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Dans une autre ville à l'intérieur une mansion fraîchement construite

Ecris-vains en formation : Coucou ! avant de commencer : /!\ J'ignore si je pourrais sortir le prochain chapitre la semaine prochaine, je serais absente demain (d'ou ma sortie aujourd'hui) et je serais vraiment occupée je ferais de mon mieux mais ne promet rien. Donc Dsl pour ceux qui suivent cette histoire/!\

Voila donc Primo et sa famille comme beaucoup l'attendait...

Merci à Shiragiku-chaan et Goul por avoir mis mon histoire en Story Alert !

Merci beaucoup à Rikka Yomi et Miharu Itoe pour avoir mis mon histoire en favoris !

Merci aussi à Rebornx3 qui as mis mon profil en favoris C'est vraiment gentil, merci ;-D Mais aussi mon profil en Author Aler... O.o Je ne savait même pas que sa existait V_V Bref, merci beaucoup !

Rebornx3 c'est gentil de toute façon de commenter peu importe quand, sa fait plaisir quand même !

inukag9 pour quand ton LussxLevi ? :-P Et pour ceux qui préfèrent cette histoire je comprends largement, c'est celle sur laquelle je passe le plus de temps après tout...

Audragon, j'espère que se chapitre sur la famiglia de Giotto te plaira !

Aube Crepusculaire, Ca y est ! j'ai tenus parole, aha !

Shiragiku-chaan, Merci pour tes commentaires, et voili voila la suite !

Ecris-vains en formation : Bonne lecture !


Dans une autre ville à l'intérieur une mansion fraîchement construite

La pièce était relativement grande. Elle était aérée et agréable. Lumineuse mais sombre en même temps. Un jeune homme d'une bonne vingtaine d'années était absorbé par sa tache : trier et compléter une montagne de paperasse.

Il possédait des yeux bleu ciel et des cheveux blonds particulièrement rebelles et portait un costume sombre et visiblement coûteux.

Cela faisait des heures qu'il s'usait les yeux sur ce flot d'informations diverses. Factures, rapports, demande de permissions diverses et variées…

Rien ne l'aurait dérangé de sa torture si un léger coup à la porte ne l'avait pas sauvé d'une lente et agonisante mort causée par l'ennui.

« - Entrez »

La porte s'ouvrit sur un jeune homme aux cheveux d'un roux presque rouge vif s'accordant au tatouage sur son visage.

« - Désolé de te déranger Giotto…

- Ce n'est rien G, que ce passe-t-il ?

- Je viens faire mon rapport sur la ville voisine.

- Celle qui c'était plaint de vols et du vandalisme des gangs ?

- Celle-là même.

- Et bien je t'écoute.

- Il y a en effet une forte présence de jeunes dans la rue et la baisse de danger plus sérieux à enhardit les différents gangs. Des gens se font détrousser ou même menacer en plein jour. La situation est devenue d'autant plus sérieuse que la bande la plus importante à disparut laissant place à une lutte pour le pouvoir entraînant les citoyens dans leurs querelles. La situation est moins sérieuse que lors de notre arrivée mais elle est redevenue instable et il est probable que les choses empirent. De plus nos finances menacent de nous laisser tomber si nous n'agissons pas.

- Ta version ?

- C'est un sacré foutoir et j'y ai vu des gamins obligé de voler à manger pour survivre alors que ces fichus plein de frics regardent les moins riches crever à la tâche pour gagner leur croûte.

- Je vois… Si on n'agit pas les conséquences risquent d'être terrible mais agir revient à condamner ceux qui sont livrés à eux même en gros.

- On ne peut pas plaire à tout le monde Gio.

- Peut-être mais on peut faire des compromis. Prévient les autres, nous ferons un tour là-bas à titre préventif et nous géreront la situation en conséquence.

- OK, comme tu veut. Pour quand le départ ?

- Dans la semaine, j'ai besoin de finir deux trois trucs et se sera mieux si nous attendons que tout le monde soit là pour partir ensemble. De plus la ville n'est pas loin, en cas de problème important nous serons rapidement sur place. »

Giotto fit une courte pause avant d'ajouter avec un sourire complice

« - Et qu'à tu vu d'intéressant ?

- Encore ton instinct en marche, hein ?

- Je préfère Super Intuition, ça a plus de classe.

- Tu es vraiment resté un marmot Gio.

- Et tu ne m'as pas répondu.

- Ok, j'ai rencontré des gamins qui m'ont vraiment rappelé l'époque ou on avait créé la milice.

- Vraiment ? Que c'est-il passé ?

- Je suis tombé sur deux qui s'enfuyaient et je leurs ai filé un coup de main. Quand ils ont été sauvés ils m'ont remercié en disant que ils m'en devaient une. Ils ont laissé entendre que leur groupe était connut et m'ont guidé à travers la ville. Ils connaissaient vraiment bien les parages et m'ont vite aidé à faire le tour avant de m'indiquer les directions.

- Ça sonne comme quand on se fourrait dans les ennuis et qu'on devait prendre la poudre d'escampette...

- Exactement. Plus tard pendant la réunion un gang installé à côté de la mansion à fait du grabuge. Je suis sortit et j'ai à nouveau aidé un gamin alors que les flics cherchaient des marmots, j'ai rien dit et le gosse était apparemment reconnaissant. Il m'as dit que son groupe m'en devait une nouvelle puis est partit.

- Tu veut dire qu'entre ton premier et deuxième 'sauvetage' les membres de ce groupe avait déjà ta description ?

- Faut croire... Apparemment leurs but est de 'rétablir l'ordre'. C'est ce qu'a dit le gamin en tout cas.

- J'avoue que sa fait pas mal de coïncidences... Ils sont apparemment bien préparés en plus, pour avoir fait passé l'information dans leur groupe aussi rapidement. Quel est leurs nom ?

- 'Génération X'... Ça vaut ta 'Super Intuition', avoue !

- Pfff... Moque toi, je dirais rien. »

Il y eut un silence seulement troublé par les froissements de papiers que Giotto c'était remis à consulter avant que G ne reprenne la parole.

« - Besoin d'aide avec ta pile de papelards ?

- Non, merci. J'ai bientôt terminé, d'ici au dîner j'aurais finit. Profites-en plutôt pour te détendre tu reprends la route avec moi demain.

- Reçut boss » Répondit G avec un léger sourire moqueur avant de partir. Lui et Giotto se connaissaient depuis leurs plus tendre enfance et avaient créé les Vongolas pour les suivre ensuite du début de leur groupe à la famille Mafia qu'il faisaient maintenant.

Durant leurs enfance tout deux avaient fait les quatre cent coups ensemble. Ils n'étaient à cette époque que deux orphelins qui tentaient de s'en sortir et le temps passé ensemble avait créé des liens très forts.

G ne connaissait pas son vrai nom, la seule chose qu'il possédait sur son identité était un mouchoir avec un 'G.' brodé dessus. Giotto avait décrété que se serait son prénom. En se temps là, la plupart du temps Giotto trouvait un moyen de les mettre dans les ennuis jusqu'au cou et tout deux devaient s'enfuir dans une planque ou une poubelle X ou Y.

Giotto était soulagé de voir que sa position de chef de famiglia n'avait pas changé la relation complice avec son 'bras droit'. G avait même pris l'habitude de se moquer gentiment de lui en agissant comme un subordonné. Ceci dit ils ne gardaient cette attitude que en privé ou avec les autres gardiens.

Ils ne pouvaient pas se permettre de trop avoir l'air familier avec les autres, il avait un rôle à jouer après tout.

Ainsi se 'jeux du chef' restait un secret entre lui et ses proches qui lui permettait de se détendre et de relativiser. Oui, il était un Parrain mafieux mais il était aussi un être humain avec sa dose de défauts et des amis proches pour le soutenir.

Le jeune homme retourna son attention à son travail, s'il voulait tenir sa promesse il avait intérêt à se concentrer.


Plus loin dans les couloirs

G marchait d'un pas vif en direction du salon principal d'où il pourrait préparer la rencontre avec une famiglia voisine qui s'intéressait à leur évolution et laissait entendre qu'une alliance était possible, autant dire qu'ils avaient intérêt à être prêt à tout. Surtout qu'avec leur rapide changement de statut, ils avaient besoin d'alliés puissants et influents... Vite.

Mais aussi organiser leurs sortie de la semaine. Même si se n'était pas si rare que Giotto sorte avec tous ses gardiens, pour un traité ou une invitation quelconque, c'était un casse tête de s'en occuper :

Il fallait faire en sorte que tous soient présents et rien que cela était toute une affaire, étant donné la faculté de certains de disparaître mystérieusement sans laisser de traces ou la fainéantise maladive d'autres...

Ensuite il fallait s'assurer que rien d'important ne se déroulerait durant leurs absence : visite, attaque, convocation...

Prévenir les familles alliées et s'assurer qu'elles pourraient les contacter en cas de situation d'urgence ou de message important...

Bref c'était tout un ramdam et malgré le temps et les efforts employés à ce préparer il y avait toujours des couacs.

Il remarqua alors une silhouette au bout du couloir qui le regardait avancer, laissant un léger sourire s'échapper sur ses lèvres alors qu'il ralentit le pas.

Le jeune homme portait des vêtements passe partout attestant de son récent retour de mission, lorsqu'il ne sortait pas du manoir il n'était pas rare de le voir dans le costume traditionnel de sa ville natale. Il disait que ça le calmait et lui permettait de se reposer.

Personne ne lui avait fait la moindre remarque, tous se doutaient que quitter son pays natal pour traverser les mers et vendre ce qu'il avait de plus précieux lui avait coûté et même si il ne le regrettait pas cela ne l'empêcherait pas d'être parfois un peu nostalgique.

C'est pourquoi malgré l'étrangeté de ce costume tous agissaient comme si de rien n'était.

Une fois G arrivé à son niveau l'homme lança un joyeux :

« - Salut !

- 'Lut. Tu viens de rentrer ?

- Comme tu le vois. Ça c'est bien passé pour toi ?

- Je doit dire que j'ai vu des trucs intéressants j't'en parlerais tout à l'heure. Et toi ?

- Rien d'inhabituel, je vient juste de finir mon rapport j'irais voir Gio tout à l'heure. Il doit déjà avoir du travail par-dessus la tête. »

Ils se turent un instant échangeant un regard complice.

« - Alors, tu as déjà parlé à Giotto ?

- Yep, on ira faire un tour en ville dans la semaine.

- Si vite ?

- Ça fait un baille qu'ils nous cassent les pieds pour qu'on aille y faire un tour. Les nobles du coin habitent ici, tu le sais.

- Ce n'est pas ce qui va me motiver pour y aller…

- Moi non plus je ne les aime pas. Et Lampo à toutes les raisons de refuser de les aider mais on ne peut pas se permettre de les ignorer plus longtemps. En plus la situation est vraiment mauvaise là-bas.

- Tu pense que Giotto à une idée de comment agir ?

- Il a parlé d'intimidation puis d'improvisation.

- Quand tu parles d'une situation mauvaise, c'est à quel point ?

- J'ai vu des gamins qui m'ont fait penser à Gio et moi quand on était gosses, il nous est arrivé de chaparder à des 'gros plein de soupe' ou faire un raid sur une bande adverse qui bougeait trop.

- Mmmh…

- Ugetsu ?

- Oui, qu'y a-t-il ?

- Tu peux passer le message aux autres ? Comme Gio a dit qu'on partirait dans la semaine je vais avoir à faire. Je m'occuperai de préparer notre expédition en attendant. Il faut aussi que j'arrange le rendez-vous de demain.

- D'accord, compte sur moi ! Je me débrouillerais pour que tous soient présents à l'heure du départ.

- Merci, tu me retires une sacrée épine du pied.

- De rien, les amis c'est fait pour ça, non ? »

L'autre ne répondit rien et se contenta de reprendre son chemin lui lançant un dernier « Soit pas à la bourre pour la bectance» avant de disparaître derrière un tournant.


Plus tard

« - Pourquoi faut-il que quelqu'un d'une importance telle que la mienne se trouve rudement transporté tel un sac de vivres, G ?

- Parce-que le 'Grand Lampo' est trop fainéant pour bouger ses miches jusqu'à la salle à manger obligeant des gens qui ont autre chose à fiche que de trimbaler un gamin trop gâté d'un point à l'autre de la maison à se déranger.

- J'allais venir, les simples roturiers dans ton genre n'ont aucune patience.

- Ugetsu est partit t'appeler dix fois en deux heures et je ferais remarquer à notre illustre Lampo qu'il n'a pas daigné nous faire honneur de sa présence. Si la manière douce ne marche pas sur les marmots dans ton genre un manant tel que moi ne peux qu'utiliser la manière forte pour arriver à ses fins. »

L'adolescent d'une quinzaine d'années aux cheveux étrangement vert c'était renfermé dans un silence boudeur après avoir marmonné un 'j'ne suis pas un gamin' qui fit simplement sourire son interlocuteur alors qu'il se contentait de mieux caler le plus jeune sur son épaule.

La position de l'adolescent n'était, il faut le dire, pas des plus agréables, avec son ventre et son bassin coincé sur l'épaule du plus âgé alors que celui-ci lui tenait les jambes l'empêchant de tomber nez à nez avec le sol tandis que la seule chose qu'il pouvait observer était le dos du jeune adulte, le sol ou le mur.

Absolument pas une situation digne de son rang... Mais il ferait avec, comme il l'a toujours fait et le fera toujours depuis qu'il avait commencé à vivre avec cette bande de plébéiens.

Et malgré leurs manières inappropriées ou la violence de certains ce n'était pas si mal. Non pas qu'il l'avouerais jamais à la brute qui osait le transporter tel un vulgaire tapis. Mais ici ou on l'avait accepté alors qu'autre part, on tentait de se débarrasser de lui, c'était agréable.

« - Hey les gars, j'ai ramené le gamin !

- Lâche moi maintenant ! J'en ai assez d'être traité comme un vulgaire fagot !

- Très bien. »

Sur ce G laissa tomber sans cérémonie Lampo sur le sol gagnant un cri douloureux et outré de l'adolescent.

« - G tu devrait être un peu plus doux avec Lampo, il est encore jeune.

- Et toi tu te laisses trop marcher sur les pieds ! Regarde, en deux heures il n'as pas bougé d'un pousse avec toi mais moi, en cinq minutes, je l'amène.

- G, je pense que tu est tout de même un peu extrême dans tes méthodes tu devrais peut-être...

- Possible mais ça marche ! »

Ugetsu poussa un léger soupir avant de s'approcher de Lambo encore assis par terre.

Une longue table trônait au centre de la vaste pièce emplie de différents meubles, vases et tableaux étonnements simples comparés au reste de la mansion.

Alors que le manoir était décoré par différents objets de luxe, la salle à manger des gardiens (différente de celle utilisée lorsqu'on avait des invités) et la salle de repos n'étaient pas pour le moins cliquant.

Ici ils n'avaient pas besoin d'impressionner les potentiels visiteurs. Une autre exception était les chambres car ici chacun faisait comme il l'entendait pour la décoration de sa propre salle.

G s'installa sur un des sièges inoccupés et attendit patiemment la suite des événements.

Tout le monde était présent ce soir. Giotto avait instauré cette sorte de règle non dite qui exigeait des gardiens de se rassembler pour le repas du soir. Les seuls excusés étaient ceux en mission ou absent pour une quelconque autre raison.

Un jeune homme en costume de prêtre avec un pansement sur l'arrête du nez avait rejoint Ugetsu s'assurant que le plus jeune ne s'était pas fait mal, un autre homme blond au regard perçant se tenait un peu à part assis sur une chaise cachant mal son mécontentement lié à l'attente qu'il avait dû subir alors que son voisin à la coupe de cheveux originale ne faisait rien pour arranger les choses. Il prenait même un malin plaisir à regarder la personne à ses côtés perdre peu à peu ce qui lui restait de patience.

Il n'eut cependant pas l'occasion de voir l'explosion de colère annoncée car les portes s'ouvrirent à la volée révélant un Giotto un peu essoufflé.

« - Désolé pour le retard, je vient juste de finir.

- Nufufu, tu n'as pas à t'en faire Giotto, sa 'seigneurie' vient juste de faire grâce de sa présence.

- Daemon, tu es rentré plus tôt que prévus, tu n'as pas rencontré de problèmes au moins ?

- Au contraire Giotto, tout c'est déroulé incroyablement bien, j'en ai donc finit en avance. D'où ma présence.

- Je vois qu'Alaude est présent également. »

Le blond assis un peu à l'écart des autres se contenta de hausser les épaules déviant son regard de Giotto pour fixer un tableau accroché au mur.

Giotto se contenta de sourire à la réaction de Alaude alors que G grommelait quelque chose de l'ordre de 'fichu anti-social, y'peut pas parler comme tout l'monde ?'

Ce à quoi tiqua légèrement le concerné avant qu'il ne regagne contenance, la seule preuve qu'il avait entendu étant le regard perçant qu'il lança à G. Lequel fut rendu par G avec enthousiasme

Alors que G et Alaude tentaient de se tuer du regard Giotto se racla la gorge tentant de regagner l'attention de tous et de stopper le duel de regards en cours.

« - Giotto, G à été horrible avec moi ! Dit lui d'arrêter de me traiter ainsi ! »

Giotto et Ugetsu ne purent s'empêcher de rire légèrement au ton larmoyant du jeune garçon, il avait tendance à agir comme un gamin de son âge ou plus jeune en présence de Giotto.

Depuis toujours Lampo avait appris à agir en fonction de son rang et seule la présence de Giotto, parfois de G ou des autres gardiens, lui permettait d'agir comme le gamin qu'il était encore.

Ceux-ci en échange le traitaient comme des grands frères l'auraient fait envers leur cadet.

G était le grand frère un peu rude qui l'énervait avec des manières un brin brusques mais qui l'avait toujours à l'œil.

Ugetsu était plus doux avec lui et était la deuxième personne à qui il se plaignait lorsque les choses n'allaient pas comme il le voulait… Ou que G venait de le frapper, ou que Daemon lui avait fait peur, ou encore que Alaude avait fait une des deux actions, voir les deux.

Le religieux était le plus enthousiaste à l'idée d'avoir un petit frère, même si pour lui 'tous les hommes sont frères', et avait la douceur d'un ours ce qui entraînait parfois Lampo dans de drôles de situations.

Même Alaude et Daemon faisaient leurs rôle lui donnant parfois des conseils ou le surveillant de loin. Comme la fois ou ils avaient préparé une surprise pour son anniversaire ou quand ils avaient empêché Lampo de savoir que son père était venu dans la mansion. Mais ceci est une autre histoire.

Giotto lui écoutait les jérémiades de l'adolescent quand il avait besoin, il lui offrait des friandises et lui enseignait ce qu'il savait.

Il lui avait appris à se défendre avec les autres gardiens et lui donnait toujours un rôle clef dans les différentes altercations, presque toujours en première ligne. Et si pour certains cela paraissait incompréhensible d'apprécier le fait de servir de chair à canon, Lampo était vraiment reconnaissant de cette marque d'importance…

Cela ne veut pas dire qu'il était très motivé pour faire ce qu'on lui demandait, c'était effrayant et sa faisait mal, pourquoi se précipiter vers son calvaire ?

Giotto pris l'adolescent par l'épaule avant de se tourner vers G avec une moue moqueuse, les altercations entre les deux étaient fréquentes et terminaient souvent par une bosse pour Lampo.

Les raisons initiales de la disputes étant souvent tellement anodines qu'elles étaient plus un prétexte pour se chamailler qu'autre chose. Il demanda finalement légèrement amusé :

« - Allons G qu'as tu encore fait à ce pauvre Lampo ?

- Rien, il traînait, je l'ai amené, point.

- Il m'as transporté comme un vulgaire sac tout le long du couloir principal !

- Il l'as mérité

- Non ! C'est faux !

- Si, c'est vrai.

- Non !

- Si !

- Non !

- Si !

- Non !

- Si !

- N...

- Je comprends que Lampo agisse ainsi, après tout il est le plus jeune d'entre nous. G, cependant tu est sensé être l'adulte, et donc le plus raisonnable des deux. Alors pourquoi te chamaille-tu comme un enfant de cinq ans ? »

Un grommellement répondit à l'affirmation de Giotto alors que Lampo prenait place à table avec un sourire victorieux sur le visage.

G marmonna un dernier 't'attends rien pour attendre morveux' avant de focaliser son attention sur Giotto.

Ce dernier s'installa également à table.

« - Bien, je suis heureux de voir que vous êtes présents, Alaude, restera tu pour la nuit ?

- Non, j'ai encore du travail.

- Comme tu le voudra, c'est vrai que tu as ta propre organisation à gérer. C'est déjà bien que tu ais pu venir. N'oublie pas que nous te soutenons. »

Alaude savait que le 'soutien' n'était pas que moral, Giotto avait insisté pour l'aider à financer et installer le CEDEF étonnement le solitaire avait accepté l'offre. L'harcèlement de Giotto à se sujet avait porté ses fruits.

Alaude était tout de même reconnaissant de l'aide que ce dernier apportait à 'maintenir l'ordre' et savait que jamais Giotto ne demanderait quoi que se soit en échange de son aide. Il lui laissait une totale indépendance et en échange Alaude c'était promis de régler ses dettes, même si cela prenait du temps...

Il n'était étrangement pas tant pressé de plus avoir de raisons d'observer cet étrange personnage qu'est Giotto Primo.

« - Bien, maintenant que tout est réglé mangeons ! Nous parlerons des événements de la semaine plus tard. »

Sur ce tous s'installèrent plus confortablement autours de la table. Le prêtre commença sa prière insistant avec énergie à ce que tous participent. Son énergie débordante finit par venir à bout des plus récalcitrants et tous participèrent à la prière jusqu'au dernier 'Amen'.

Alors que tous commencèrent à manger le prêtre resta un instant sans bouger, perdu dans ses pensées et anormalement calme.

« - Knuckle, tu devrait manger, tu doit avoir faim et il serait dommage de gâcher ce repas n'est-ce pas ? »

Giotto le regardait dans les yeux avec douceur et force, Knuckle lui sourit alors avant de se mettre à manger.

Giotto avait toujours sut quand il se replongeais dans le passé, dans ses péchés. Bien que tous ne connaissaient pas ses circonstances personne ne faisait référence à quoi que se soit de sa vie avant sa vocation. C'était un tabou que personne ne brisait et Giotto veillait à ce que cela reste ainsi.

Qui ferait confiance à un serviteur de dieu avec du sang sur les mains ? Une réponse : Giotto.

Tous avaient pris l'habitude de le secouer lorsqu'il partait dans une de ses séances de réminiscences au point qu'il lui semblait que le poids de ses actes pesaient moins lourd sur ses épaules.

Leurs regards plein de confiance et d'amitié lui permettait de ne plus se voir comme un monstre. A leurs contacts il lui semblait redevenir humain, il lui semblait qu'il pouvait être pardonné pour ce qu'il avait fait.

« - Tu es étrangement silencieux Daemon, est-ce à cause de l'absence d'Elena ? »

A ces mots Daemon manqua de s'étouffer avec le contenu de son verre. Reprenant sa contenance il se contenta d'ignorer la remarque tout comme le regard amusé des hommes à ses cotés.

Son faible pour la jeune femme n'était passé inaperçu aux yeux d'aucuns de ses compagnons et Giotto lui avait assuré que c'était réciproque, quelque chose avec son intuition qui le lui disait.

Bref, au résultat tous en profitaient pour se moquer copieusement de lui, il ne méritait pas cela !

C'est vrai que durant sa vie il n'avait jamais pensé à quelque chose comme l'amour. Il était partit à la guerre pour trouver le succès, avait été dégoûté de la chose lorsqu'elle avait tourné en tuerie. Des honneurs il en avait eu comme l'indiquait son costume, mais c'était quelque chose de doux-amer.

Il avait rencontré Giotto et trouvé un nouvel objectif et l'idée d'avoir une famille ou même simplement devenir un couple lui avait paru si lointain.

Giotto lui avait donné un nouvel objectif à se consacrer, il l'avait écouté durant ses doutes et maintenant le soutenait dans ses parfois maladroites tentatives de se rapprocher de celle dont il ne pouvait être indifférent.

C'était un ami, un vrai ami qu'il respectait et aiderait de toutes ses forces en cas de besoin.

Alors que tous mangeaient aucuns ne remarquèrent le regard affectueux que leurs portait le 'Boss' alors que celui-ci se souvenait de toutes les fois où il avait faillit abandonner. Sans leurs soutiens il se serait écroulé plus d'une fois. Sans eux il se sentirait vide.

Le repas une fois terminé Giotto se leva, son visage soudain sérieux puis pris la parole :

« - Je vais donc commencer cette réunion par la sortie que nous ferons dans la semaine et la visite de... »

Oui, sans sa famille il n'était rien.

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