé contre l'un de ses autres compagnons. La réponse fut évidente. Non. Il aurait certainement réussi à se contrôler. Donc cela devait dire que la jeune femme était au moins aussi importante que son boss. Soudain, à cette pensée, ajoutée à toutes celles qu'il avait eut concernant la jeune femme depuis qu'il savait qu'elle était de leur côté, il comprit. Après tout, il n'y avait que très peu de personnes qui était aussi important, voire plus, pour lui que Tsuna.

Il l'aimait. Il aimait Lanalia. Il n'y avait pas d'autre solution. Il en fut troublé. Il ne la connaissait que depuis huit mois, quand celle-ci l'avait sauvé de sa chute. Il l'avait toujours trouvé jolie, même très attirante, malgré le début de méfiance qu'il entretenait envers elle au début de leur connaissance. Il savait que ce n'était ni le lieu ni le moment pour avoir de telles pensées : il se tenait face au Septimo Scassinatore, il ne devait pas baisser sa garde, ni même penser à autre chose, mais cette fois son cerveau refusait de lui obéir. Ses pensées s'imposaient à lui.

Mais ce fut une constatation amère. Après tout n'avait-elle pas dit qu'elle aimait quelqu'un ? Qu'elle voulait quitter les Scassinatore pour avoir une vie "normale" avec lui ? Il grimaça, ses yeux se teintant de douleur : à peine comprenait-il ses sentiments qu'il savait que cet amour ne serait jamais partagé. Mais était-ce si surprenant ? Une telle fille... il était normal qu'elle soit déjà amoureuse de quelqu'un...

- Hayato-kun...

Il sursauta au chuchotement de Lanalia, relevant la tête. Ferrante n'avait pas bougé, leur tournant toujours le dos. Par contre, l'arme de Gokudera s'était un peu abaissée, pointant le sol. Il tourna la tête vers celle qu'il l'aimait. Lanalia le regardait avec une légère inquiétude :

- Je ne... sais pas à quoi tu penses... Mais... Mais tu ne devrais pas baisser la garde... Ne sous-estime pas mon père.

Gokudera déglutit, pensant à ce qui aurait pu se passer si elle ne l'avait pas repris à temps et hocha la tête. Un profond soupir les fit revenir vers Ferrante.

- Aaah ! Mais qu'ais-je fait ? J'ai battu ma fille pour une raison infondée ! Comment ais-je pu manquer de confiance en elle ?! Je le savais pourtant... C'est moi-même qui l'ait éduquée : comment ais-je pu penser qu'elle me trahirait pour un simple trône ? Aaah... Comment me faire pardonner...

Ferrante serra le poings toujours en leur tournant le dos avant de les aplatir avec force sur la rambarde de la fenêtre en pierre. Gokudera regarda sans rien comprendre le Septimo Scassinatore. C'était sûrement une comédie. Il jeta un léger coup d'œil à la jeune femme. Celle-ci ne le quittait pas des yeux, les yeux plissés. Gokudera revint au boss de l'Ombre, son arme toujours pointée sur lui. Puis Ferrante se redressa et avec une vitesse hallucinante se retourna vers eux. Gokudera eut à peine le temps de voir le bras du Septimo se tendre, une revolver à la main et pointé sur lui, que le coup partit. Grâce à ces réflexes, il réussit à éviter une blessure mortelle, quand le coup étant très rapide, la balle se planta dans son épaule gauche. Il grimaça de douleur quand celle-ci se fit sentir avant de retomber lourdement sur le sol.

- HAYATO-KUN ! Cria Lanalia.

Ferrante regarda sa fille pendant un instant, avant de regarder à nouveau Gokudera qui essayait de se relever malgré la douleur. En un instant, il se précipita sur lui. Le gardien de la Tempête sentant le danger venir pointa son arme vers le boss des Scassinatore, sans plus s'occuper de la douleur de sa blessure et tira. Ferranta réussit à éviter le rayon de flammes, avec une telle aisance, que Gokudera aurait pu croire qu'il glissait dessus sans aucune difficulté. Le rayon traversa le toit, faisant écrouler quelque morceaux de toiture dans la salle. Le Septimo donna un coup de pied tourné au poignet qui tenait l'arme déviant la trajectoire avant de le coincer sous la plante de son pied au sol. Gokudera laissa échapper une plainte de douleur avant de jeter un regard assassin à l'homme. Il devait le reconnaître il était fort. Il comprenait pourquoi Lanalia avait dit qu'ils ne devaient pas l'attaquer seul. Le Septimo dirigea le canon de son arme sur le bras droit du Decimo.

- Sache, déclara-t-il d'une voix dénuée de tout sentiments, qu'il m'importe peu de savoir si cette fille ait décidé de me renverser ou de vous rejoindre. La finalité est la même : elle m'a trahi. Bien que je m'attendais à un peu plus de jugeote de sa part. Aller demander de l'aide... s'attacher à des gens... il semblerait que je l'ai surestimée : je la croyais plus intelligente. Qui plus est elle s'est alliée avec nos ennemis ? Alors c'est un affront que je ne devrais pas laisser impunis. Je ne pensais pas la tuer jusqu'à que tu viennes. Une petite rééducation suffit pour faire changer d'avis à un révolutionnaire... Mais une trahison avec en prime une alliance avec mes pires ennemis ? Voilà qui mérite de mettre les choses au clair.

- Vos pires ennemis ? Mais qu'est-ce qu'on vous a fait pour que vous nous détestiez à ce point ? Jamais le Jyudaime, ou ne serait-ce que les autres boss des Vongolas ne vous ont jamais donné du tort ! Pourquoi vous acharner sur les Vongolas ?

- Vous ne savez pas ce que ça fait... Vous êtes des Vongolas. Vous ne savez pas ce que ça fait de devoir reprendre le flambeau d'une famille qui s'autodétruit petit à petit... qui finit par être oubliée ! Vous les Vongolas qui avez commencé en étant un simple groupe d'auto-défense... Un groupe qui n'aurait aucun avenir dans le monde de la mafia, vous avez perduré ! Jusqu'à atteindre le sommet. Mettant de l'ombre aux autres familles de la mafia, qui elles, sont restés sur leurs plates-bandes, essayant de perdurer dans leur activités, essayant de garder ce qui leur faisait honneur ! Et comme si cela ne vous suffisait pas, vous avez tout pris ! Vous avez rassemblés les familles pour de stupides alliances, muselant ceux qui ne pensait pas comme vous. Vous avez fait main basse sur toutes les activités mafieuses les régulant comme si vous étiez celle qui aviez le plus de poids, simplement à cause d'un simple pouvoir : celui de la flamme de Dernière Volonté. Je dois avouer cependant que celle-ci est puissante. Alors comme vous, qui avez tout pris, laissant les Scassinatore dans l'Ombre, tandis que vous ameniez de plus en plus de familles mafieuses, vers le monde de l'officialité, nous, nous allons prendre aussi tout ce que vous avez. En nous penchant sur la Flamme de Dernière Volonté, je vais redorer le blason des Scassinatore.

Un bruit de pas interrompit alors le Septimo qui leva la tête vers la porte par laquelle Gokudera était passé. Un homme aux cheveux noirs, avec quelques mèches grisonnantes entra alors dans la pièce, un air désabusé sur le visage.

- Septimo-sama, les Vongolas se sont éparpillés dans le manoir. Je crois qu'ils cherchent quelque chose, dois-je... Déclara-t-il avant de s'arrêter alors que ses yeux ne se posèrent sur Gokudera épinglé au sol par son boss.

Les yeux de Gokudera se plissèrent. Ce devait être le bras droit dont Lanalia avait parlé.

- Oui, je crois savoir ce qu'ils cherchent, répondit Ferrante en jetant un coup d'œil à Lanalia qui était toujours prostrée sur le sol. J'ai vu par l'autre pièce que la première génération était avec eux, exact ?

- Oui, Boss. Voulez-vous que j'élimine le Primo ?

Ferrante sembla réfléchir un instant.

- Hmm... Non... Après tout, je pense qu'il doit être étroitement protégé, ne serait par son bras droit. De plus il ne faut pas oublier qu'il est puissant et qu'il possède l'Hyper Intuition... Ah je sais, on va utiliser la technique que Lanalia nous a suggéré, ricana Ferrante en lui jetant un regard moqueur sous celui horrifié de la jeune femme. Menace ses amis. Avec tes talents de snipper, tu devrais pouvoir leur barrer la route. Si tu peux éliminer le Decimo, vas-y.

- Mais Septimo-sama, tout en ignorant le hoquet de stupeur de Gokudera aux mots du boss des assassins, si je le tues vous ne pourrez plus récupérer son pouvoir.

-Je suis en train de me dire que si le gamin possède le pouvoir de ramener les gens du passé, peut-être son ancêtre le possède également, ou tout du moins celui de voyager dans le passé... Je me contenterais de celui-ci.

- Très bien, Septimo-sama... Et que voulez-vous faire de ces deux-là ?

- Je vais m'en occuper moi-même. Je leur dois une leçon à tous les deux. Lanalia va payer pour m'avoir trahi. Quant à cet impertinent qui a eu le cran de croire qu'il pouvait m'arrêter seul... Eh bien ce sera un avertissement pour le Decimo Vongola. Peut-être voudra-t-il renoncer à devenir le Decimo, si jamais je lui montre le corps de son bras droit...

- Très bien. Septimo-sama. Je ne tuerais Sawada Tsunayoshi qu'en dernier recours dans ce cas, déclara le bras droit en tournant les talons.

- Parfait Marcello, termina Ferrante en se réjouissant de la belle idée qu'il venait d'avoir pendant que celui-ci fermait la porte derrière lui.

Gokudera lui lança un regard meurtrier tout ne se démenant pour sortir de la menace du boss. Il ne devait pas perdre ! Il savait pertinemment que si jamais il venait à mourir, Tsuna en serait que plus triste et ce n'était vraiment pas ça dont il avait besoin ! Il enflamma sa bague et l'inséra dans sa boîte Vongola. Uri en sortit et se jeta sur le visage du Septimo.

- Qu'est-ce que... ? Eut le temps de s'écrier Ferrante avant le chat de la Tempête ne lui lacéra le visage.

La pression sur le poignet de Gokudera disparut, laissant le bras droit du Decimo Vongola se relever. Celui-ci ne perdit pas de temps à se masser le poignet pour pointer de nouveau son arme sur le boss. Ferrante finit par se débarrasser d'Uri en le prenant par le cou, tandis que l'animal continuait de griffer dans le vie.

- Sale chat ! Pesta avec colère le boss des Scassinatore avant de le balancer avec force contre le mur, que le chat percuta avant de s'écrouler, inconscient.

- Uri ! S'écria Gokudera. Enfoiré...

Il enflamma sa bague d'une flamme du Nuage et ouvrit l'un des boîtes à sa ceinture et en sortit la cartouche noire qu'il inséra dans son arme. Il tira sur le boss des Scassinatore qui n'eut pas le temps d'éviter. Le rayon rouge et violet provoqua une explosion qui souleva une grande quantité de poussière. Les murs derrière où se trouvait le Septimo se lézardèrent, menaçant à tout moment de s'écrouler.

- Prends ça... S'exclama joyeusement Gokudera en abaissant son arme.

Il eut un instant de blanc dans lequel Gokudera et Lanalia regardaient le nuage de fumée. Puis une forme sombre s'y avança dangereusement avant d'en sortir, dispersant la poussière dans toute la pièce. Ferrante Scassinatore, sans aucune blessure, s'élançait à tout vitesse vers un Gokudera stupéfait. Celui-ci se réveilla juste à temps pour éviter un coup de coude à la mâchoire. Il glissa jusque de l'autre côté de la pièce. Le boss ne se laissa pas surprendre et à peine le mouvement du jeune gardien de la Tempête exécuté, celui-ci se lança à sa poursuite. Gokudera avait l'impression que les pas du boss des assassins ne touchaient pas le sol tellement celui-ci était rapide. D'un mouvement vif, il visa devant les pieds de son adversaire et tira. Ferrante eut juste le temps de s'arrêter avant qu'une autre explosion ne se fasse dans la pièce, soulevant de nouveau un peu de poussière. Gokudera ne s'arrêta pas là et enflamma une autre de ses bagues, d'une flamme crépitante de la Foudre qu'il inséra dans une autre boîte de sa ceinture. Avec une extrême rapidité, il enclencha alors une grosse cartouche, des pics étant apparus sur son arme se positionnèrent alors vers son adversaire. Un épais rayon rouge entouré d'éclair de la même couleur se dirigea alors vers le paquet de fumée. Un cri de douleur s'y fit entendre. Gokudera eut un demi-sourire en entendant ce cri. Mais il eut à peine le temps de se réjouir un trait de couleur violette sortit du rideau de fumée et entra dans sa vision, grossissant à chaque seconde. Gokudera pencha sa tête sur le côté tout en essayant de s'élancer sur ce même côté. Mais le mystérieux trait réussit à l'atteindre de peu, le marquant d'une longue et fine coupure sanglante, avant de continuer sa course sur le mur de la salle derrière le jeune homme. Aussitôt, un bruit de fissure se fit entendre derrière lui et à peine s'était-il retourné pour voir ce qu'il se passait qu'il se précipita sur le sol à quelque mètres plus avant pour éviter que le mur ne s'écroule sur lui. Un souffle de vent parcourut alors toute la pièce. Gokudera se releva tant bien que mal et regarda par-dessus son épaule.

Une grande partie du mur était complètement détruite, leur laissant le loisir de la vue sur tout le jardin de la propriété des Scassinatore. Gokudera pouvait encore voir les éclairs de la flamme de la Fureur de Xanxus briller, tandis que le bruit des batailles atteignaient ses oreilles. Il regarda plus en profondeur et déglutit. Juste au-dessus de lui se trouvait l'entrée du manoir à plus d'une quarantaine de mètres plus bas. Si jamais il tombait, il ne pourrait se raccrocher à rien. En effet aucune fin de mur ou de toiture ne se dressait entre le sol et la tour à moitié détruite dans laquelle ils se trouvaient. Il grimaça à l'idée de tomber d'aussi haut avant de reporter son attention sur le boss des Scassinatore, tout en passant une main sur sa joue sanglante le faisant souvenir du trait violet qui l'avait blessé et avait détruit le mur.

- Bordel... Mais qu'est-ce que c'était que... Commença-t-il avant que ses yeux ne s'écarquillèrent en se posant sur le boss des Scassinatore.

Celui-ci avait une partie de son vêtement au bras qui s'était arraché et une plaie à l'épaule d'où coulait pas mal de sang. Gokudera fut un peu impressionné qu'il n'y ait pas plus de dégâts, il avait pourtant fait en sorte à ce que rien ne puisse prévoir que ce serait cette cartouche là qu'il utiliserait. Cet homme avait réussi à limiter l'impact. Mais ce n'était pas vraiment ça qui impressionnait Gokudera. C'était la longue arbalète entourée par des flammes du Nuage que tenait le boss des Scassinatore dans son autre main armée de longue et fines tiges de fer, surmontée d'une pointe qui de là où se trouvait Gokudera semblait très pointue. Ferrante Scassinatore darda un œil mauvais sur le gardien de la Tempête.

- Que je doive sortir mon arme fétiche contre un vulgaire gamin... Tu dois te sentir honoré...

- Pas le moins du monde, rétorqua Gokudera, les sourcils froncés, en se remettant de sa surprise.

Lanalia, quant à elle, n'arrivait pas à détacher son regard de l'arme de son père. Elle-même ne l'avait vue que très peu de fois, pour ainsi dire une ou deux fois. Et encore ce n'était même pas pour des combats, mais des entraînements. Elle ne savait pas ce qu'il valait dans un combat avec mais elle pouvait dire une chose : son père était très doué avec cette arme. Et elle ne pouvait dire si l'avantage qu'avait Gokudera de pouvoir se servir d'une arme aussi complexe que le Système CAI allait lui servir. Elle déglutit, tout en étant frustrée de ne pas avoir la force de se lever pour aider celui qu'elle aimait dans son combat contre son propre père.

- Me voilà... Prévint alors le boss des Scassinatore.

- Je n'attends que ça, provoqua Gokudera.

Un sourire haineux s'étira sur les lèvres du boss des Scassinatore avant de s'élancer sur le gardien de la Tempête. Celui-ci activa sa flamme de la Tempête cette fois et sortit ses Bone Loop ainsi que que le cercle de lumière rouge qui lui permettait de se déplacer rapidement sans avoir à utiliser ses jambes. S'élevant à quelques centimètre du sol, il évita avec adresse les tirs de l'arbalète tout en répliquant avec sa propre arme. Quand un des tirs frôla sa jambe gauche, il se rendit compte que les tirs devenaient plus rapides et plus précis. Sans crier gare un autre tir l'atteignit, proche de la blessure par balle à son épaule réveillant la douleur jusque là endormie par l'adrénaline du combat. Il poussa un cri portant sa main instinctivement à sa blessure et retira l'arme qui le gênerait dans ses mouvements. Ferrante n'attendait que ça. Il s'élança sur le gardien de la Tempête comblant la distance entre eux et, s'élevant à un mètre du sol, porta un coup de pied à la mâchoire de Gokudera.

En quelques secondes, Gokudera était à terre. Il y resta un moment avant d'essayer de se relever et s'arrêta avant de commencer à cracher du sang, une douleur commençant à pulser dans son crâne.

- HAYATO ! Cria Lanalia.

La jeune femme regarda avec désespoir et effroi, son père s'approcher dangereusement du gardien de la Tempête. Puis il le retourna sur le dos avant de le prendre par le cou et avec une force phénoménale le souleva de terre comme s'il n'était qu'un sac de plume. Gokudera essaya de faire lâcher prise à l'homme mais aucun de ses doigts ne se desserra.

- Tu as joué, jeune homme. Maintenant c'est mon tour.

Après avoir accroché à sa ceinture son arbalète avec un lacet prévu à cet effet, il sortit un poignard d'un fourreau à sa ceinture et le plaça sous la carotide du bras droit du Decimo.

Lanalia serra les dents en voyant l'horrible tableau que lui offrait les deux combattants. Elle refusa d'être laissée pour contre dans cette bataille. S'accrochant avec ses dernières forces, elle se releva, manquant par deux ou trois fois de retomber. Une fois bien campée sur ses pieds, elle fit sortir ses ongles, baignés dans ses flammes de la Tempête avant de s'élancer sur son père qui lui tournait le dos. Arrivée à quelques mètres des deux combattants, elle sauta, toutes griffes dehors, visant le dos du boss des Scassinatore. Par contre, elle ne prévu pas que l'homme se retourne au dernier moment, l'ayant sentit approcher, et balance un coup de talon dans les doigts de la jeune femme. Elle aurait pu continuer son assaut, si l'attaque de son père n'avait pas viser consciemment la base de ses ongle, cassant net les griffes de la jeune femme.

Pendant un court instant, Lanalia ne sentit rien. Elle ne fit que regarder avec incompréhension les longues griffes acérées tomber au sol, produisant le même tintement qu'on aurait pu entendre pour des lames. Puis la douleur arriva. Lancinante. D'abord par simple à coup. Puis continue. Pour finir par être insupportable. Son visage se déforma sous la douleur, tandis que son corps tombait. Elle tint sa main qui n'était plus pour elle que le foyer de la douleur. Elle essaya d'y faire abstraction mais ne le put pas plus de quelques secondes. Un long cri envahit la pièce.

Gokudera sentit sa peau se hérisser de peur en l'entendant. Il n'avait rien d'humain. Personne ne pouvait pousser un tel cri ! Même pour de la douleur. Il ne faisait que montrer qu'on souhaitait la mort ! Il laissa tomber son regard sur la jeune femme qui était prostrée sur le sol, qui ne semblant plus se rendre compte d'où elle était, protégeant sa main droite, ses long doigts fins étant ensanglantés, avec le plus de surface de son corps possible, essayant de retenir les tremblements de douleur dont elle était sujette. La jeune femme semblait tellement souffrir que Gokudera ne put empêcher son cœur se déchirer à chaque fois un peu plus en entendant les gémissements de souffrance qu'elle laissait échapper à chacune de ses simples respirations. Il mit plusieurs minutes avant de se rendre compte que le boss des Scassinatore l'avait lâché et qu'il était lui même à terre. Il vit du coin de l'œil leur adversaire s'approcher de la tueuse à gage. Du pied il la mit sur le dos, arrachant un cri de douleur à la jeune femme à chaque mouvement qu'il l'obligeait à faire. Elle tenait sa main droite tremblante, avec son autre main.

-Pauvre folle... déclara Ferrante en coulant un regard méprisable sur la jeune femme dont des larmes de douleur s'échappaient, coupables, de ses paupières fermées. M'attaquer de dos avec cette arme dont tu es si fière... As-tu oublié ? C'est moi qui t'ait donné cette arme, moi qui t'ait doté de ces griffes ! Croyais-tu vraiment pouvoir me surprendre avec ? Moi qui t'ai fait enseigné des techniques de combat avec. Je te connais parfaitement, Lanalia. Je sais comment tu penses... Et pourtant tu oses encore te dresser contre moi ? Je connais la faiblesse de ces griffes, je sais comment les briser. C'est après tout moi qui te les ai posé... Te souviens-tu ?

Voyant que la jeune femme ne lui répondait pas, il cria.

- Te souviens-tu !?

- O...Oui... Finit par souffler Lanalia en respirant bruyamment. V... Vous m'avez fait... amené dans cette salle... Vous m'avez fait attaché à une table... pour une de vos... vos expériences... Vous ne m'avez... pas anesthésié, parce que vous ne saviez pas... ce qu'il se passera ensuite.

- Exact. Je t'ai fait injecté ce magnifique produit qui fusionne avec une certaine partie de son corps. En ton cas ça été les ongles de tes mains. Ce produit est une avancée prodigieuse dans l'élaboration de parfaits assassins. T'en rends-tu compte ?

Il prit avec brutalité la main blessée de Lanalia qui cria de nouveau de douleur au contact brutal.

- Ce produit a permis de changer tes ongles en de parfaites lames toujours aiguisés et résistantes. Seuls ceux qui savent où viser peuvent les casser. Mais même brisés, ils finissent à un moment donné par repousser. Ce produit se régénère de lui même ! Te rends-tu compte, Lanalia ? Je t'ai fait un cadeau ! Un cadeau de confiance qui t'a permis tout se temps de te battre ! Et toi tu voulais t'en servir pour me tuer !

- Et... Et maintenant... je... je ressemble plus... à un monstre... Cracha la jeune femme en jetant un regarda assassin à son père, toujours empreints de souffrance

- Et alors ? Rétorqua Ferrante en lâchant le poignet de Lanalia. Je n'ai pas besoin d'humains à mes côtés. J'ai besoin d'assassins. Sans aucun sentiments, ni envie de rébellion...

A ces derniers mots il se redressa et pointa son arbalète sur sa fille. Celle-ci lui jeta un regard mauvais le défiant de tirer. A ce regard, le sourire de Ferrante s'élargit encore plus.

- Vraiment tu me fais penser à ta pauvre mère... Avec une telle ressemblance physique j'aurais dû comprendre que vous auriez les mêmes penchants pour la trahison !

- Trahison ? Répéta perdue Lanalia.

- Oui. Je n'ai pas tué personnellement ta mère simplement parce qu'elle commençait à se prendre pour la chef, tu penses bien... Seuls ceux qui me trahissent personnellement sont tués de ma main. Ta mère avait elle aussi l'idée d'approfondir nos liens avec les Vongolas. D'oublier le passé et de reforger une nouvelle famille avec une véritable alliance avec eux... Quand elle a vu que je persistait dans mon refus elle a commencé à avoir peur pour toi et de ton avenir. Elle n'arrêtait que me dire qu'elle ne voulait pas faire de toi un assassin. Mais là encore j'avais pris ma décision. La sotte a eu alors la stupide idée de vouloir t'éloigner de moi. Mais je l'ai retrouvée avant qu'elle-même ne retrouve les Vongola et je l'ai tuée. Tu connais la suite...

Lanalia resta silencieuse, assimilant ces nouvelles informations. Savoir que sa mère était morte en ayant en tête le même but qu'elle-même ne lui faisait ni chaud ni froid. Après tout cela ne changeait en rien le fait qu'elle ne l'ait jamais connue, même cela n'était pas de la volonté de sa mère. Mais le fait qu'il y ait au moins une personne au sein des Scassinatore qui ait eut la même idée qu'elle, et que cette personne se soit rebellée contre le boss pour que Lanalia ne devienne pas un assassin la réconfortait au fond d'elle-même. Sa mère remontait dans son estime.

- Et main... maintenant ? Que comptez-vous faire ?

- Te tuer serait un bon début, déclara le boss des Scassinatore en souriant, savourant d'avance la prochaine vision qu'il aurait de sa fille, une flèche plantée dans le cœur.

- NOOONN ! S'écria Gokudera, horrifié. Laissez-la tranquille !

Le boss des Scassinatore dirigea son regard sur le gardien de la Tempête. Les yeux de celui-ci étaient écarquillés de terreur. Ferrante Scassinatore nota avec ironie que ces imbéciles de Vongola avaient complètement accepté sa fille dans leur rang. Quel dommage qu'elle ne soit pas de son côté, elle aurait pu faire un parfait agent double. Puis il remarqua alors quelque chose. Sa fille aussi semblait tenir aux Vongolas. Quand il avait menacé le gardien de la Tempête elle s'était précipitée sur lui, l'empêchant de finir son acte. Aussi, il comprit que ce n'était pas une simple lubie de sa fille. Elle était vraiment de leur côté. Il allait répondre une remarque acerbe au gardien des Vongola, quand une autre conclusion s'imposa à son esprit. Était-il possible... Quand il menaçait l'un, l'autre détournait son attention et quand il menaçait l'autre, le premier revenait à la charge... Ils se protégeaient mutuellement. Était-il possible que ces deux-là soient... Comprenant enfin, il éclata doucement de rire.

- Je n'y crois pas... Le gardien de la Tempête ! Rien que ça... Celui qu'on dit être le plus méfiant et le plus protecteur de tous ! Lanalia, tu as toujours fait du beau travail, mais je dois avouer que je ne pensais pas que tu pourrais arriver aussi loin !

La tueuse à gage et le gardien des Vongola regardèrent avec incompréhension leur ennemi, qui passa une main sur son visage pour se calmer, l'arbalète toujours pointée sur le cœur de Lanalia. Le boss des Scassinatore reprit vite son sérieux. Il se pencha sur Lanalia et lui chuchota à l'oreille tout en faisant en sorte de ne louper aucune réaction de sa chère fille.

- Il semblerait qu'il y plus qu'une simple collaboration entre vous deux, je me trompe ?

Ferrante savait. Lanalia était l'une des meilleures parmi ses assassins pour cacher ses émotions. Elle avait été battue presque à mort, elle n'avait pas dormi de la veille depuis qu'elle était rentrée dans le manoir des Scassinatore et maintenant elle se tenait, là, à sa merci, sa main, privée de ses ongles, tremblante de douleur. C'était pour ça que Ferrante fut un peu impressionné. Après tout cela elle ne devrait plus avoir de contrôle sur ses sentiments. Pourtant, Lanalia ne fit que plisser les yeux attendant que son père continue. Mais le boss des Scassinatore savait qu'il avait raison. Il eut un sourire narquois avant de se relever.

- Grâce à ça je vais pouvoir faire d'une pierre deux coups... Tuer le gardien de la Tempête sera tout autant un avertissement pour le Decimo qu'une punition pour toi.

Sur ces paroles, il se dirigea vers le gardien Vongola. Lanalia comprit alors ce qu'il voulait faire.

- Non ! Pas ça !

Elle essaya à nouveau de se relever mais retomba lamentablement sur le sol. Elle ne put que regarder avec horreur son père s'approcher de Gokudera avant de le prendre par le col et de le soulever comme s'il était une plume. Gokudera n'eut pas le temps de tenter quoique ce soit que le boss des Scassinatore l'amena vers le mur détruit. Gokudera se retrouva vite au-dessus du vide. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement en comprenant la chute que le boss des assassins allait lui faire faire. Il fusilla son ennemi du regard.

- Même pas capable de finir votre travail de vos propres mains ?

- Crois-moi ou non, j'adorerais le faire. Mais je me dit que le message serait plus clair pour le Decimo s'il te voyait t'écraser au sol... Je dois en tout cas te féliciter, gardien de la Tempête, t'es bien le premier à avoir fait tourner la tête à ma fille comme ça...

- Le Jyudaime lui a juste montré quel était le sens du mot "famille" ! Pas comme un certain père...

Ferrante Scassinatore scruta le regard hargneux que lui lançait le gardien. Il pouvait voir dans ses yeux qu'il était extrêmement inquiet pour sa fille. Mais il pouvait aussi voir une sorte de lueur de résignation. Ferrante sourit alors.

- Je ne doutes pas que le Decimo ait fait quelque chose à ma fille... Mais je ne parlais pas de lui. Je parlais de toi. Même quand elle s'infiltrait dans les manoirs de ses cibles, jamais elle n'a crié le nom d'une de l'une d'elles avec un tel dévouement et une telle inquiétude... Même je ne crois pas qu'elle ait crié une seule fois le nom d'un de ses cibles, surtout en l'appelant par son prénom... Félicitation vraiment... Quel dommage que vous ayez eut si peu de temps pour cela...

- Venez-en droit au fait, Sbagliato ! S'énerva Gokudera.

Le sourire effrayant du boss des Scassinatore s'accentua. Il rapprocha légèrement le visage de Gokudera du sien et chuchota.

- Que tu n'aies pas compris les sentiments que ma fille éprouvait envers toi, montre que tu n'es pas un si grand génie que ça, Gokudera Hayato...

Sur ces paroles, il le ramena au-dessus du vide et le lâcha.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Keiyner : Ah mon dieu...

J'ai l'impression que je donne une image de moi qui aurait vraiment envie de faire tuer Gokudra... Pourtant c'est pas mon intention! TT

Alors qu'est-ce que vous pensez de ce chapitre ? Mouvementé, hein ?

Et si je vous disais que vous avez l'occasion de rattraper ces trois semaines sans aucune publication pour vous et sans review pour moi ? Oui, croyez j'en ai souffert ! Vos reviews sont d'un tel soutien et d'un tel puit de forces revigorantes pour moi !

Alors sus au carré blanc !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article